"Les balles de base-ball ont des points de suture. Est-ce que vous trouvez les balles de base-ball louches ?"

Fanworks

L'Objection Sonore Abrégée

Fanfics
Phoenix Wright : Fail Attorney Cette suite spirituelle de http://phoenixwright.bb-fr.com/maison-du-studio-n2-f10/ma-parodie-pw-t249.htm, reprend par la même occasion la personnalité que son auteur, Ike, avait trouvé pour l'un des personnages. Jeu : Trouvez lequel.

Note : Cette fiction reprend le contenu des Ace Attorney sans aucune retenue. Si vous n'avez pas terminé au moins le premier volet, vous risquez non seulement de ne pas comprendre, mais en plus de vous spoiler. Ce serait bête.

Index
Episode 1 : Le premier volte-fail
Episode 2 : Le volte-fail des soeurs
Episode 3 : Le volte-fail du samourai
Episode 4 : Bonjour et volte-fail
Episode 5 : Le fail renaît de ses cendres

Épisode 1
Le premier volte-fail

-Oh non... Je l'ai tuée... Merde, c'est pas possible, je dois trouver un bouc émissaire, sinon je vais vraiment avoir l'air d'un gros con. Oh ça y est je sais ! Le mec qui était dans le couloir là ! Il a l'air tellement stupide que ça ne peut que marcher !! HA HA HA HA HA HA HA HA HA §§§

Bonjour. Je suis Victor Boulay. Je suis Dieu. Yeah. Mes fans m'adorent. D'ailleurs aujourd'hui j'ai encore signé des autographes. Avant on me connaissait sous le nom du Tueur de Débutants, mais bon, c'est du passé, mais c'est pas grave je roxxe quand même, yeah. Aujourd'hui je vais affronter un avocat débutant, et je vais le battre, car je suis Boulay et que nul ne peut arrêter un Boulay une fois qu'il a été tiré, yeah.

Bon voilà je suis arrivé dans la cour et les fans m'acclament, yeah, je ne sais pas si mon stylo survivra aux demandes d'autographes que je vais avoir aujourd'hui.
Oh, le débutant entre, il est suivi de Mia Fey, l'avocate qui a rendu ma coupe de cheveux encore plus awesome qu'elle ne l'était avant !

-La séance est ouverte pour le procès de Paul Defès. La défense et l'accusation sont-elles prêtes ?
-L'accusation est prête à mettre le feu, Votre Honneur ! Yeah !
-La défense est... Euh... Prête... Je crois ?
-Phoenix ! Comment peux-tu hésiter ! Tu me fais honte !

Ha ha il se fait enguirlander par l'autre conne, trop fort, yeah, j'ai du spectacle en direct live.
Ah bah c'est déjà fini, bon c'est pas grave, c'était quand même marrant, yeah. Bon, je vais essayer de faire durer le spectacle.

-Votre Honneur, je pense que l'avocat de la défense en face n'est pas prêt pour affronter un procureur aussi CHARISMATIQUE que votre serviteur. Je veux dire, c'est comme s'il affrontait Chuck Norris ou Tyrell Badd, yeah.
-Il le faut bien, pourtant.
-Je suggère de lui poser quelques questions pour voir s'il est prêt à reprendre le flambeau de la jeune femme qui se tient à côté de lui.
-Bonne idée. Très bien, M. Wright, combien font 2+2 en base 4 ?
-Euh, 10, mais quel est le rapport ?

L'avocate lui dit quelque chose dans l'oreille. Quelque chose du genre "Autant de rapport que la jurisprudence Chewbacca." Yeah, je vois qu'elle connaît ses classiques. C'est normal, je lui ai tout appris.

-Bien, répond le juge, vous me semblez suffisamment calme et serein, poursuivons. M. Boulay, la description du crime s'il vous plaît.
-OH YEAH C'EST MON HEURE DE GLOIRE. Bah voilà, j'étais en vacances au ski et un gosse m'a jeté des boules de neige à la figure. C'est un crime impardonnable, yeah, surtout que mon manteau ne s'en est pas remis.
-Quel est le rapport ?
-Yeah. Le rapport c'est que je suis concerné.
-... Bon, et l'affaire qui nous occupe ?
-Elle est moins intéressante, un certain Paul Defès a tué sa petite amie, mais bon on s'en fout, mes vacances sont plus intéressantes. Au fait, je vous ai montré les photos du jour où j'étais à Hawaï et où une gigantesque météorite s'est crashée à deux pas de mon logement ?
-Euh, je ne pense pas.
-Ah bah cool, je les ai là, vous allez pouvoir les voir, yeah.

*Deux heures plus tard*

-Et là c'est le moment où j'ai dit au serveur du restaurant ", votre soupe est trop froide, je ne vous donnerai donc pas d'autographe, yeah !"
-Bon, je crois qu'on a compris. Qu'en est-il de Paul Defès ?
-On s'en fout de Paul Defès, yeah.
-Bon, si l'accusation s'en moque, je vais pouvoir rendre mon verdict...
- ... Yeah. Bon, voilà les faits : Paul Defès a utilisé une statue du Penseur pour tuer Cindy Stone.
-C'est mieux. Vous avez un témoin ?
-Vu que j'ai passé deux heures à vous parler de mes vacances, qui étaient awesome, je ne vais pas appeler Paul Defès comme c'était prévu au départ, yeah, je vais directement appeler le mec qui a assisté au crime.
Bon bah j'appelle M. Khatouvu à la barre.
-M. Khatouvu ? C'est quoi ce nom bizarre ?
-C'est un nom Arabe, M. Wright. Mais je ne vais pas faire des blagues racistes sur les arabes, de toute façon je suis supérieur à toutes les races sans distinction, yeah. Même les aryens ne m'arrivent pas à la cheville.

Mon speech a fait son effet, yeah. J'ai entendu quelqu'un dans le public parler d'un certain Godwin, je vois pas qui c'est mais ça doit être quelqu'un de mon envergure, si on préfère parler de lui plutôt que de moi, yeah. J'approfondirai peut-être. Enfin non, vu que je passe mes journées à m'admirer dans un miroir et à signer des autographes, je n'aurai jamais le temps, yeah.

-M. Khatouvu, veuillez nous dire vos nom et profession.
-Bonjour, je m'appelle Franck Khatouvu, et je suis voleur professionnel.
-...
-...
-...
-... Yeah.
-Euh oui en fait je disais ça, c'est dans le jargon, ça veut dire que je suis commerçant.
-Ah d'accord. Et vous vendez quoi ?
-Des revues porno.
-Ne nous étendons pas sur le sujet.
-Au contraire, Votre Honneur, étendons-nous, yeah. C'est payé combien de poser pour des revues porno ? Mon corps de rêve se doit d'être exposé aux yeux du monde.
-Vous êtes immonde, procureur Boulay.
-Vous savez, Votre Honneur, si vous êtes jaloux parce que je ne vous ai jamais signé d'autographe, vous pouvez le dire, yeah.
-... Bref, passons sans plus tarder au témoignage.

Pour des raisons de clarté le nom des personnages sera désormais indiqué.

Déposition du témoin
Khatouvu : Bah voilà, en fait j'étais allé là-bas pour vendre mes journaux. Je me suis arrêté parce que j'avais une grosse envie d'en feuilleter un. C'était juste à côté de l'appartement de la victime. Là j'ai levé la tête sans trop de raison et j'ai vu le meurtre ! Je me souviens parfaitement de l'heure : Il était treize heures.

Phoenix : M. Khatouvu ! Il n'y avait pas de coeur à treize ors !
Boulay : Yeah M. Wright, j'ai entendu que vous aviez parlé de trésor, alors donnez-le moi. Je pourrais peut-être envisager de vous donner un autographe en échange.
Phoenix : Euh... De corps à très heureux... De car à trois heures... De treize heure moins le quart...
Mia : Phoenix ! Reprend ton sérieux, sinon tu es viré.
Phoenix : Il n'y avait pas de corps à treize heures !
Mia : Je préfère.

Khatouvu : Hein ? Quoi ? Mais si.
Phoenix : Le rapport d'autopsie est pourtant formel : C'est à seize heures que le meurtre a été commis. Ce qui m'amène, M. Khatouvu, à la question suivante : Avez-vous pris un repas le jour du meurtre ??
Boulay : Yeah M. Wright vous êtes totalement défoncé là c'est pas possible autrement, on s'en fout qu'il ait pris un repas, le mien est beaucoup plus important. D'ailleurs pour votre gouverne ce jour-là j'ai mangé un steak frites et puis un yaourt à la vanille. C'était délicieux.
Phoenix : Vous pouvez m'expliquer comment on peut décemment confondre 13 et 16 heures alors que le repas est à midi ? Votre Honneur, ce témoin devait être saoul, c'est pourquoi tout son témoignage est bancal !
Juge : Mais c'est ma foi vrai !
Boulay : Il m'arrive tous les jours de me croire à une autre heure. Je passe trop de temps à me regarder et finalement le temps a passé tout seul sans que je m'en sois rendu compte.
Juge : Cet argument est valable.
Boulay : Yeah.
Phoenix : La défense accuse Khatouvu du meurtre !
Mia : ... Phoenix. Tu fais chier. Ton timing est totalement merdique. Corrige-moi ça immédiatement, sinon tu es viré.
Phoenix : Euh ouais désolé je retire ce que j'ai dit pour l'instant. Par contre à propos du problème du corps, j'aimerais que M. Khatouvu me donne une explication valable.
Khatouvu : Bah je l'ai vu à la télévision
Boulay : Un relevé indique que le courant était en panne.
Juge : Euh... M. Boulay, pourquoi mâchez-vous le travail de la défense ?
Boulay : Yeah, parce qu'il faut bien lui laisser une chance, sinon c'est trop facile.
Phoenix : Vous n'avez donc pas pu entendre la télévision ! Votre argument tombe à l'eau ! Qu'avez-vous à répondre à cela, accusé !!
Khatouvu : ... Je ne suis pas l'accusé, pauvre tâche.
Phoenix : Oh désolé.
Khatouvu : C'est l'arme du crime qui a sonné l'heure.
Phoenix : L'arme du crime ? Je ne suis pas d'accord ! En effet, l'arme du crime est... Euh... Mia, j'ai oublié mon texte.
Mia : Tu es désespérant. Je vais m'arranger pour me faire buter lors de la première affaire comme ça je n'aurai plus à supporter tes jérémiades. Et je m'arrangerai pour que ma sœur, qui sera certainement accusée, demande de l'aide à un autre avocat. Enfin bon pour l'instant ton texte consiste à dire que l'arme du crime est une PUTAIN DE STATUE.
Phoenix : Oh okay. Oui donc l'arme du crime est une statue. Accusé ! Comment expliquez-vous cela !!
Khatouvu : Vous avez tort ! Je ne suis pas l'accusé, et l'arme du crime est une horloge !
Phoenix : Non ! C'est une statue !
Khatouvu : Une horloge !
Phoenix : Une statue !
Khatouvu : Une horloge !
Phoenix : Une statue !
Khatouvu : Une horloge !
Phoenix : Une statue !
Khatouvu : Une horloge !
Phoenix : Une statue !
Khatouvu : Une horloge !
Phoenix : Une statue !
Khatouvu : Une horloge !
Phoenix : Une statue !
Juge : VOS GUEULES !
Boulay : Yeah, il les a fait taire, je vais donc pouvoir raconter ma vie.
Juge : Non.
Boulay : Yeah juge je sais que vous en mourez d'envie.
Juge : Non.
Boulay : ... Bon bah ça yeah, je suis frustré.
Juge : M. Wright a raison, l'arme est une statue.
Phoenix : Oh attendez, je viens de lire une soluce et j'ai trouvé la solution ! La statue est une horloge qui n'est pas à l'heure §§§
Boulay : Vous n'avez pas honte de cheater ? Seul moi ait le droit de cheater, yeah, et je ne m'en sers pas car je suis un BG.
Juge : Quoi qu'il en soit l'argument est valable.
Khatouvu : Non mais je rêve là, vous vous laissez embobiner par un avocat qu'est pas foutu de trouver la solution tout seul ? C'est quoi ce tribunal de pouilleux ?
Juge : M. Khatouvu, ce "tribunal de pouilleux" appartient à Capcom France. Un peu de respect, je vous prie.
Khatouvu : ... Non mais vos gueules, vous faîtes chier là avec vos objections, vos pièces à conviction, et surtout AVEC CAPCOM FRANCE. Je voulais jouer à Ace Attorney Investigations en Français, et ON M'A PRIVÉ DE CE SIMPLE PLAISIR. Je HAIS Capcom. Ils doivent MOURIR. Et je ne parle même pas du fait qu'ils ont saboté la fin d'Okami !!
Boulay : Yeah M. Khatouvu, taisez-vous, sans Capcom je n'existerais même pas, et l'humanité aurait subi une bien grande perte.
Juge : Cet avis n'engage que vous.
Boulay : Yeah. Bon Votre Honneur, je n'ai pas toute la journée à vous consacrer, alors pouvez-vous rendre votre verdict Coupable plus vite que ça ?
Mia : Phoenix. Si tu n'objectes pas, ton client est un homme mort et ta carrière est foutue.
Phoenix : Bah remarque je m'en fous un peu de ma carrière, le poker me tenterait bien. D'ailleurs si je dois quitter le Droit je pense que je ferai joueur de poker pro.
Mia : ... Si tu n'objectes pas je ne te donnerai pas la clé de l'armoire où j'ai rangé les cookies.
Phoenix : Oh bah alors Votre Honneur, le procureur Boulay essaye de vous embobiner !
Juge : Merci, je le vois bien, je ne suis pas encore totalement gâteux non plus.
Phoenix : D'après les données dont je dispose et que j'ai choppé sur Internet, la victime était en voyage à Paris, ce qui explique le décalage horaire débile.
Juge : ... Mais nous SOMMES à Paris.
Phoenix : Ah merde je regardais pour la version Américaine.
Boulay : Elle était à Sidney, yeah, et je dois bien dire qu'elle a du goût, tant Paris serait une ville foireuse en tout point sans ma présence.
Phoenix : En tout cas, l'accusé ne peut avoir entendu l'heure qu'en tuant la victime. Son mobile ? MANGER LES COOKIES.
Mia : Non, ça c'est le tien.
Phoenix : Oops. Bref, j'accuse M. Khatouvu. Ou devrais-je plutôt dire... M. Khatoufait !
Boulay : Yeah, c'était un jeu de mot encore plus minable que celui que j'ai fait avec mon nom au début de cette histoire.
Khatouvu : ... NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON !!
Cet avocat a tout compris ! MÊME MON MOBILE !
Phoenix : Ah bon ? Je l'ai dit au hasard pourtant.
Khatouvu : Merde, alors je me suis grillé tout seul.
Juge : Bon, il me semble clair que l'innocence de M. Defès est démontrée. Je le déclare NON COUPABLE et la séance est levée.
Boulay : Yeah, grâce à moi la vérité triomphe une fois encore.

-
Bon, je suis content, j'ai encore gagné un procès, yeah, ce qui est bizarre c'est que tout le monde me regarde comme si je l'avais perdu. Mais bon, ce qui est bien c'est que j'ai encore enseigné à un débutant la dure vie du barreau. Yeah. Il faudra que je pense à en parler dans le générique de fin.
-

Salle des accusés
Paul : Nick, merci mon pote, même si ta défense était brouillon.
Mia : N'ayons pas peur des mots, c'était de la merde.
Paul : Hey, t'as un beau corps ma jolie. Tiens, je t'offre ma pendule-statue, je l'ai en triple de toutes façons, j'ai rien de mieux à faire de mes journées que faire du bricolage artisanal suffisamment lourd pour servir d'arme de crimes.
Mia : Merci, je m'en servirai pour planquer des preuves.
Paul : Oh, c'est la plus gentille chose qu'on m'ait dite.
Mia : Bon Phoenix, je reconnais que tu n'es pas si nul que ça. Pour fêter ça je te laisse la clé de l'armoire. Mais laisse quelques cookies. Sinon je devrai encore la fermer.
Phoenix : Pas de problème patron !
Fin


Épisode 2 - Le volte-fail des soeurs

-Allô, Mia !
-Salut Maya, je sors d'un procès avec mon élève.
-Et ? C'était bien ?
-Je n'ai jamais eu autant envie de tuer quelqu'un. Si tu as des ennuis un jour, appelle Samuel Rougenberg, ça vaut mieux pour tout le monde.
-Oh...
-Bah Phoenix est sympa hein, dans trois ans il aura peut-être atteint un niveau potable. Et puis après tout son client s'en est sorti avec un verdict non coupable.
-Okay, je demanderai à Phoenix de me défendre si j'ai un problème alors.
-... Je te hais.
-Mais... Mais pourquoi ?
-Oh pour trois fois rien. Sinon j'ai foutu les preuves de mon procès dans une pendule statue du Penseur et je pensais te la filer, tu veux bien ?
-Chic ! Un jouet !
-Ouais mais il marche pas, j'ai enlevé les piles parce que j'en avais besoin pour ma calculatrice. D'ailleurs c'est là que j'ai pensé à foutre les preuves.
-Han. Les pauvres piles.
-Bref, viens me voir au cabinet ce soir, et ensuite on ira manger des hamburgers.
-HAMBURGERS §§§§ JE T'AIME MIA §§§§§§
*clic*

Youpi, j'ai gagné mon procès, je suis heureux. Le procureur en face, je sais déjà plus son nom, mais il était chiant. Je suis content de plus le voir.
En tout cas, Mia m'a invité à venir au cabinet ce soir pour rencontrer sa sœur Maya, et qu'on aille manger des hamburgers.
C'est pour ça que me voilà arrivé au cabinet à cette heure tardive.

... Cette odeur... DU SANG !
Vite ! Je dois découvrir qui a organisé une fête du boeuf sans moi !!!!
... Mia... Non... Elle est morte... Elle ne m'avait même pas reversé mon salaire d'avocat stagiaire ;_; Oh wait c'est quoi ce bout de papier ? Maya... Ce nom me dit vaguement quelque chose... Je crois que je l'ai mentionné un peu plus tôt dans cette histoire... Rah, j'ai oublié.

-Snif... Snif...

Han y avait une jeune fille à côté du corps et j'avais même pas remarqué.

-Soeurette...
-Euh salut, qui es-tu ?
-M... Maya Fey, la soeur de Mia...
-Euh, va te reposer dans le canapé dans la pièce d'à côté...
-D'accord.

Voilà elle est partie. Je dois appeler les flics. Mais d'abord j'ai bien envie de profiter du corps de la patronne, j'ai jamais pu pendant qu'elle était vivante. [NIVEAU PEGI CRITIQUE ATTEINT, DISCUSSION EN COURS POUR L'AJOUT D'UN 21+ SUR LA BOÎTE]

-ALLÔ ? POLICE ? Y A EU UN MEURTRE HORRIBLE EN FACE DE CHEZ MOI !

... Et crotte. Bon, je vais plutôt aller parler à Maya, alors. Mais d'abord faut que j'examine la scène du crime, je ne pourrai plus quand y aura la police. Oh, mais j'ai de bons réflexes en fait. Mia arrêtait pas de me rabaisser mais j'ai réussi à organiser l'enquête à moi tout seul, je progresse !
Bon bref y a des morceaux de verre par terre, ça coupe alors je vais les ramasser pour pas que quelqu'un se blesse. Et puis la pendule statue me semble bien être l'arme du crime. Hop, récupérée. ... Hum, soit c'est tout, soit je suis une cruche. Ah ouais, j'ai pas regardé le téléphone du coup.
... Pourquoi le fil est coupé ? J'enregistre ça.

Bon bref je vais voir Maya.

Phoenix : Hum, donc tu t'appelles Maya, c'est bien ça ?
Maya : Oui, c'est bien ça...
Phoenix : Tu peux me parler de ce que tu as vu ?
Maya : Ma soeur est morte ;_;
??? : OKAY TOUT LE MONDE FACE AUX MURS ET LES MAINS SUR LA TETE
Salut mon gars, je suis l'inspecteur Dick Tektiv, mon gars, et je répète "mon gars" tout le temps parce que ça fait viril, mon gars. Quoi qu'il en soit mon gars, on m'a signalé un meurtre par ici, mon gars, et je viens mener l'enquête, mon gars.
Maya : Vous pouvez arrêter de dire "Mon gars" tout le temps... Mon gars ?
Tektiv : Okay je vous coffre pour insulte aux forces de l'ordre. Et puis vous êtes sacrément suspecte dans cette affaire.
Phoenix : Bah et moi, je suis pas suspect ?
Tektiv : ... C'est vrai que vous avez l'air complètement à côté de vos pompes, mon gars. Mais bon, c'est définitivement elle la coupable. Sauf si le bout de papier que je vois dépasser de votre main n'indique pas son prénom. Au fait, comment t'appelles-tu ?
Maya : ... Maya...
Tektiv : Okay, affaire résolue mon gars ! Je l'embarque !

...

Oh attends ils sont tous partis en me laissant seul au milieu d'une scène de crime ? Mais ça le fait pas là, mais alors pas du tout ! Je dois parler à Maya. Je suppose que je pourrai demain matin, au centre de détention. Il faut au moins que je réussisse à la défendre, j'ai l'impression qu'elle a été arrêtée par ma faute du coup, je veux pouvoir dormir sans être rongé par la culpabilité.

Je suis rentré chez moi et j'ai dormi. Oh bah j'ai bien dormi finalement, je pourrais me passer de défendre Maya. M'enfin malheureusement si je la défends pas l'auteur va me défoncer parce que le scénario ne pourra plus être suivi.

Me voilà au centre de détention.

Maya : Bonjour.
Phoenix : Salut !
Maya : Tu viens me défendre ?
Phoenix : Euh... Oui, tout à fait.
Maya : Eh bien même pas en rêve !
Phoenix : Argh.
Maya : L'une des dernières volontés de ma soeur était que je ne te prenne pas en avocat, et puisqu'elle est morte, je vais la respecter §§§
Phoenix : Mais... Mais... Mais quelle ordure !
Maya : Par contre je veux bien que tu me serves de coursier, il paraît que Samuel Rougenberg est un bon avocat.
Phoenix : Pff, okay j'y vais.
Maya : Oh et ramène mon téléphone portable si tu le trouves, y a des preuves dedans.
Phoenix : Ce sera tout ?
Maya : Je t'aurais bien dit d'aller nourrir le chat mais je n'en ai pas.

Voilà je suis chez Rougenberg. Y a personne. Youpi. Je me casse. Je vais plutôt enquêter au bureau. Voilà, j'y suis.

Tektiv : Salut mon gars.
Phoenix : Salut.
Tektiv : Vous vous rappelez qui je suis, j'espère, au moins, mon gars ?
Phoenix : Eeeeeeuuuuuuuhhhh... Dick Cionnère ?
Tektiv : ... Non.
Phoenix : Dick Taphone ?
Tektiv : Non plus.
Phoenix : Dick Tateur ?
Tektiv : Toujours pas.
Phoenix : Moby Dick ?
Tektiv : Mais... Mais pas du tout, mon gars !
Phoenix : Dick Tac ?
Tektiv : Ma patience a des limites.
Phoeinx : Ah ! Je m'en souviens ! Vous êtes Dick Tektiv !
Tektiv : Non. ... HEY ATTENDS, SI. Mais pour vous, mon gars, ce sera M. Tektiv, mon gars. Ou même mieux, mon gars : Inspecteur Tektiv, mon gars.
Phoenix : D'accord, Inspecteur Tektiv Mongars.
Tektiv : ... Mon gars, vous venez de me faire prendre conscience de la dure réalité de la vie.
Phoenix : Bon, sinon, je suis venu vous demander le portable de l'accusée.
Tektiv : Pourquoi faire ?
Phoenix : Pour voir ses secrets intimes, j'ai déjà été frustré un peu plus tôt dans ce récit ALORS BON.
Tektiv : Oh je comprends. Tenez le voilà. Mais je vous préviens, j'ai tout fouillé, y a rien d'intéressant dedans.
Phoenix : VDM. Si c'est comme ça je retourne chez Rougenberg.
Tektiv : Ah, et n'allez surtout pas dans la chambre de May Juin à l'hôtel Porteaquatique, c'est le témoin.
Phoenix : Oh okay, j'y vais de ce pas, j'irai voir Rougenberg après.

Hôtel Porteaquatique

??? : Bonjour, mon mignon. Mais vous tombez mal, je ne vend pas mes services dans cet hôtel.
Phoenix : Hein, de quoi ?
??? : Vous ne venez pas pour mes... Services ?
Phoenix : Euh... Non. Je viens vous interroger à propos des évènements qui ont eu lieu en face.
??? : Ah, vous êtes cet avocat... Celui dont on m'a dit "Ne lui dîtes rien" ! Hi hi. Je suis May Juin. Et je ne vous dirai rien. Mais bon, vous parlez vachement bien. Ça tombe bien, j'aime les hommes qui ont un gros... Vocabulaire.
Phoenix : Mais c'est quoi le truc qui dépasse du tiroir ?
May : ! TU LE SAURAS PAS, CONNARD.
Phoenix : Hey, du calme, j'ai seulement posé une question !
May : Oh désolée, j'espère que je ne t'ai pas traumatisé, mon chou é_è
Phoenix : Bon, cette discussion est stérile, je pars.
May : Super, au revoir.

Chez Rougenberg

??? : HUM, HUM.
Phoenix : Waw, quel raclement de gorge !
Rougenberg : Bonjour, je suis Samuel Rougenberg. Je suis un avocat de la défense, j'ai un nom pourri, et je me demande ce qui vous amène. D'autant que d'après votre col vous êtes vous-même avocat.
Phoenix : Bah voilà Maya Fey va avoir un procès et elle vous réclame pour la défendre.
Rougenberg : Je refuse ! C'est contre mes principes de défendre quelqu'un qui a déjà réussi à convaincre sa soeur de me taxer de l'argent pour acheter des hamburgers !
Phoenix : Oh okay, je suppose que je vais devoir la défendre moi-même alors.
Rougenberg : Vous supposez bien, mon garçon. Mais si vous avez besoin d'aide, je suis tout à fait prêt à vous apporter mon soutien. Je suis tout à fait incollable sur mes années de jeunesses, la rosée du matin... Je vous parlerais bien de l'odeur du citron frais, mais ce n'est malheureusement pas la version Américaine.
Phoenix : Ouais, d'ailleurs je crois que la PEGI essaye de me censurer sans succès.
Rougenberg : Faîtes attention mon garçon, si vous faîtes n'importe quoi les acheteurs ne viendront plus et la suite de l'histoire sera compromise.
Phoenix : Mais y a encore des acheteurs ? Même moi je possède un linker !
Rougenberg : Euh, vous feriez bien de vous taire, nous sommes supposés être dans un jeu tout public, si vous dîtes des mots interdits Nintendo va porter plainte et nous serons dans de beaux draps.
Phoenix : Oops. Bon bref je vous laisse hein je reviendrai si j'ai besoin.

Centre de détention

Phoenix : Bon Maya, Rougenberg veut pas te défendre, une histoire de hamburgers.
Maya : Mon passé me rattrape ! Zut ! Je n'ai donc personne à mes côtés !
Phoenix : Je vais te défendre ! Ne t'inquiète pas !
Maya : Ouais bah c'est bien ce que je disais, je n'ai personne à mes côtés.
Phoenix : ... Bon, j'ai une dernière enquête à mener, à demain.

Hôtel Porteaquatique

Groom : Bonjour monsieur ! Désirez-vous du thé ?
Phoenix : AARGH, UN GROOM §§ Euh, où est mademoiselle May Juin ?
Groom : Oh, euh, elle utilise les équipements de l'hôtel, monsieur.
Phoenix : Et pourquoi vous êtes habillé en jaune ? Pourquoi vous êtes pas habillé en rouge, comme Spirou ?
Groom : Ah ça monsieur, c'est à la direction qu'il faudra le demander. Bref je vous laisse, j'ai du thé à préparer.
Phoenix : ... Bon j'ai le champ libre. Regardons ce tiroir. Oh, un appareil d'écoute téléphonique ! Je le savais ! Cette femme est chelou !! Vivement demain, que je puisse me la faire.

Le moment du procès est arrivé ! Il paraît que le procureur, c'est Benjamin Hunter. Un mec sur lequel je sais plein de choses, mais je ne peux pas spoiler car ce n'est que la deuxième affaire. Donc du coup vous saurez rien et c'est BIEN FAIT POUR VOUS.

Juge : La séance est ouverte pour le procès d'une demoiselle qui a des vêtements bizarres.
Maya : Maieuh, c'est parce que je suis médium.
Juge : Peu importe. La défense et l'accusation sont-elle prêtes ?
Phoenix : Je suis prêt à mettre le feu, yeah !
Juge : ... Imiter le procureur Boulay ne vous va pas au teint.
Phoenix : Bon okay, la défense est prête Votre Honneur. Mais c'est trop relou de dire ça tout le temps.
Hunter : ... M. Wright. Je vous salue.
Juge : Vous vous connaissez ?
Hunter : J'ai pour principe de ne pas spoiler l'assistance, désolé.
Juge : Ah bon, soit, commençons sans plus tarder.
Hunter : J'appelle l'inspecteur Tektiv pour décrire le crime.
Tektiv : Salut mon gars !
Hunter : Bon, décrivez-nous ça, inspecteur.
Tektiv : Okay mon gars, je vais la faire brève, mon gars. Mia Fey est morte, mon gars et c'est Maya Fey qui l'a tuée au moyen d'une statue représentant le Penseur de Rodin, mon gars, Rodin étant un endroit magnifique que je n'ai jamais eu l'occasion de visiter, mon gars.
Hunter : Hum.
Tektiv : Ah oui et j'ai une preuve irréfutable, aussi. Mon gars.
Hunter : Okay, témoignez donc à ce sujet.

Déposition du témoin
Tektiv : Donc oui je parlais de quoi déjà ? Ah ouais, de cette preuve irréfutable. En fait, mon gars, j'ai trouvé dans la main de l'avocat de la défense ici présent, mon gars, un papier incriminant, mon gars, dans lequel on pouvait lire mon gars...
Phoenix : On ne pouvait pas y lire "mon gars" !
Tektiv : Vous m'avez coupé en plein élan, mon gars !
Phoenix : Oh, pardon.
Tektiv : On pouvait y lire "Maya", mon gars.
Phoenix : Oh okay. Zut, je ne peux pas objecter contre ça, je n'ai jamais rien appris en cours de Droit car je dormais, et Mia était trop imbue de sa personne pour m'enseigner quoi que ce soit.
*Toc*
Phoenix : Oh, un papier rigolo !
"Phoenix, tu es une cruche, gueule "Un instant" si tu veux défoncer le témoignage sans avoir besoin de preuve, c'est ma soeur qui me l'a dit, signé Maya."
Phoenix : Elle préfère enseigner à une médium qu'à un avocat ? Vdm.
Bref bah dans ce cas ouais, UN INSTANT inspecteur !
Tektiv : Oui ?
Phoenix : J'émets des doutes quant au fait que c'est une preuve définitive ! En effet, n'importe qui aurait pu écrire Maya sur cette feuille !
Tektiv : Ah oui mon gars ?
Phoenix : Oui ! Même vous §§§
Tektiv : De... DE QUOI ? Vous m'accusez du MEURTRE ???
Juge : Je me dois d'approuver car vous avez l'air louche.
Tektiv : Mais... On accuse les gens parce qu'ils ont l'air louche, maintenant ?
Juge : On m'a spoilé la suite, et apparemment ça va arriver dans l'affaire suivante.
Tektiv : ... Oh.
Hunter : De toute façon, accuser Tektiv est débile. Et puis j'en aurai besoin pour mon spin-off. M'enfin, il était au commissariat pendant le crime, donc l'argument ne tient pas.
Tektiv : On va oublier la feuille de papier pour l'instant, mon gars ! On a un témoin, après tout, mon gars !!
Phoenix : Ah, enfin les choses sérieuses commencent ! Je vais enfin pouvoir me la faire, cette femme !
Juge : Mais dîtes-donc, vous êtes au tribunal, soyez poli.
Phoenix : Aucune importance, la PEGI nous a déjà foutu un 21+ !!
Juge : ... Objection accordée.
Hunter : Bon, passons au témoin suivant. J'appelle May Juin à la barre.
May : Bonjour ! *geste obscène puis clignement de l'oeil*
Juge : Les gestes obscènes ne me dérangent pas, d'autant plus que de toute façon à cause de la PEGI nous ne serons achetés que par un public adulte et mature, mais vous pourriez arrêter de cligner de l'oeil ? Parce que ça me perturbe.
May : Oh mais non, c'est ce qui fait tout mon charme. *gigotement*
Hunter : Bref, on n'est pas là pour se rincer l'oeil non plus, j'ai déjà suffisamment donné avec la fille de mon mentor.
Phoenix : Oulah, cette histoire dérape DANGEREUSEMENT.
Hunter : Plaignez-vous aux auteurs, ce n'est pas ma faute s'ils ont décidé d'inclure du fanservice à gogo.
Juge : Bien, nous allons peut-être pouvoir commencer ?
May : Avec joie *clignement de l'oeil*
Juge : Humpf, je sens que je ne vais pas tarder à suspendre l'audience, à ce rythme.

Déposition du témoin
May : Donc voilà j'étais dans l'hôtel, et là d'un seul coup la jeune fille aux cheveux rigolos a buté la dame. Ooouuuh, on se croirait dans un de ces films policiers, quelle aventure !!
Phoenix : Mlle Juin, je me dois de protester !
May : À quel sujet ?
Phoenix : Vous avez une bonne vue ? Vous préférez parler de la coupe de l'accusée plutôt que de ses vêtements ULTRA CHELOUS ?
May : ... Oh, excusez-moi, c'est la première fois que je joue dans ce type de jeu; je n'ai pas l'habitude des us et coutumes de la populace locale. Je suis certaine que même le joueur n'en a rien à foutre du costume de l'accusée.
Phoenix : Au cours de ce procès, il a été établi qu'elle était médium, ce qui expliquait que ses vêtements étaient de si mauvais goût !
May : Oh bah on s'en fout, y a qu'à remplacer "la jeune fille aux cheveux rigolos" par "la sale hippie écolo" et le problème est réglé. En plus, rigolo et écolo ont la même sonorité. *clignement de l'oeil*
Phoenix : Mlle Juin, ne croyez pas vous en sortir comme ça !
May : Vos menaces ne me font rien, mon grand. Je vais plutôt continuer mon témoignage et vous dire que j'ai vu la victime fuir vers la droite, après quoi elle s'est fait buter au moyen d'une pendule statue représentant le penseur de Rodin. Rodin étant un très bel endroit, si j'ai bien compris ce qu'a dit votre inspecteur tout à l'heure.
Phoenix : Comment saviez-vous que c'était une pendule ?
May : Quelle question stupide ! J'ai la même à la maison !
Phoenix : Vous connaissez Paul Defès ???
May : Oui.
Phoenix : ... MERDE, ELLE M'A EU.
Hunter : Je vois que le game over ne va pas tarder pour vous, M. Wright.
Phoenix : NON, ATTENDEZ, JE RECHARGE MA SAUVEGARDE.
[Loading]
Phoenix : Comment saviez-vous que c'était une pendule ?
May : Quelle question stupide ! J'ai la même à la maison !
Phoenix : Cette pendule a été faite par l'un de mes amis ! Il en a fait trois en tout, et la troisième n'est certainement pas entre vos mains !!
May : Pouvez-vous le prouver ?
Phoenix : Mais lisez l'épisode précédent par vous-même !
Hunter : En parlant de ça je viens de le lire, vous devriez avoir honte de votre comportement, M. Wright. Je comprends que votre patronne se soit laissée tuer par la première personne venue. Bien sûr je dis cela sans animosité aucune et sans pointer spécialement Maya du doigt, même si pour le moment c'est elle l'accusée.
Phoenix : Quoi qu'il en soit, il est clair que le témoin savait que c'était une pendule ! Je vais donc sauvegarder ma partie de nouveau avant de reprendre, car j'ai peur de dire une connerie !
[Sauvegarde en cours]
[Retour à l'écran titre]
Phoenix : Donc ! Le témoin savait que c'était une pendule ! Comment, me demanderez-vous ? Comme CECI !!
Hunter : Qu'est-ce que vous nous présentez là ?
Phoenix : C'est... Une bande d'écoute qui a été placée dans le cabinet de Mia Fey, ainsi que le téléphone portable de l'accusée. Plutôt accablantes, comme preuves, ne trouvez-vous pas ?
Hunter : ... Et ?
Phoenix : ?
Hunter : Peut-être, et je dis bien PEUT-ÊTRE le témoin a placé la victime sous surveillance, mais ON S'EN FOUT. Elle savait des choses qu'elle n'aurait pas dû savoir ? LA BELLE AFFAIRE. Ce n'est pas elle la meurtrière pour autant ! Et je peux le prouver en appelant le groom de l'hôtel à la barre !!
Phoenix : Okay, allez-y.
Groom : Bonjour messieurs. Je suis embêté d'être appelé ainsi à témoigner alors que j'ai un plateau sur le bras.
Phoenix : Mais vous pouviez pas le déposer avant de venir ?
Groom : Malheureusement, monsieur, Capcom ne m'a doté d'aucun sprite sans plateau.
Phoenix : ... Oh.
Groom : Quoi qu'il en soit, sur quoi voulez-vous que je témoigne ?
Phoenix : On s'en fout de votre témoignage, parlez-nous plutôt de l'état des lits ! Je veux savoir si prendre une chambre chez vous est intéressant.
Groom : Oh euh il a fallu que je remplace les deux oreillers, à part ça je n'ai rien d'intéressant à dire.
Phoenix : Mais alors ! Si May Juin avait besoin de deux oreillers !! ... C'est une fausse maigre !!!!
May : DE QUOI ? COMMENT OSEZ-VOUS INSINUER QUE JE SUIS EN SURPOIDS ???
Hunter : Vous devriez revenir sur ce que vous avez dit, M. Wright. Malheureusement, je ne m'appelle pas Konrad Gavin, je ne peux donc pas vous donner la réponse. Je n'aide pas la défense, moi, si minable soit-elle.
Phoenix : Nan attendez je vais cheater, ça ira plus vite. ... Fichtre ! Internet ne marche pas !!
Juge : Nous avons désactivé les connexions sans fil dans ce tribunal depuis votre victoire douteuse de la dernière fois.
Phoenix : ... Oh. Bon euh, je reprends alors. Y a deux oreillers, ce qui signifie que... MAY JUIN A COUCHÉ AVEC QUELQU'UN CETTE NUIT LÀ !!! En conclusion, un suspect supplémentaire vient d'apparaître dans cette affaire !!
Hunter : De qui Diable parlez-vous ?
Phoenix : Vous êtes totalement con, ou vous le faîtes exprès pour donner au joueur l'illusion qu'il participe ?
Hunter : Les deux.
Phoenix : Bon, je vous dirais bien que je parle du groom, pour rire en voyant la réaction des gens, mais je perdrais un point d'exclamation, n'est-ce pas ?
Juge : Exactement.
Phoenix : Bon bah alors je parle du mec qui a couché avec Mlle Juin.
Juge : Vous avez raison, ça fait un suspect en plus. Je vais lever la séance pour l'instant. Et puis de toute façon je dois me remettre des clignements d'yeux du témoin.

Centre de détention

Phoenix : ... Mlle Juin ?
May : Ta gueule. C'est pas parce que j'ai pas eu le temps de changer de comportement au tribunal que je ne peux pas le faire maintenant et te mettre la misère, connard.
Phoenix : Avouez avec qui vous étiez à l'hôtel et je vous laisse tranquille.
May : L'intimidation ne marche pas avec moi, connard. D'ailleurs tu fais tellement chier que je t'appellerai désormais connard. C'est pas très varié, et c'est un peu vulgaire. Mais ça te correspond bien. Connard.
Phoenix : Oulah, vous êtes tellement vénère que je crois que je vais aller faire un tour ailleurs, moi.
May : Casse-toi, pauv'con.

Chez Rougenberg.

Euh, pourquoi je suis là, en fait ? C'est pas comme si Rougenberg avait QUOI QUE CE SOIT à voir avec cette affaire... Ah oui c'est vrai, je viens de lire la soluce, suis-je con. Et la soluce m'a dit "Regarde sur le bureau."
Voyons voir.
Oh ! Deux photos ! J'embarquerais bien les deux, mais cette cartouche DS a une mémoire plutôt limitée. Je ne peux donc en prendre qu'une, malgré le fait qu'il ne fait aucun doute que le tableau qui n'est visiblement plus dans cette pièce se retrouvera dans mon inventaire bientôt. C'est la magie de la cohérence !!
Bon du coup j'embarque la photo du mec, puisque la soluce l'a dit, et je vais la présenter au Groom.

Hôtel Porteaquatique

Phoenix : Bonjour !
Groom : Oh, c'est vous ! L'avocat qui avez coincé... L'ASSASSIN.
Phoenix : Non. Elle a juste fait de la mise sur écoute.
Groom : Mais enfin ! Elle a tué un téléphone ! C'est impardonnable ! En tout cas je dois vous remercier, vous m'avez donné une idée de concept. J'en ai parlé au directeur. Ça s'appellera Gatewater Land. On compte demander à la police de nous prêter ses mascottes, les Lutins Bleus, c'est fédérateur. D'ici quelques années, le parc devrait être plus célèbre que Disneyland sans aucun problème.
Phoenix : Bref, reconnaissez-vous cet homme ?
Groom : C'est lui, inspecteur.
Phoenix : Pardon ? Depuis quand je suis inspecteur ?
Groom : Faîtes comme si ! C'est mon rêve d'enfance ! Depuis que je suis né, je ne vis que pour dire cette phrase ! D'ailleurs, j'en ferai le slogan du parc !
Phoenix : Bon et sinon, c'est lui, et donc, c'est lui qui quoi ?
Groom : Il était avec Mlle Juin, je le jure tellement que je vous fais une déclaration sous serment. C'est un rêve d'enfance encore plus puissant puisque je l'ai depuis le ventre de ma mère. Et enfin, vous me donnez l'occasion d'accomplir mon destin ! Bon, je vous donne la déclaration sous serment, et surtout, faîtes-en bon usage !
Phoenix : Vous allez faire quoi, maintenant que vos rêves ont été exaucés ? Il ne vous en reste plus aucun.
Groom : Non ! Il m'en reste encore un !
Phoenix : Lequel ?
Groom : Visiter le pays des rêves bleus !
Phoenix : Bah allez à Disneyland.
Groom : Hors de question, ça va pas la tête ! Disneyland est un concurrent direct du parc que je veux lancer !

Centre de détention

Phoenix : Bon, que pouvez-vous me dire sur cet homme ?
May : Rien, connard.
Phoenix : Okay, je vais foutre sa photo dans les journaux.
May : Bon okay. Il s'appelle Rouge Blanc. Il travaille à Bleucorp. Je couche avec lui et sa femme est pas au courant, t'es content, connard ?
Phoenix : Où puis-je le trouver, au juste ?
May : Je viens de te dire Bleucorp, débile mental ! Voilà l'adresse, connard, casse-toi, va te faire foutre, et ne reviens plus jamais me voir !
Phoenix : Avec plaisir.

Bleucorp

??? : BONJOUR !
Phoenix : Bonjour. Vous êtes bien M. Blanc ?
Blanc : Mais c'est absoposilument et stupéfactionnellement exact ! Je suis Rouge, l'homme qui lave le bleu plus blanc que blanc ! Mon nom et le nom de ma société forment le drapeau de notre pays à l'envers ! N'est-ce pas fantabullistique ?
Phoenix : ... Euh, si, certainement. Dîtes-moi, c'est normal, que ce tableau, que j'ai vu hier chez Rougenberg, soit chez vous ?
Blanc : Je vous dirais bien d'aller lui demander lui-même, mais il n'est presque jamais à son bureau. C'est un sale flemmard. On le trouve plus facilement en train de se promener au Lac Gourd. Et encore. Seulement pendant les vacances de Noël. De toute façon c'est un vieillard sénile qui passe plus de temps à s'occuper de ses hémorroïdes qu'à faire son job. Quoi qu'il en soit, M. l'avocat, je n'ai plus rien à vous dire. Enfin, je vous adresserais bien les mêmes compliments que ma chérie d'amour vous a adressé au Centre de Détention, mais...
Phoenix : Hey ! Comment le savez-vous !
Blanc : C'est mon job de tout savoir. Surtout quand ça concerne Mlle Juin.
Phoenix : Oh.
Blanc : Enfin je disais donc que vous alliez pouvoir partir et ne plus jamais revenir ici, car je n'ai plus rien à vous dire.
Phoenix : Bon, okay, je pars. Pour l'instant. MAIS JE REVIENDRAI.
Blanc : Nous verrons, nous verrons.

Chez Rougenberg

Phoenix : M. Rougenberg.
Rougenberg : Bonjour.
Phoenix : M. Rougenberg, j'ai vu votre tableau chez Rouge Blanc !!
Rougenberg : !!!
Phoenix : Inutile de le nier ! VOUS ÊTES AMANTS §§§
Rougenberg : Mais... Mais COMMENT L'AVEZ-VOUS SU ??
Phoenix : C'était l'un des trois choix de réponse.
Rougenberg : Oh.
Phoenix : Et non seulement il trompe May Juin avec vous, mais il vous fait CHANTER ! D'où la disparition du tableau !!
Rougenberg : Mais enfin. Je ne sais pas chanter. Qui pourrait décemment vouloir entendre ma voix de crécelle.
Phoenix : Pas con.
Rougenberg : Enfin bon, je suppose que je vais devoir me confier à vous, puisque vous êtes allé si loin. Tout est la cause de l'Affaire DL-6.
Phoenix : DL-6 ?
Rougenberg : Oui. DL. Comme Download. Cette affaire où la police a contacté une médium par Internet pour lui demander un coup de main. La médium étant Misty, la mère de Maya Fey. Qui a disparu depuis.
Phoenix : Et ?
Rougenberg : Bah c'est pas très glorieux, et moi, l'une des rares personnes au courant de la fourberie, j'ai mis au courant le seul homme au monde à pouvoir en tirer parti en échange... D'un tableau.
Phoenix : Donc en fait il vous a entubé, puisqu'il a réussi à le récupérer, son tableau.
Rougenberg : Totalement. Mais je suis obligé de lui obéir, sinon il pourrait révéler notre relation !!
Phoenix : Au risque de perdre May Juin ?
Rougenberg : Ha ha, croyez-moi sur parole, fiston, elle en a vu d'autres. Je vous laisse la photo de la mère de Maya, ça peut toujours servir.
Phoenix : Mouais.
Rougenberg : Montrez-la donc à Rouge Blanc, je suis certain que ça va l'intéresser !!

Bleucorp

Rouge : Vous revoilà, monsieur l'avocat ! Mais ça ne sert à rien, vous ne m'intéressez plus. Vous n'êtes guère à mes yeux qu'un jouet cassé, et qui a totalement perdu sa valeur, si je peux me permettre la comparaison.
Phoenix : Regardez cette photo.
Rouge : Tiens, je vois qu'on a mené l'enquête.
Phoenix : Et ce n'est pas tout ! J'ai fouillé dans les placards du cabinet, à la recherche d'indices ! On l'a juste pas montré au lecteur parce qu'on n'avait pas que ça à foutre. EH BIEN. La lettre W manque §§§
Rouge : C'est dommage, mon nom ne commence pas par W.
Phoenix : AH MERDE J'AI ENCORE REGARDÉ LA SOLUCE AMÉRICAINE.
Oui donc la lettre B manque §§§ M. Blanc. Avouez que c'est louche.
Rouge : Moins que vous.
Phoenix : Plaît-il ?
Rouge : Une minute, je dois téléphoner au procureur général. Allô, Miss Lana Ciel ?
??? : C'est vous, Blanc ? Mais vous faîtes chier, je dois faire un boulot pour le préfet, là.
Rouge : Vous ne voudriez quand même pas que je révèle au monde votre implication dans-
??? : NON ATTENDEZ de quoi s'agit-il ?
Rouge : Ha ha, je vois que l'on m'ÉCOUTE, à présent. Bien, vous voyez, l'affaire bidon impliquant les Fey ? Je vais témoigner.
??? : Mais vous n'avez rien vu.
Rouge : On s'en fout, j'inventerai. Et puis. J'ai l'assassin en face de moi.
Phoenix : WAIT WHA-
Rouge : Il n'est pas armé mais il a l'air hagard. Il pourrait me sauter dessus. Veuillez envoyer un inspecteur pour l'arrêter, s'il vous plaît. Tektiv fera l'affaire.
??? : Euh ouais okay.
Rouge : Et voilà, M. Wright. Échec et mat.

Centre de détention

Phoenix : Je suis content, Maya, ils t'ont libéré, c'est bien !
Maya : Je suis contente aussi, mais nous avons échangé de place ! Je peux t'aider ?
Phoenix : Okay, fais moi évader.
Maya : Hey non, tu peux crever en geôle, je m'en fous, je comptais plutôt t'apporter des oranges.
Phoenix : C'est bien de se sentir aimé.
Maya : Par contre je viens au procès, demain, je ne manquerais pour rien au monde le grand Phoenix Wright se ridiculisant après m'avoir remplacé dans le rôle de l'accusé !
Phoenix : Ouais. Bon.

Tribunal.

Juge : Bon bah la séance est ouverte pour le procès de Phoenix Wright.
Hunter : Vous allez perdre.
Phoenix : Pourquoi ?
Hunter : Parce que je l'ai dit, et quand je dis quelque chose, c'est toujours vrai. Amateur.
Phoenix : On s'en fout, je vais gagner.
Hunter : Non.
Phoenix : C'est mathématique, si j'échoue y aura pas de suite, or il est mondialement reconnu que je vais traiter d'autres affaires par la suite.
Hunter : Vous vous êtes spoilé ?
Phoenix : Exactement.
Juge : Poursuivons. Veuillez appeler votre témoin.
Hunter : J'appelle M. Rouge Blanc à la barre des témoins.
Rouge : BONJOUR PLEBE, je vous surasse.
Hunter : ... Okay. Veuillez témoigner.
Phoenix : Pas si vite ! Je réclame son nom, sa profession, pourquoi il n'était pas là hier, et ce qu'il faisait avec le témoin d'hier dans sa chambre d'hôtel !!
Rouge : Hey, c'est interdit aux moins de 18 ans, sale curieux.
Phoenix : On s'en fout, la PEGI a déjà...
Juge : Oui bon ça va on a compris, M. Wright.
Rouge : Bon par contre ouais je m'appelle Rouge Blanc et je dirige une société d'informations, ça vous va ?
Phoenix : Vous n'avez pas répondu à pourquoi vous n'étiez pas là hier.
Rouge : Parce que je suis Dieu et qu'en tant que Dieu je peux tout me permettre.
Hunter : Bon, témoignez.
Rouge : D'accord.

DÉPOSITION DU TÉMOIN

Rouge : C'est lui le coupable. Arrêtez-le. Voilà, j'ai témoigné, maintenant je vous laisse car mon thé va refroidir.
Phoenix : Vous n'avez rien prouvé !
Rouge : Je n'ai rien besoin de prouver, voyons, je suis SUPÉRIEUR. Je suis au moins autant avisé que Nietzsche, tu peux pas test. Ah oui, et je suis la sagesse incarnée aussi.
Juge : Je n'ai rien compris, je n'aurais peut-être pas dû dormir pendant les cours de philosophie quand j'étais jeune.
Rouge : Bref je suis bon prince, je vais donc refaire un témoignage plus en accordance avec ce que j'ai vu.

DÉPOSITION DU TÉMOIN

Rouge : L'avocat ici présent a buté l'avocate, qui a fui vers la gauche.
Alors il lui a asséné le coup de grâce ! Vlan !
Phoenix : Vous mentez ! Elle est morte du premier coup !
Rouge : Ah oui ? Bah je suppose qu'elle a totalement esquivé alors, on s'en fout, c'est vous le coupable.
Phoenix : Vers la gauche ? MAIS LA PORTE ÉTAIT A DROITE.
Rouge : Euh. Ouais bon. On s'en fout hein. C'est vous le coupable, c'est tout. Même les débris de verre le prouvent.
Phoenix : Les débris de verre ?
Rouge : Les trucs au sol vous savez, qui viennent d'un lampadaire.
Phoenix : Vous n'avez pas pu le voir à moins d'être dans le cabinet !
Hunter : L'accusation avoue que le témoin est responsable de la mise sur écoute !
Juge : Euh, c'est moi ou ça été vachement raccourci par rapport à l'original ?
Huissier : L'auteur n'a pas que ça à foutre.
Juge : Oh, okay.

Hunter : Reprenons. Je disais donc que l'accusation avouait la mise sur écoute par le témoin ! La preuve de M. Wright n'est donc aucunement déterminante !
Rouge : Tout à fait ! Je dirais même plus, c'est absoposilument exact ! Même mon chien sait ça !
Juge : Bon ben je crois que c'est clair alors, Phoenix Wright est coupable.
Hunter : Je vous félicite pour votre clairvoyance.
Juge : Moi aussi je me félicite, et je crois que nous allons arrêter là pour manger un morceau. Je suspends la séance et je déclarerai le verdict après.

-

Me voilà dans la salle d'attente. Je vais me faire lapider. Putain. Ah, voilà Maya. Wait wha-, elle semble un peu plus euh... Mature ? Oo
-Phoenix, je ne suis pas Maya.
-M... Mia ?
-J'en ai plein le cul de te voir foirer. T'es vraiment qu'un crétin. Alors je suis venue t'aider. Tu vois, on est sur DS, là. Donc on a quelque chose qu'un jeu GBA n'a pas et n'aura jamais, crétin. On peut EXAMINER LES PIÈCES À CONVICTION. Alors tu vas me faire le PLAISIR de te bouger le cul et de regarder ce qui est écrit DERRIÈRE LE PAPIER SUR LEQUEL Y AVAIT ÉCRIT "MAYA" !
-Quoi ? On peut retourner les pièces à conviction ?
-Fais-le, maintenant que tu sais qu'on peut.
-Okay, okay... Euh, c'est quoi ce dessin de bisounours ?
-Putain, Maya est vraiment une gamine, des fois. Regarde mieux.
-OH ! UNE PROMO SUR LES CHAUSSONS !
-... Tu le fais exprès ou t'es juste con ? Je te parle du fait que j'ai acheté le lampadaire la veille du meurtre, crétin.
-Ah, c'est tout.
-Pff.

-

Juge : La séance reprend. Où en étions-nous ?
Hunter : Vous alliez déclarer votre verdict.
Juge : Ah oui en effet. Je déclare donc l'accusé...
Phoenix : Je ne suis pas d'accord, regardez cette preuve !
Hunter : Vous essayez de prouver quoi ? Votre sens de l'art contemporain moderne au travers d'écrits osés et ensanglantés ?
Phoenix : Non mais retournez cette putain de feuille !
Hunter : QUOI ? ON PEUT RETOURNER LES PREUVES ?
Phoenix : Il paraît.
Hunter : PUTAIN MAIS C'EST INCROYABLE, C'EST UN VRAI BOND EN AVANT !
Phoenix : Enfin bref, M. Blanc n'aurait pas pu voir les éclats de verre, car en effet le lampadaire a été acheté la veille du meurtre ! Conclusion, M. Blanc est un assassin !
Rouge : Je réfutationne ! Je ne suis pas un assassin, et tout le monde le sait bien. De plus, je vous emmerde. Et j'ai le juge dans ma poche.
Mia : Avouez votre crime, sinon je diffuse illégalement une liste de noms que vous avez fait chanter.
Rouge : AH MERDE NON ! Pas ça ! Okay ! J'avoue ! J'avoue ! C'est moi qui l'ai fait !
Juge : Ah mais ça change tout, alors je peux déclarer mon verdict. NON COUPABLE.
Mia : Bon Phoenix, tu seras gentil de divulguer ces noms à la presse, maintenant que je t'ai sauvé les miches, ce que je regrette déjà.
Phoenix : D'accord.
Hunter : Okay, Phoenix Wright, à l'épisode suivant je te raterai pas...

-

Maya : Phoenix ! Tu t'en es sorti !
Phoenix : C'est parce que j'ai cru en mon talent. Hahahahaha.
Maya : Non mais te fais pas d'illusion, tout le monde sait bien que t'as aucun talent et que ma soeur fait tout le boulot par mon biais. En tout cas les activités du cabinet vont reprendre sous le nom Wright and Co et je vais être ton assistante !!
Phoenix : Mais ? Mais j'ai rien demandé ! Mais quel sidekick pourri !
Maya : Ne t'en fais pas, je me ferai toute petite ! Je viderai juste le frigo régulièrement !
Fin.


Épisode 3 - Le volte-fail du Samouraï

"JE SUIS LE SAMOURAÏ DE PLASTIQUE™ ! Et je ne te laisserai pas t'en prendre impunément au NOUVEAU VIEUX TOULOUSE™, MAGISTRAT DÉMONIAQUE™ !"
"Ha ha ! Tu crois ça, Samouraï de Plastique™ ! Mais moi, le Magistrat Démoniaque™, je suis beaucoup trop démoniaque pour toi ! Le Nouveau Vieux Toulouse™ tombera sous mon joug !"
"C'est ce que tu crois, Magistrat Démoniaque™ ! Mais j'ai une arme secrète !!"
"Oh ?"
"Prépare toi au combat, créature démoniaque !"

LE SAMOURAÏ DE PLASTIQUE™ GAGNERA-T-IL SON COMBAT CONTRE LE MAGISTRAT DÉMONIAQUE™ ? NE MANQUEZ PAS LE PROCHAIN ÉPISODE DU SAMOURAÏ DE PLASTIQUE™ - GUERRIER DU NOUVEAU VIEUX TOULOUSE™ !

Maya : Niiiiiiiick ! Je suis triiiiiiste ! L'épisode d'aujourd'hui du Samouraï de Plastique™, Guerrier du Nouveau Vieux Toulouse™, est terminéééééé !
Phoenix : Je m'en fous, je récure présentement les toilettes.
Maya : Sans-coeur !
Phoenix : En même temps, vu l'état dans lequel tu les laisses après chaque passage...
Maya : Hmpf ! ... Oh, Nick, regarde, regarde ! Ils parlent du Samouraï de Plastique™ aux informations !

"Et nous apprenons à l'instant que Gustavo Mitif, l'acteur qui interprétait le célèbre Samouraï de Plastique™, a été arrêté pour le meurtre de Jacques Marteau, l'acteur qui jouait son adversaire, le Magistrat Démoniaque™ ! Que va-t-il se passer maintenant ? Une chose est sûre, c'est que c'est un coup dur pour la fameuse série du Samouraï de Plastique™ ! Affaire à suivre !"

Maya : OH NON ! JE NE SAURAI JAMAIS SI LE NOUVEAU VIEUX TOULOUSE™ SERA SAUVÉ DES GRIFFES DE L'INFÂME MAGISTRAT DÉMONIAQUE™ ! Vite, Nick, il faut défendre le Samouraï, il ne ferait jamais une chose pareille !
Phoenix : Non. Je récure les toilettes.
Maya : Monstre !
*DRIIIIIING ! DRIIIIIIIIING !*
Maya : Tiens, le téléphone.
Phoenix : Allô ? ... Euh, vraiment ? Pourquoi ? De... De quoi ? Euh d'accord. Au revoir. *Bip*
Maya : C'était qui ?
Phoenix : Tu tiens vraiment à le savoir ?
Maya : OUI !
Phoenix : Bah c'était Gustavo Mitif qui voulait que je le défende...
Maya : SUPER ! EN AVANT POUR DE NOUVELLES AVENTURES !

Centre de détention

Maya : Bon, il est où, le SAMOURAÏ DE PLASTIQUE™ !
??? : Euh... C'est moi...
Maya : ... Non sérieux, il est où ?
Phoenix : Non Maya, je crois que c'est vraiment lui, c'est juste qu'il porte un masque pour le show.
Maya : Mais... MAIS IL EST LAID ! C'EST AFFREUX ! C'est définitivement lui le coupable, déjà qu'il porte atteinte au bon goût !
Phoenix : Tu ne sais même pas ce qu'il s'est passé !
Maya : On s'en fout, là c'est trop moche, on rentre chez nous, point !
Phoenix : Euh... Bon, okay, au revoir, M. Mitif, portez-vous bien...
Maya : Il ne va pas "se porter bien", crétin, comme on ne va pas le défendre et que c'est forcément Hunter (Si on suit la ligne logique du scénar) le procureur, il va juste être condamné à mort ! Mais on s'en fout il est moche.
Phoenix : Bah allons-y alors.
Fin.


Mitif : ATTENDEEEEEEZ !
Phoenix : Quoi ?
Mitif : ... Si vous ne me défendez pas, il n'y aura plus jamais aucun épisode du Samouraï de Plastique™ !
Maya : On s'en fout, vue la fanbase, le Samouraï de Plastique™ ne mourra jamais vraiment ! Par contre vous vous êtes vraiment moche, vous pouvez crever.
Mitif : Je peux aussi vous dire que si vous ne me déclarez pas non coupable, vous rendez l'épisode 4 du jeu suivant, Phoenix Wright : Fail Attorney : Fail For All, impossible à tourner, puisque vous n'aurez aucun contact dans le milieu du showbiz pour vous inviter à la réception !
Maya : Bah ce sera pas plus mal, comme ça je me ferai pas...
Phoenix : Mais... Mais ta gueule, Maya, tu va spoiler le lecteur, là !
Maya : Hein ? On s'en fout du lecteur, on est entre nous, là !
Phoenix : N'empêche que c'est pas parce que tu as pris de l'avance sur l'histoire que tu dois en faire profiter tout le monde !
Maya : Oh, toi, le cheateur, tu la ramènes pas, hein !
Mitif : Elle marque un point.
Phoenix & Maya : Ta gueule, Mitif.
Phoenix : Bon, j'ai quand même décidé de vous défendre, M. Mitif. Parce que si on compromet la fin de Fail For All, on ne pourra jamais se faire Fails and Tribulations, le meilleur jeu de la série, et ce serait vraiment dommage.
Maya : Sinon on peut aussi faire une ellipse narrative, parce que bon...
Mitif : Vous ne voulez pas visiter Global Studios ?
Maya : OWIIIIIII ! OKAY NICK, ON DÉFEND LE SAMOURAÏ DE PLASTIQUE™ !
Phoenix : Tout ça pour en arriver là... Euh sinon, vous pouvez nous parler de l'affaire et nous donner un plan vers le studio ?
Mitif : Ah, bien sûr, j'avais oublié. Bon, déjà je vous donne le plan, le paumez pas, j'en ai qu'un seul.
Phoenix : Merci ! Et l'affaire ?
Mitif : Alors en fait, on m'accuse d'avoir tué mon collègue, Jacques Marteau, avec l'aide de mon arme de Samouraï, la fameuse Lance en Plastique Coupant™. Seulement moi bah... Je dormais comme un bébé au moment des faits, donc bon, je comprends pas trop le pourquoi du comment.
Phoenix : Merci, maintenant que vous avez répondu à notre question, nous allons pouvoir aller à Global Studios pour mener l'enquête.
Mitif : Merci d'avoir accepté de me défendre !
Maya : (Dommage qu'il soit essentiel au scénario, quand même, il est si moche)
Phoenix : (Fais attention à ce que tu dis, Maya. On ne dit pas de quelqu'un qu'il est moche. On dit qu'il a un physique difficile.)

Studios Global

Phoenix : Bon, nous y voi-
??? : TATATATATA, ALLEZ VOUS FAIRE METTRE, VOYAGEURS INCONSCIENTS !
Phoenix : Euh, je quoi ?
??? : Moi, la GARDIENNE DE CES LIEUX, je vous INTERDIS l'accès !
Phoenix : En quel honneur ?
??? : Je vais vous le dire en anglais pour vous aider à comprendre mieux : None shall pass.
Phoenix : Euh, je ne parle pas anglais, je ne parle présentement que le fran-
Maya : Phoenix, tu dis n'importe quoi, c'est à partir de Fails and Tribulations qu'on ne sait plus parler anglais.
Phoenix : Ah oui, c'est vrai, j'avais oublié.
??? : Bon, vous êtes qui, sales intrus ?
Phoenix : Les avocats de Mitif.
??? : Ah. Je m'disais aussi. Vous aviez l'air tellement louche que vous pouviez être que ça. Logique.
Phoenix : Et vous êtes ?
??? : Flavie Eïcarne. Mais pour vous, FRELUQUET, ce sera MADAME !
Phoenix : Euh... D'accord.
Flavie : Ah ces jeunes, tous les mêmes. Tous des moches. Tous des inutiles. En plus là j'ai droit à un avocat, pfff, je m'en fous des avocats. Je suis certaine qu'il est venu avec cette jeune fille pour pouvoir visiter gratos en plus, m'étonnerait pas, la jeunesse actuelle, que des dévergondés, 'devraient avoir honte. Oui, HONTE. Honte d'EXISTER.
Phoenix : Euh...
Flavie : QUAND FLAVIE PARLE, BLANC-BEC, ON SE TAIT ET ON ÉCOUTE !
Phoenix : Est-ce qu'on pourrait avoir un plan des lieux ?
Flavie : ... Non, perdez-vous, disparaissez, et crevez, vous rendrez service à la société.
Maya : Hey, regarde, Nick, j'ai choppé un plan !
Flavie : ... Bon okay. Mais ça fera 20 DOLLARS !

Phoenix : Mme Eïcarne, parlez-nous du Samouraï de Plastique, s'il vous plaît.
Maya : Putain Nick, t'es vraiment un boulet, des fois.
Phoenix : Mais j'ai même pas dit "Yeah" !
Maya : On ne dit pas "Samouraï de Plastique", noob ! On dit "Samouraï de Plastique™" !
Phoenix : C'est quoi la diff-
Maya : Putain mais tu veux vraiment te faire traîner en justice toi ? Parler d'une marque déposée sans préciser qu'elle l'est est contraire à la loi, noob ! D'ailleurs maintenant, je t'appellerai "noob" à chaque fois que tu merderas, c'est-à-dire très souvent. Sauf peut-être quand tu récures les toilettes, car j'ai conscience que c'est un travail assez dégradant.
Phoenix : Maya... C'est moi qui te paye tes six Big Mac par jour, je te rappelle.
Maya : Big Mac™*
Phoenix : ... Quoi qu'il en soit. Pouvez-vous me répondre, Mme Eïcarne ?
Eïcarne : A quel sujet, blanc-bec ?
Phoenix : Eh bien, je vous ai demandé de me parler du Samouraï de Plastique™, vous vous souvenez ?
Eïcarne : Ah oui, ce show de merde où mon acteur préféré se faisait botter le cul tous les épisodes par ce tocard de Mitif. Et puis il est mort. Mon acteur préféré, je veux dire. Qui aurait cru que ce jour viendrait. Je suis tellement aigre que je ne vais pas vous parler de ma preuve décisive qui inculpe le tocard.
Phoenix : Attendez une minute, vous avez une preuve ?
Eïcarne : J'ai une preuve mais comme vous êtes laid avec votre tête de hérisson je ne vous dirai pas qu'il s'agit d'une photo de la caméra de surveillance.
Maya : Tu vois, Nick ! Tu devrais aller plus souvent chez le coiffeur !
Phoenix : Mais... Mais j'y vais entre chaque affaire ! Et je mets du gel pour que ma coupe tienne !
Maya : Oh. Ça explique bien des choses.
Phoenix : Bon, je n'ai rien de plus à vous demander donc nous allons nous contenter de visiter le studio.
Eïcarne : Vous n'allez rien visiter du t... Et crotte, ils sont déjà partis.

Porte principale des studios

Tektiv : Hey ! Vous êtes les meurtriers de la dernière fois ! Qu'est-ce que vous faîtes en liberté, les gars ?
Phoenix : Euh... D'une part on n'a tué personne, d'autre part vous êtes qui au juste ?
Tektiv : Mais enfin, mon gars ! Je suis un personnage essentiel à l'intrigue, mon gars ! J'apparais dans chaque épisode et j'aide M. Hunter, mon gars !
Phoenix : ... Non, je vois vraiment pas. Vous seriez pas un personnage mineur qui essayerait de m'embrouiller, des fois ?
Tektiv : Mais enfin, mon gars ! Vous n'allez quand même pas me faire croire, mon gars, que vous m'avez déjà oublié, mon gars ?
Phoenix : Bon sang ! Cette façon de parler sans égal ! Ce petit accent méditerranéen ! Cette démarche chaloupée ! Mais c'est bien sûr ! Vous êtes le procureur Boulay !
Tektiv : Vous vous moquez de moi, c'est ça, mon gars ?
Maya : Mais enfin, Nick. Tu vois bien que ses habits ne sont pas assez classes pour qu'il soit procureur !
Phoenix : Ah oui, on dirait plutôt un éboueur négligé qui essaye vaguement d'imiter un inspecteur de police.
Tektiv : Mais enfin ! Je SUIS un inspecteur de police !
Phoenix : Ah oui, vous êtes Dick Cionnère !
Tektiv : Ah non ! Ça ne va pas recommencer, mon gars ! Je suis l'inspecteur Tektiv, mon gars ! Et cette fois-ci, mon gars, vous avez pas intérêt à l'oublier, mon gars !
Phoenix : Et vous servez à quoi dans l'intrigue sinon ?
Tektiv : Ben euh, à la faire avancer, mon gars. Je suis pas inspecteur de police pour inspecter des fleurs, mon gars.
Phoenix : Ah ok. Bon, pour en revenir à l'affaire qui nous préoccupe, je n'ai pas pu m'empêcher de remarquer le gros truc, là-bas.
Tektiv : Ah, vous parlez du singe géant qui sert de mascotte au studio ! J'ai fait des recherches dessus, il s'appelle M. Babouche. Mais vous savez, ça n'a rien à voir avec l'affaire, comme vous devriez le savoir le meurtre n'a PAS eu lieu à proximité de la Baraque à frites du Studio 2, mais bien au Studio 1.
Phoenix : Dans ce cas je vais aller glander du côté du Studio 1.
Tektiv : Ha ha ! Non !
Phoenix : Et pourquoi pas ?
Tektiv : Pour y accéder, il vous faudrait une carte d'accès bleue.
Phoenix : Et on l'a comment cette carte ?
Tektiv : Bah, vous devrez obtenir un laisser-passer A38 qui vous permettra d'avoir une carte jaune. Avec cette carte, vous pourrez avoir un laisser-passer C57, puis une carte verte. Ensuite...
Phoenix : Laissez tomber, je vais plutôt vous vol- euh, vous emprunter votre carte d'accès.
Tektiv : À vrai dire, je n'en ai pas. La gentille mamie a préféré me gaver de donuts plutôt que me donner des trucs utiles.

Cafétéria des Studios

Maya : Nick ! Regarde !! C'est... C'est... C'EST UNE ÉCHELLE !
Phoenix : Mais enfin, Maya, tu vois bien que c'est un escabeau !
Maya : Et moi, je te dis que c'est une échelle ! Regarde-moi ça ! La finesse de ce bois, l'homogénéité des barres, la beauté de la construction !
Phoenix : Non, non, je suis formel, c'est bien un escabeau.
Maya : Tu es insensible à l'art des utilitaires !
Phoenix : J'espère qu'on ne verra plus d'échelle ni d'escabeau dans nos prochaines affaires, je n'ai pas envie qu'une confusion aussi foireuse devienne un running gag. Euh... Tu fais quoi, là, Maya ?
Maya : Hmm ? Omf, il restait des hamburgers dans les assiettes, je les finis.
Phoenix : Mais Maya, un meurtre a eu lieu pas loin d'ici ! Il faut pas toucher aux scènes de crime !
Maya : De toutes façons je suis pas fan d'ice cream.
Phoenix : C'était un peu pourri. L'auteur a l'air un peu à court de blagues moisies.
Maya : Haut les coeurs ! Je dois encore remplir mon estomac spécial côtelettes, mon estomac spécial bonbons, mon estomac spécial chips et mon estomac spécial Chupa Chups™ !
Phoenix : T'en as encore beaucoup, des estomacs ?
Maya : Environ 42, pourquoi ?
Phoenix : ... Oh, pour rien.
Maya : Écoute, à chacun ses passions, toi, la tienne, c'est récurer des toilettes, moi, la mienne, c'est remplir mon ventre. En plus, comme je suis un personnage de jeu vidéo, je ne grossis pas et je ne coûte rien à entretenir. Ceci dit, après un bon repas, rien ne vaut un peu de sport pour entretenir la santé et avoir encore faim car quand l'appétit va, tout va.
Phoenix : Et donc ?
Maya : Ben concrètement je propose qu'on démolisse cette entrée d'aération comme des vandales, après quoi nous nous introduirons dans la loge de notre client et tu voleras ses affaires pendant que je boulotterai son frigo s'il en a un.
Phoenix : Présenté comme ça, il est évident que nous n'avons rien de plus intelligent à faire. Allons-y.

*Cinq minutes plus tard, au Studio 1*

Phoenix : Ha ha, qui aurait cru que l'acteur principal du show avait une carte pour accéder à l'endroit où il tourne son show !
Maya : J'avoue, vue sa tronche, ça m'étonne. Par contre y avait que dalle dans son portefeuille. Fait chier.
Phoenix : Entrons dans les lieux du crime, à présent !

Studio 1

Maya : Ooooh, une échelle !
Phoenix : Mais non ! C'est un esc... Ah oui tiens, c'est une échelle.
Maya : Et là ! Quelle superbe caméra !
*SBAMF*
Maya : Oops, elle est tombée. Au temps pour moi.
??? : Hé ! Vous faîtes quoi ici, vous deux ?
Maya : C'est pas moi ! C'est lui !
Phoenix : Hé !
??? : Touchez pas aux installations, sinon je vais me faire engueuler !
Phoenix : Et vous êtes ?
Iseult : Iseult Rosace, stagiaire. J'ai débuté y a quinze jours et mon stage s'arrête le mois prochain. J'espère faire bonne impression avec mon rapport de stage ! Je travaille très dur, vous savez !
Phoenix : Et vous faîtes quoi, exactement ?
Iseult : Plein de choses ! J'apporte le café, je passe l'aspirateur... C'est super enrichissant !
Phoenix : Euh, d'accord. Sinon y a eu un meurtre, ici. Vous savez quelque chose sur ce sujet ?
Iseult : Ben non, je suis qu'une stagiaire.
Phoenix : D'accord. Merci. Bon, Maya, allons-y.
Iseult : Oh, au fait !
Phoenix : Quoi ?
Iseult : Ce n'est peut-être que mon imagination, mais le jour du meurtre, j'ai ressenti une présence. Une présence étrangère au studio. J'ai eu un frisson, même.
Phoenix : Okay, je note.

Entrée des Studios

Eïcarne : Vous revoilà, blanc-bec ?
Phoenix : Ouais. Et je me posais une question.
Eïcarne : Posez-la moi toujours, je verrai combien je vous demanderai en échange de ma réponse.
Phoenix : La stagiaire nous a dit qu'elle avait ressenti une présence étrangère au studio.
Eïcarne : QUOI ? LA PETITE PÉRONNELLE ! C'EST ELLE L'ÉTRANGÈRE ICI ! ET JE... JE... AAAARGH
Maya : Elle est tombée à terre !
Phoenix : Pas très résistante, la vieille. Appelle une ambulance pendant que je la fouille, Maya.
Maya : Okay, mais n'oublie pas, le portefeuille, on le partage 50/50 !
Phoenix : Justement, quand on parle du portefeuille... Hey, mais, ce serait pas la photo que la caméra de surveillance est sensée avoir prise ? Waw, mais quelle photo à la con. Je la garde, elle servira sûrement demain.

Tribunal

Juge : La séance est ouverte pour le procès de Gustavo Mitif.
Phoenix : La défense est fin prête, Votre Honneur.
Hunter : Il en va de même pour l'accusation. Préparez-vous, Wright, car cette fois, je ne vous ferai aucun cadeau !
Phoenix : Ouais, ouais, tout le monde sait bien que je vais gagner cette affaire et que Maya mangera cinq hamburgers pour fêter ça à la fin.
Maya : Hey ! Pas du tout ! J'en mangerai six !
Juge : Bien, M. Hunter, nous attendons votre déclaration préliminaire.
Hunter : Un meurtre horrible a été commis aux Studios Global. L'accusé est forcément coupable, vous avez vu sa tronche ?
Juge : En effet. Je ne pense pas que ce procès durera très longtemps. Mais faisons tout de même les choses dans l'ordre.
Hunter : En ce cas, j'appelle à la barre l'inspecteur Tecktiv, qui se chargera de nous expliquer plus en détail pourquoi l'horreur qui nous sert d'accusé aujourd'hui est la seule personne qui aurait pu commettre ce meurtre infâme de sang froid.
Tecktiv : Coucou, les gars !
Hunter : Inspecteur Tecktiv, nous attendons votre description des évènements, épatez-nous.
Tecktiv : Eh bien voilà, la victime a été tuée après avoir été transpercée, mon gars. L'arme du crime est le Sabre du Samouraï de Plastique™, mon gars. Nous avons un témoin, mon gars, qui peut prouver irréfutablement la culpabilité de l'accusé, mon gars.
Hunter : Aaah, simple, concis, une déposition comme je les aime. J'appelle à présent le témoin, Flavie Eïcarne !
Juge : Euh, M. Hunter ?
Hunter : Quoi ?
Juge : On me fait savoir que pour le moment, le témoin est entre la vie et la mort, à l'hôpital.
Hunter : Rien à foutre ! On n'est pas dans un épisode des Bisounours, ici ! Même dans le coma, un témoin DOIT témoigner !
Juge : Euhh, je n'ai pas grand chose à y redire, faîtes entrez le témoin...

Eïcarne : Arggh... Blaaancs-beeeeecs...

Hunter : Témoin, vous allez nous dire immédiatement ce que vous avez vu le jour du crime !
Eïcarne : Hey ! Mais c'est que vous êtes plutôt beau gosse, jeune homme ! C'est avec plaisir que je vais témoigner !
Phoenix : Mon Dieu, elle s'est remise sur pieds en deux minutes en entendant la voix de Hunter.

DÉPOSITION DU TÉMOIN

Eïcarne : Eh bien voilà, le jour du meurtre, ce laid de Mitif est allé sur le lieu du crime, et la photo de la caméra de sécurité le prouve. Qu'avez vous à y redires, jeunes impertinents que vous êtes ?
Phoenix : Je ne suis pas d'accord ! J'ai entre les mains la photo en question, et on n'y voit nulle part l'accusé !
Eïcarne : Vous avez de la merde dans les yeux, achetez des lunettes et laissez parler vos aînés.
Phoenix : Ce serait plutôt à vous de porter des lunettes, vieille femme !
Hunter : Un vrai gentleman n'attaque pas les témoins sur leurs attributs physiques, maudit amateur !
Phoenix : Et depuis quand vous souciez-vous des valeurs d'un vrai gentleman ?
Hunter : Depuis que je joue à Professeur Layton, amateur.
Maya : Hunter marque un point, là, Nick. Tu devrais jouer à Professeur Layton et t'inspirer de son comportement dans ta vie de tous les jours.
Phoenix : Mais je m'en fous, de ce professeur et de son chapeau de soie !
Hunter : Alors venez-en au fait, amateur !
Phoenix : Pourquoi vous m'appelez amateur sans arrêt ?
Hunter : Parce que vous en êtes un, amateur. Et il me semble vous avoir demandé d'en venir au fait.
Phoenix : Eh bien voilà, sur cette photo que voici, on voit clairement que ce n'est pas Gustavo Mitif qui se dirige vers le lieu du crime, mais bien un mauvais cosplay du Samouraï de Plastique !
Maya : T'as encore oublié le ™, abruti, tu vas avoir des ennuis avant la fin du procès, crois-moi.
Hunter : Bah, ça ira pour cette fois, sérieusement, qui se soucie de marques déposées quand on tient un procès pour meurtre !
Phoenix : Ah, donc on peut arrêter de dire ™ ?
Juge : Bon, allez, oui, on peut arrêter. Cette jurisprudence s'applique immédiatement.
Phoenix : Ouf ! À présent, qu'avez-vous à répondre, vieille carne ?
Eïcarne : VIEILLE CARNE ? SACHEZ BLANC-BEC QUE JE NE SUIS PAS UNE VI...
Hunter : Silence, témoin.
Eïcarne : Owiiiii, le beau gosse me parle. Vous vous appelez comment, beau gosse ?
Hunter : Benjamin Hunter, mais...
Eïcarne : Owi, c'est sexy. Je peux t'appeler Benji, mon chou ?
Hunter : Je... Mais...
Eïcarne : Alleeeeeeeez, choupinooooou !
Hunter : Rah, contentez-vous de témoigner, et qu'on en finisse !
Eïcarne : D'accord Benjiiiiiii ! Alors voilà, blanc bec, seul Mitif porte ce costume, et je ne vois pas qui pourrait vouloir porter un truc comme ça en cosplay, donc vous dîtes vraiment de la merde. C'est pourtant clair comme de l'eau de roche que c'est Mitif qui marche sur cette photo. En plus il porte son sabre à la con !
Et au fait, je viens de me rappeler d'une preuve encore plus décisive.

DÉPOSITION DU TÉMOIN

Eïcarne : Eh bien voilà, cette photo a été prise juste après une répétition à laquelle j'ai assisté. Ce crétin de Mitif, au cours de cette répète, a glissé sur un saucisson qui traînait par terre ! Je crois que c'était la stagiaire qui l'avait fait tomber. En tout cas, il claudiquait comme une vieille chèvre, après, hahaha, c'était amusant à voir. Eh bien ! Sur la photo, il claudique aussi, blanc-bec !
Phoenix : UN INSTANT ! Mme Eïcarne, loin de moi l'idée de remettre en doute ce que vous avez vu, mais... Ne me prenez-vous pas un peu pour un con ? C'est une photo ! Une image fixe ! Ce n'est pas une preuve qu'il traîne la patte !
Eïcarne : Si vous voulez jouer à ça avec moi, blanc-bec, vous allez être servi. Comme vous pouvez le constater, l'une de ses armes porte du scotch. Et c'est normal ! Après la chute, elle s'est brisée ! C'est la stagiaire qui a rescotché l'arme ! Vous en pensez quoi, blanc-bec ?
Phoenix : Ça non plus, ce n'est pas une preuve !
Hunter : Je ne vois pas ce qu'il vous faut de plus, M. Wright !

Juge : Au fait, personne ne sait où est passé ce costume ?
Hunter : Nos équipes le cherchent toujours, Votre Honneur. Il est vrai qu'un costume en plastique, ce n'est pas ce qu'il y a de plus pratique à chercher quand on n'a que des détecteurs de métaux.
Juge : Vous n'avez pas plus de moyens que ça ?
Hunter : Plaignez-vous au préfet, hein, ce n'est pas moi qui m'occupe du budget, encore moins cet incompétent de Tecktiv !
Juge : Hm.
Hunter : Bon, reprenons. Témoin, poursuivez je vous prie.
Eïcarne : Avec plaisir Benjiiii !

DÉPOSITION DU TÉMOIN

Eïcarne : De toute façon, vue l'heure à laquelle est mort mon héros, c'est pas la peine de tergiverser, hein, une seule personne est passée et la photo le prouve.

Phoenix : Sur la photo, on voit clairement écrit "Photo N°2" !
Eïcarne : Ouais, et alors ?
Phoenix : Alors ! Alors une autre personne est forcément passée ! Montrez la première photo !
Eïcarne : Ah. Oui. C'était une photo de merde. Y avait rien d'intéressant dessus.
Hunter : C'est à l'accusation d'en décider, témoin ! Qu'y avait-il sur cette photo !
Eïcarne : Un gosse.
Hunter : Euh ?
Phoenix : Quoi ?
Juge : Un... Gosse ?
Eïcarne : Ouais, un môme, un avorton, une RACAILLE DE BANLIEUE si vous préférez. Le taré congénital qui essaye tous les jours de s'infiltrer dans le studio parce qu'il est trop fan du Samouraï de Plastique. Si ça tenait qu'à moi, je lui mettrais une de ces dérouillées !
Phoenix : Qu'est-ce qui vous en empêche ?
Eïcarne : Familles de France !
Phoenix : Oh non ! Pas eux ! Ils ont déjà ruiné mon enfance !
Hunter : Ah, vous aussi ?
Juge : Ce procès n'a pas pour but de juger Familles de France et leurs crimes infâmes, nous devrions donc poursuivre !
Phoenix : Bon, sans déconner, j'aimerais juste remettre en cause le témoignage de la vieille, là.
Eïcarne : JE NE SUIS PAS VIEILLE.
Hunter : Expliquez-vous, nous n'avons pas toute la journée.
Phoenix : Je pense que rien ne l'aurait empêchée de mettre la main sur le costume du Samouraï de Plastique ! Comme elle savait déjà que ce dernier s'était foulé la cheville en glissant sur une rondelle de saucisson, elle pouvait très bien faire semblant de claudiquer pour tromper la caméra de sécurité !
Eïcarne : AH OUAIS ?
Phoenix : OUAIS.
Hunter : Vous nagez en plein délire, mon pauvre ami, cette femme n'aurait jamais pu mettre un tel costume, vue sa stature !
Eïcarne : Oui ! Vas-y Benji ! Éclate cet avorton à tête de hérisson ! Fais-lui rendre ses boyaux !
Phoenix : Je n'ai pas une tête de hérisson !
Maya : On en a déjà parlé, Nick, il faut que t'ailles chez le coiffeur !
Phoenix : MAIS J'Y VAIS TOUS LES QUINZE JOURS.
Maya : Bah c'est pas suffisant. Tu te rends compte qu'avec ton costume bleu et ta coupe hérisson, tu as tout pour que Sega porte plainte, j'espère ?
Phoenix : Mais. Mais. Mais le bleu n'a pas été déposé par Sega, à ce que je sache.
Hunter : Trêve de plaisanterie ! J'attends votre réponse, petit impertinent !
Phoenix : Vous disiez quoi, déjà ?
Hunter : Relisez plus haut !
Phoenix : Ah. Oui. Qu'elle n'aurait pas pu mettre le costume.Je soutiens que si ! Et tant qu'on ne peut pas prouver le contraire, j'ai raison !
Juge : Bien, je pense qu'il est temps d'interrompre le procès, on tourne en rond pour une histoire de costume. M. Hunter, veuillez demander à votre équipe de trouver au moins un costume de remplacement pour le faire essayer au témoin. Si ça ne marche pas, ça aura été une petite perte de temps, mais bon, pendant ce temps, vos équipes pourront continuer à enquêter.
Hunter : Mouais.
Juge : M. Wright, je vous demande simplement de poursuivre votre enquête et de passer chez le coiffeur avant demain.
Phoenix : Mais... Mais c'est ma coupe habituelle, pourquoi tant de haine ?

-

studios Global, loge de Mitif

Phoenix : Bon, on reprend l'enquête.
??? : $4LU7, ç4 \/4 ?
Phoenix : Euh, pardon ?
??? : \/0U$ ê73$ QU1 ? /\/\01 ('3$7 50L /\/\4|\|3LL0. j3 5U15 U|\| r0><><0RZ QU1 r0><>< L35 r0><><0RZ.
Phoenix : Maya, tu comprends quelque chose, toi ?
Maya : Euh... Euuuh...
Sol :
\/\/4\/\/, (4|\|0|\| L4 p37173, j3 /\/\3 L4 Ph3R415 b13|\| ! 0/\/\9, /\/\35 (R3471\/3 p0\/\/3R$ 50|\|7 4(71\/é5 ! j3... j3... j3 L3 \/015 (L41R3/\/\3|\|7 !
Phoenix : Ce pauvre homme n'a définitivement pas toute sa tête.
Sol : 0U1111111111 ! (3 53R4 L4 pR1|\|(3553 \/3R73 : 9U3RR13R3 dU |\|0U\/34U \/13U>< 70UL0U53™ !
Maya : Nick ! Il me regarde bizarrement ! Au secours !
Sol : 5LUrP, $LUrP, (3 $3r4 r0><><0rZ d3 r0><><0rZ ! 70U$ L3$ Ph4|\|$ \/0|\|7 4D0r3r !
Maya : Mais fais quelque chose ! J'ai peur !
Phoenix : Euh, monsieur, vous ne voulez pas... Parler normalement ?
Sol : P0UrQU01 Ph41r3 ? ('3$7 |\|UL d3 p4rL3r |\|0r/\/\4L3/\/\3|\|7 ! L3 L337 ('3$7 pLU$ r0><><0rZ, \/0U$ p0U\/3Z p4$ 73$7 ! ('3$7 0\/3r 9000 !
Phoenix : Vous voyez ce badge ? Je suis AVOCAT. Je peux vous TRAÎNER EN JUSTICE si vous ne parlez pas NORMALEMENT.
Sol : Euh, euh, p4rd0n, je v4is f4ire plus 4ttenti0n, m4is c'3st pas f4cile vous s4vez !
Phoenix : Qui êtes vous ?
Sol : Je vous l'ai déjà dit, l0l, je suis Sol Manello ! Je suis le r3alis4t3ur du Sam0uraï de Plastique™, et bientôt d'une nouvelle série : La Princesse Verte™ ! Ça va r0xxer du petit p0ney !
Phoenix : Vous le savez certainement, un meurtre a eu lieu ici récemment.
Sol : Ouais mais m0i je suis pas l4 pour ça, je suis l4 pour laisser parler mes CR3ATIV3 P0W3RS, vous p0uvez pas t3st !
Maya : J'ai encore du mal à comprendre :(
Phoenix : T'inquiète pas, je saisis l'essentiel.
Maya : Pour une fois que tu comprends quelque chose à ce que quelqu'un te raconte ! Peut-être est-ce dû au fait que tu te concentres très fort pour piger ?
Phoenix : ... Mouais. Enfin bon, m'sieur Manello, j'aimerais juste savoir, vous faisiez quoi au moment du meurtre ?
Sol : J'3t4is en r3uni0n avec la pr0ductr1ce, Didi Basquaise, et des gr0s b0nn3ts dans la b4rr4que à frites du Studi0 2, 0n y a p4ssé toute l'4près-midi, ç4 suxx4it gr4ve.
Phoenix : Bon, on va vous laisser pour le moment, hein. Viens, Maya, nous devrions aller jeter un oeil à cette barraque à frites.
Sol : j'41/\/\3 L35 p371735 Ph1LL35, 3LL35 /\/\'1|\|5P1R3|\|7.

Studio 2

Phoenix : Voilà la fameuse barraque à frites.
Maya : Ouais bah on va pas pouvoir y entrer, elle a l'air fermée à clés et je ne pense pas que tu aies un pied de biche sur toi pour la forcer !
Phoenix : C'est surtout que c'est complètement illégal, Maya.
Maya : Ce genre de détails t'a déjà arrêté ?
Phoenix : Maya. Si je laisse une trace de mon passage, je risque GROS. Dans ce genre de cas, j'aurais préféré utiliser un trombonne.
Maya : Ouais bah de toute façon t'en as pas et...

*VOUSH*

Maya : T'as entendu ?
Phoenix : J'ai entendu un effet sonore à la con ! Ça veut dire qu'on est sensés en déduire qu'il y a quelqu'un ou quelque chose dans le coin !
Maya : Ah, si on pouvait entrer dans la barraque à frites, tu pourrais chipper l'échelle qu'on aperçoit à l'intérieur et t'en servir pour observer au loin !
Phoenix : C'est un escabeau, je te signale.
Maya : Et moi, je te signale que c'est strictement la même chose !
Phoenix : Je préfère encore que nous poursuivions notre enquête. Allons voir ailleurs si on trouve quelqu'un d'autre à interroger, ou au pire un trousseau de clés à chipper.

Global Studios - Entrée

Eïcarne : RAAAAAAARGH !
Phoenix : Tiens, vous êtes là, vous ?
Eïcarne : Il en faut plus pour arrêter Eïcarne, petit freluquet !
Phoenix : Vous pouvez me renseigner sur...
Eïcarne : NAN. PAS LE TEMPS. JE DOIS TUER CE PETIT MORVEUX.
Maya : On ferait mieux de fuir, Nick, c'est mieux pour notre santé.
Phoenix : Tu as raison, Maya.

Cafétéria

??? : Wesh !
Phoenix : Okay, t'es qui, toi.
??? : Moi c Kévin Mouloud, slt.
Phoenix : Plaît-il ?
Kévin : Zyva, ta pa l'r d'avior le swag, t nul.
Phoenix : Je ne comprends rien.
Maya : C'est la pire des calamités, Phoenix. C'est un gosse.
Phoenix : Mais enfin, il ne peut pas être si terr... AÏE !
Maya : Qu'est-ce qu'il a fait ?
Phoenix : Ce sauvage m'a écrasé le pied !
Kévin : Wesh, t 1 faibl, tio.
Phoenix : Grmbl, je ne sais pas ce qui me retient de taper ce gosse avec l'échelle.
Maya : L'escabeau.
Kévin : Sinn, pk vou zète la ?
Phoenix : J'enquête sur le meurtre qui a eu lieu récemment.
Kévin : Ah uio, g tou vu, ct tro d4rk !
Phoenix : Tu as tout vu ? Vraiment ? Tu peux nous raconter ?
Kévin : Nan ! Bande 2 tarlouz !
Phoenix : Argh ! Il m'a donné un coup de pied et il est parti !
Maya : Les gosses. Jamais je n'en aurai, c'est trop casse-pieds.
Phoenix : De toute façon, je vois pas qui pourrait avoir envie de sortir avec toi en premier lieu.
Maya : Je suis encore jeune, moi, au moins.
Phoenix : Hé ! J'ai que 24 ans !
Maya : Exactement. Tu es vieux. Enfin, tu vaux toujours mieux que la génération actuelle.
Phoenix : Me compare pas à ce singe, merci. Poursuivons plutôt l'enquête.

Studios Global - Entrée

Eïcarne : Reviens... Ici... Petit... Chenapan !
Phoenix : Ah, la vieille s'est taillée pour poursuivre le p'tit con ! On peut enfin chiper la clé de la baraque à frites !
Maya : Aaaah, frites, quel doux mot à mes oreilles.

Baraque à frites

Phoenix : Bonjour.
??? : Buongiorno. Vous m'apportez le scénario ?
Phoenix : Pardon ?
??? : Ma, le scénario de l'episodio 13 del Samurai di Plastica™, naturalmente !
Phoenix : Mais putain, c'est quoi cette boîte de tarés.
??? : Si vous ne m'apportez pas le scénario, je ne vous répondrai pas, zerbinotto.
Phoenix : Et on le trouve où, ce ù$*£% de scénario ?
??? : Je pense que c'est ce coraggio Sol qui l'a.
Phoenix : Très bien, on va vous le chercher, ce scénario.

Maya : Bon, Nick, on commence à se les geler, là, j'espère que t'as une idée pour gagner du temps.
Phoenix : Mais il fait pas si froid, on n'est qu'en Octobre !
Maya : SI. IL FAIT FROID.
Phoenix : T'inquiète pas, j'ai regardé la solution complète.
Maya : Ouais, comme d'hab, quoi, et donc ?
Phoenix : Pas la peine de se faire chier à aller voir Sol, cet abruti a laissé son scénario sur sa propre chaise et est pas foutu de se le rappeler.
Maya : On dit pas "s'en rappeler" ?
Phoenix : Non, c'est "se le rappeler" et "s'en souvenir", et...
Maya : Ta gueule, l'intello, allons plutôt chercher le scénario.
Phoenix : Mais... Mais... Pour une fois que je peux sortir le seul truc que j'ai écouté de tous mes cours de Français !

Studio 1

Phoenix : Ah ! Le voilà ! Lisons ça...
Maya : Tu te spoiles ? Fais voir ! Fais voir !
Phoenix : Euh, je le trouve un peu bizarre, je me demande si quelqu'un l'aurait pas remplacé par une contrefaçon...
Maya : Hein ? Pourquoi tu dis ça ?
Phoenix : "le samourai il é tro for tavu, il dékoupe c zenemi ak sn sabr é c zieu tir d lazer é c koul"
Maya : Non, je ne vois rien d'anormal.
Phoenix : Tu dois avoir raison. De toute façon l'autre dinde a pas l'air de parler très bien le Français, donc bon, au pire, hein.

Baraque à frites

??? : Ah, vous revoilà.
Phoenix : Voilà votre scénario à la con, mégère.
??? : Pardon ?
Phoenix : J'ai dit : Voilà votre scénario de bon goût, mademoiselle.
??? : Ah, merci signore, je vais le ranger dans ma tasca et je regarderai ça un peu plus tardi.
Phoenix : Bingo !
??? : Nous n'avons pas été présentés. Il mio nome è Didi Basquaise. Vous pouvez m'appeler Lady. Je suis la produttore du Samurai del Plastica™.
Phoenix : Phoenix Wright, avocat.
Maya : Maya Fey, médium.
Sol : 50£ M4|\|ElL0, 93eK H4Xx0®z.
Maya : HIIIIIIIIIIII ! QU'EST-CE QU'IL FOUT LÀ ?
Didi : Coucouche carello, piccolo.
Sol : ©'357 5! !|\|(/|_|573. (/3 |\/|'3|\| \/4!5 à |*|2é53|\|7.
Phoenix : Il s'est pas amélioré, depuis la dernière fois.
Didi : Ne m'en parlez pas. Je dois supporter ses geremiadi tous les giorno, c'est pénible.
Phoenix : Peu importe. Comme vous le savez certainement, un meurtre a eu lieu ici récemment.
Didi : Sì, je suis au courant.
Phoenix : Pouvez-vous nous en parler ?
Didi : J'ai déjà tout dit à la polizia, mais soit. Ce jour-là, j'étais en incontro avec Sol et trois ou quatre signori. Or, il y a eu une grande tempesta, et la tête de M. Babouche, notre portafortuna, est tombée sur le sol.
Phoenix : Ouh, ça a dû lui faire mal.
Didi : Mais non, idiota, je ne parlais pas de Sol, je parlais DU sol.
Maya : Dommage, pour une fois que Nick avait une version intéressante.
Didi : La testa de M. Babouche est immenso ! Le crimine a eu lieu au Studio 1, vero ? Bene, parce que dans ce cas on ne pouvait juste pas s'y trouver à ce momento.
Phoenix : Oh.
Didi : Voilà, ora sapete tutto.
Phoenix : J'ai une autre question.
Didi : Sì ?
Phoenix : Pourquoi votre mascotte a le même nom que l'un des personnages de Dora l'exploratrice ?
Didi : Notre studio a existé avant Dora. Cette cagna nous a tout simplement plagié.
Phoenix : Votre studio existe depuis avant 2000 ? ET LA MASCOTTE AUSSI ?
Didi : Sì, maintenant arrêtez de m'ennuyer avec ça.
Phoenix : Mais alors, pourquoi est-ce que cette mascotte à la con ressemble trait pour trait à Babouche ? Ce ventre jaune, ces mains et ce visage rose, cette mèche, ce pelage gris, ce regard glauque et ces bêtes chaussures rouges ? Madame, vous avez commis un plagiat !
Didi : Écoutez-moi bien, piccolo. Quand j'ai fondé ma société, je ne m'attendais pas à ce que Nickelodeon me vole une idée aussi conne ! Ce carattere est si ridicolo et moche que je n'ai pas pensé à le breveter, je l'avoue, mais vous allez me foutre la paix avec Babouche !
Phoenix : Oh, c'est bon, c'est bon, je n'en parlerai plus, je ne pouvais pas savoir, moi.
Maya : Mais dis-moi, Phoenix, tu regardais Dora l'exploratrice, à neuf ans ? C'est pas un peu la honte ?
Phoenix : Mais ! Mais ! Mais je. C'est parce que ça passait juste avant Pokémon.
Maya : OH LA HONTE, TU REGARDAIS POKÉMON, HAHAHA, QUEL LOOSEUR.
Phoenix : Je ne te permets pas ! Sans Pokémon, je ne serais pas l'homme que je suis aujourd'hui ! Je ne serais peut-être même pas avocat !
Maya : Ça n'aurait pas été une grande perte, à vrai dire. Et je ne vois pas le rapport avec Pokémon.
Phoenix : Je t'en parlerai une autre fois.
Maya : Ouais, dis tout de suite que ça n'a rien à voir.
Phoenix : Maya, tu peux rapidement devenir détestable, j'espère que tu en es bien consciente.
Maya : En attendant j'ai toujours pas eu mes frites alors qu'on est dans une baraque à frites, j'aimerais une explication.
Phoenix : Elle est fermée, on est allé chercher la clé j'te signale.
Maya : Mais ça n'a aucun sens, qu'est-ce que l'autre Italienne foutait à l'intérieur d'une pièce fermée ?
Didi : Il y a une autre entrée. Maintenant, si vous pouviez partir, ce serait bello.
Phoenix : Génial, on s'est fait chier à aller chercher une clé alors qu'il y avait une autre entrée.
Maya : Bon, cassons-nous, l'odeur des frites va me faire péter un câble si je peux pas en BOUFFER

Cabinet Wright & Co

Phoenix : Tain, je trouve rien, si ça tenait qu'à moi, je stopperais l'enquête ici et je partirais en vacances loin de tout, dans une île paradisiaque, et j'oublierais la tronche de cet acteur, l'accent de la productrice et la mascotte à la con du Studio.
Mia : Phoenix ! Je te paye pas à ne rien foutre !
Phoenix : ARGH ! MIA !
Mia : C'est bien moi ! Tu n'as pas fini ton enquête, alors bouge-toi le cul !
Phoenix : Mais je n'ai plus aucune piste !
Mia : Tu as négligé quelque chose.
Phoenix : Mais ! Mais j'ai posé toutes les questions possibles concernant Babouche, ça va pas être possible d'inculper l'autre gourde !
Mia : LE GAMIN, ABRUTI.
Phoenix : Bon sang mais c'est bien sûr ! Je viens d'avoir une idée formidable ! Je vais interroger le gamin !
Mia : C'est ce que je viens de dire.
Phoenix : Non ! C'est mon idée à moi tout seul ! Vite ! Aux studios !
Mia : Putain, si on ne suivait pas un scénario déjà tracé, je foutrais un peu d'arsenic dans cette boîte de cookies.

Studios Global

Eïcarne : HAHA ! J'ai réussi ! J'ai chipé l'un des objets collector de ce connard de gamin ! S'il veut le récupérer il va devoir venir le chercher ! Et je pourrai enfin LE TUER !
Phoenix : C'est quoi cet objet ?
Eïcarne : Une carte à collectionner Samouraï de Plastique™, mais ça vous regarde pas, misérable freluquet !
Phoenix : Vous me la donneriez ?
Eïcarne : Pourquoi faire, hooligan ? C'est la mienne ! C'est ma vengeance !
Phoenix : ... J'ai quelque chose qui pourrait vous intéresser :)
Eïcarne : Uh ?
Phoenix : Je crois savoir que vous ne pouvez pas accéder au Studio 1 ?
Eïcarne : Hey ! Comment le savez-vous, misérable avorton !
Phoenix : Deux mots : Solution complète. En tout cas j'ai une clé, et vous NON.
Eïcarne : Laissez-moi deviner, vous allez tenter d'attendrir le coeur de cette pauvre vieille qui a déjà subi un infarctus hier PAR VOTRE FAUTE, dans le but de récupérer une carte collector à la con ?
Phoenix : Carrément.
Eïcarne : Et vous pensez que je vais tomber dans le panneau, alors que si vous lisez la solution complète, vous savez déjà que je n'ai aucune raison d'aller me recueillir au Studio 1 ?
Phoenix : Pardon ?
Eïcarne : Ah. Okay. Vous la lisez au fur et à mesure, vous. Vous ne savez pas encore la vérité. Bien, puisqu'il le faut, je vais jouer la comédie. Mais vous m'offrez un restau après le tournage, hein ?
Sol : 3xcus3z-m0i...
Phoenix : ARGH, d'où sortez-vous ?
Sol : J'4i un m3ssag3 de la dir3ction, c'est t3llement 1mportant que j'3ssay3 de me r3tenir de p4rl3r 1337.
Phoenix : Ah oh.
Sol : Mme 3ïcarne, il 3st strictement int3rdit de bris3r le quatri3me mur.
Eïcarne : Mais ? Mais cet abruti d'avocat le fait depuis l'épisode 1 !
Sol : Il ne propos3 p4s de s3 f4ir3 un r3stau apr3s le t0urn4ge, à c3 qu3 je s4che.
Eïcarne : ... Bon, j'ai compris, avorton de mes deux.
Sol : 4ttenti0n, j3 p0urr4is tr3s b1en v0us renv0yer !
Eïcarne : T'AVISES MÊME PAS D'Y PENSER, BLANC-BEC.
Phoenix : Quoi qu'il en soit. J'ai une clé. Vous la voulez.
Eïcarne : Bon, très bien, puisqu'il le faut, tenez, la voilà, cette carte à la con, maintenant donnez-moi la clé et allez vous faire mettre. J'espère ne plus vous revoir avant longtemps, sale jeune. La seule rencontre productive que j'aie faite ces derniers jours c'était Benji. Ah, quel homme, quelle classe, quel charisme, j'en suis encore tout émoustillée. Benjiii ! Qu'il est beau avec ses vêtements rouges ! En plus je suis sûre que c'est un fan du Samouraï ! Je lui enverrai une figurine du personnage ! Et des fleurs ! Beaucoup de fleurs pour qu'il sache que je pense à lui ! Enfin bon, peu importe, je me casse au Studio 1 puisque cet abruti de scénario à la con l'exige. En profit'rai pour fumer une p'tite clope.

Cafétéria

Phoenix : Coucou Kévin.
Kévin : ...
Phoenix : Mais. Il est parti, ce mal-élevé.
Maya : Il est entré dans la loge. Allons-y.

Loge de Mitif

Phoenix : Alors, Kévin, tu veux fuir ?
Kévin : Kessta twa, 1 dissipl 2 samourai-sensei ne s'enfui pa, il se prépar, tu pe pa test
Phoenix : Tu veux pas nous raconter ce que t'as vu ?
Kévin : NAN.
Phoenix : Même en échange d'une carte rare ?
Kévin : Hé, c la fosse karte ke la vieille ma chourer !
Phoenix : Tout à fait et... Attends un peu, fausse ?
Kévin : Ué ziva, tu pe la gardé, l vo ke dal
Phoenix : Merde, comment on va faire, la solution complète ne parle pas de ça §
Maya : Parce que tu croyais vraiment t'en tirer avec la solution Américaine à tous les coups ?
Phoenix : Mais. Je suis passé à la solution Française, Maya.
Maya : Ben faut croire que le scénariste a eu envie de changer les règles du jeu.
Phoenix : Mais ! Mais comment on va faire !
Maya : Continue quand même, si y a pas de solution y a pas d'histoire, et si y a pas d'histoire il faudra attendre des mois pour que cet épisode à la con ait un dénouement et qu'on en arrive enfin à l'épisode 4, que tous les lecteurs attendent depuis le début.
Phoenix : Je les comprends, tu te casses à la fin, le rêve !
Maya : Ne crois pas t'en tirer comme ça ! Je reviendrai !
Phoenix : Je sais, je sais. Mais quelques mois de vacances, ça n'a pas de prix.
Maya : Hmf, petit impertinent. Si j'étais pas liée à toi et à ton frigo par contrat, il y a longtemps que je me serais cassée.
Phoenix : Surtout au frigo.
Maya : Peut-être. Continue ton enquête en attendant. Je sais pas, toi qui aimes tant la solution complète, où te dit-elle d'aller ?
Phoenix : Studio 2.
Maya : Allez, allons-y. Peut-être que la baraque à frites sera ouverte, en plus !

Studio 2

Iseult : Salut !
Phoenix : Oh ! Iseult ! Le personnage le plus plat de l'intrigue !
Iseult : Quoi ? Moi ? Plate ? Pas du tout ! J'ai beaucoup de personnalité !
Phoenix : Ouais, bof, une petite stagiaire de rien du tout qui ne se distingue même pas par une passion peu commune.
Iseult : Vous mentez ! Je suis passionnée par les cartes à collectionner Samouraï de Plastique™ ! J'ai toutes les cartes ! Sauf la toute première en édition numérotée et signée par Sol Manello ! C'est d'autant plus rageant que je bosse dans la même boîte que lui !
Phoenix : Ha ha ! Vous avez toutes les cartes mais... Avez-vous celle-là !
Iseult : HIIIIII ! UN FAUX ! HORREUR ET DÉCADENCE !
Phoenix : Merde. Elle s'en est rendue compte.

Iseult : ... Attendez une minute, je peux voir cette carte ?
Phoenix : Au point où on en est.
Iseult : IIIIH ! Ce n'est pas un faux ! C'est... C'est la première édition ultralimitée premium de la toute première carte jamais produite ! IL ME LA FAUT !
Phoenix : ... Un échange, peut-être ?
Iseult : Je vous donne TOUTES MES CARTES EN DOUBLE ! Mon Dieu ! Je l'ai tant cherchée ! Plus qu'à trouver Sol pour avoir une signature et je serai au paradis !
Phoenix : Mais... Dans le fond, qu'est-ce qui m'empêche de partir avec cette carte, de la faire signer par Sol, de la vendre sur eBay et de devenir ultramilliardaire ? Je n'aurai plus jamais à me soucier de mon boulot d'avocat !
Maya : Hey, mais c'est pas une mauvaise idée, du caviar à tous les repas ça me tenterait bien !
Iseult : Mais... Vous ne pouvez pas faire ça ! C'est inhumain ! Vous n'êtes même pas fans de la série !
Maya : Je suis fan quand je n'ai pas le laideron qui joue le personnage principal en face de moi.
Phoenix : Pour ma part j'ai passé l'âge de ce genre de chose.
Iseult : Alors, vous voyez ! Allez, donnez-moi cette carte ! En plus je suis sûre que dans la montagne que je vous donne il y aura quelque chose qui fera avancer votre enquête !
Phoenix : Je vais vous la donner, si vous m'accordez une minute.
Iseult : Bien sûr ! Tout ce que vous voudrez !

*Une minute plus tard*

Phoenix : Voilà, je suis allé vous chercher la signature de Sol.
Iseult : Ooooh, c'est trop gentil ! Allez, faisons cet échange !
Phoenix : Voilà voilà.
Iseult : Youpi ! C'est le paradis ! Ne me réveillez pas !

Studios Global - Entrée

Maya : T'es VRAIMENT allé chercher Sol pour une signature ?
Phoenix : Bah oui. Après avoir fait une photocopie ultraréaliste de la carte.
Maya : Ow, tu remontes de beaucoup dans mon estime, là.
Phoenix : Ceci dit je préfère la garder pour ma future carrière de joueur de poker professionnel.
Maya : Pardon ?
Phoenix : Oublie, juste un petit truc que je médite depuis l'épisode 1. Pour le moment poursuivons quand même l'enquête.
Maya : De toute façon je suis sûre que quand t'auras fait du cash avec la carte tu vas tout dépenser n'importe comment.
Phoenix : Toi tu dépenserais tout en bouffe. Je peux pas te faire confiance.
Maya : La bouffe est essentielle ! C'est ce qui fait de nous des êtres vivants !
Phoenix : C'est pas toi qui disait qu'en tant que personnage de jeu vidéo tu coûtais rien à l'entretien ?
Maya : Ooooooouh, mais que c'est mesquin, ça.
Phoenix : C'est fait pour. Je garde cette carte.
Maya : Je suis presque sûre qu'avant la fin tu vas faire une connerie et la perdre/la brûler/la déchirer/la donner à Kévin.
Phoenix : Ben justement il faut qu'on aille chercher ce sale gosse !

Loge

Phoenix : Kéviiiiiiiin, mon petiiiiiiiiit, j'ai plein de belles cartes pour toooooooooooi.
Maya : Nick, tu me fais peur, on dirait un vieux pédophile.
Phoenix : Il faut savoir leur parler, aux gosses, sinon on n'arrive à rien.
Kévin : Koi, t revnu ?
Phoenix : Oui, mon petit. J'ai plein de belles cartes pour toi.
Maya : Tu l'as déjà dit.
Phoenix : Je lui aurais bien proposé des Pépito mais je n'en ai pas, t'as déjà tout bouffé.
Maya : Pépito™*
Phoenix : Mais.
Maya : Je m'en fous de ta jurisprudence à la con, tu mets le ™ et c'est tout !
Kévin : Zyva, chui pa vnu pr vior 1 dispute mio.
Phoenix : En effet, tu es venu pour parler.
Kévin : Wesh mé en fète nn, jve pa.
Phoenix : Mais, et mes belles cartes ?
Kévin : L zon pa lswag t karte
Phoenix : Mais y a plein de cartes rares !
Kévin : Azi fé vior kan mm
Phoenix : Tiens, je les pose négligemment sur la table.
Kévin : Négli koi ?
Phoenix : Regarde les cartes et tais-toi un peu, sale gosse.
Kévin : Alrs, kesskon a la. Ué, c kolektor, mé g déja u tt sa en kdo dan mé chocapic.
Maya : Chocapic™*.
Phoenix : Tais-toi ou je ne te paye plus de hamburger.
Maya : Tu n'oserais pas !
Kévin : J'm bi1 sel-la, c la seul ka le swag tavu, mé sof ke ge lé déja en 1ère édission.
Phoenix : Mais qu'est-ce qu'il te faut, enfin !
Maya : Nick, ne t'agite pas comme ça, tu fais tomber des trucs de tes poches !
Kévin : Wa ziva la karte rar la.
Phoenix : Mais tu te moques de moi, c'est la fausse que t'as pas voulue tout à l'heure.
Kévin : Wesh mé y a la signature du prod dessu, tu pe pa test !
Phoenix : T'en as pas voulu, tu l'auras pas, sale morveux !
Kévin : tu sora pa se ke g vu mé c tn pb
Phoenix : Tu veux me faire chanter là ?
Kévin : Ué t 1telijan tio
Maya : Bon, donne lui cette carte et qu'on en finisse, tant pis pour le caviar après la revente sur eBay.
Phoenix : On était si proches de la richesse ! Pourquoi, Dieu, pourquoi !
Kévin : Bn, jpren la karte, tfasson ct déja la miène o dépar
Phoenix : Très bien, prends la ta foutue carte, et DIS-NOUS CE QUE TU AS VU LE JOUR DU MEURTRE.
Kévin : Vou le soré pa ^^
Phoenix : RAAAAAAAH, JE SENS LA RAGE MONTER EN MOI, JE VAIS DEVOIR CLAQUER CE GAMIN.
Maya : Oh ! Fais-le ! Je t'en prie !

*BAFFFFFFFFFFF*

Maya : Je retire ce que j'ai dit, tu as des couilles finalement. Enfin, au moins une.
Phoenix : T'aurais dû filmer avec ton téléphone, on aurait fait un ralenti et on aurait posté sur Youtube.
Maya : Commence déjà par ramasser la carte rare. Ensuite tu ligoteras le gamin pour le faire parler. Sinon on le pousse dans les escaliers.
Phoenix : Y a pas d'escaliers par ici.
Maya : Bah on prend l'échelle dehors et...
Phoenix : C'EST. UN. PUTAIN. D'ESCABEAU.

Lieu inconnu

Kévin : Pt1, chui pa bi1, sest passer koi... Ziva, chui ou la ?
Phoenix : Tu vas parler, Kévin.
Kévin : Pk vou mavé atacher a la chèz ?
Phoenix : Pour te montrer qu'on ne plaisante pas.
Kévin : Mé c pa 1 pe ilégal 2 ligoté d jan pr lé forssé a dir d truk ?
Phoenix : Ça ne devrait pas être ton souci. J'ai amené un petit quelque chose qui devrait te plaire.
Kévin : C kio c CD ke ta la ? Tokio Hotel ? Christophe Maé ? Colonel Reyel ?
Phoenix : Ah désolé, jamais entendu parler. Je voulais te présenter à un ami à moi. Chopin. J'ai aussi du Mozart, du Beethoven et du Vivaldi.
Kévin : c ki
Phoenix : Ravi que tu me poses la question. Maya, envoie les Quatre Saisons !
Maya : Okay !

*Clic*

Kévin : ... PT1 C KOI 7 MERDE
Phoenix : Tu aimes ?
Kévin : c moch, ta pa la BO 2 caule of pluto
Phoenix : Je vois que ça ne suffit pas. Maya ? Petite Musique de Nuit, s'il te plaît.
Maya : Très bien.

*Clic*

Kévin : AAAAAAAAAAAAAAA, MÉ ZOREILLE, L SEIGNE
Phoenix : C'est pas fini. Envoie la Lettre à Élise !

*Clic*

Kévin : ARÉTÉ ! ARÉTÉ SA ! ARÉTÉ SA ! C ATROOOOOOSS
Phoenix : Ça ne dépend que de toi, Kévin. Ou tu parles, ou on te laisse quelques heures en compagnie de nos amis les grands musiciens.
Kévin : jver parlé, konar
Phoenix : Bon, on avance enfin ! Qu'as-tu vu le jour du meurtre, alors ?
Kévin : Azi, tu préfèr pa kon parl du Samouraï de Plastique, pluto ?
Phoenix : ... Pourquoi pas.
Kévin : C kio ke tu préfèr ché lui ?
Phoenix : Heu ?
Maya : Il te teste, Nick ! Il veut savoir si tu es digne de sa confiance !
Phoenix : Après ce qu'on vient de lui faire subir ? C'est la meilleure.
Maya : On s'en fout, répond-lui, il finira bien par cracher le morceau !
Phoenix : Eh bien, Kévin, vois-tu, ce que je préfère chez le Samouraï, c'est quand il tabasse ses ennemis ! Vlan ! Badaboum !
Kévin : Ué tro ! Tu mlibèr ? Je voudrer te montré 1 truk
Phoenix : Qu'est-ce que c'est ?
Kévin : Mn albom 2 fan, i a toute mé tof 2 mn éro 2dan
Phoenix : Tu fais de la photo ?
Kévin : Ué, kan jver en live é an konv jpren pl1 2 tof
Phoenix : Il s'appelle comment, cet album ?
Kévin : "le samourai il é tro for lol c mn héro lol"
Phoenix : T'avais pas plus simple ? Genre, je sais pas, "Chemin vers la gloire" ?
Kévin : sa ve dir kio gloir
Phoenix : ... Laisse.
Kévin : Tu mdétach alor ?
Phoenix : Non. Je peux très bien prendre ton album dans ta veste.
Kévin : HÉ ! LACH MA VEST, MEUSSIEU, SA SE FER TRO PA !
Phoenix : Ah ! Bon, maintenant parle-nous du meurtre !
Kévin : Ta piker mn albom, jve pa.
Phoenix : Maya, Symphonie N°5 ?
Kévin : NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON, JVER PARLÉ, JVER PARLÉ
Phoenix : Donc ! Qu'as-tu vu ce jour-là ?
Kévin : g tou vu, le samourai il a maraver le majistra tro grav tavu ct jénial ct kom dan 1 épizod sof ke ct en vrer g tro kiffer sa rass tavu
Phoenix : Oh putain.
Tektiv : J'ai tout entendu mon gars ! J'embarque ce témoin capital !
Phoenix : OH NON ! L'INSPECTEUR TEKTIV !
Tektiv : Je l'emmène au poste, mon gars ! Son témoignage sera entendu et vous serez dans la merde demain !
Phoenix : Génial.

Tribunal

Juge : La séance est ouverte.
Phoenix : La défense est prête, Votre Honneur.
??? : Yeah. L'accusation est toujours prête.
Juge : Procureur Boulay ? Mais... Qu'est-ce que vous faîtes là ?
Phoenix : C'est qui, ce guignol, déjà ?
Boulay : M. Hunter a la grippe, yeah. J'ai un mot de sa maman. Je le remplace aujourd'hui, yeah.
Juge : Ah bon. Soit.
Boulay : Ne vous inquiétez pas, yeah, je connais mon texte. Et puis, je suis sûr que je manquais à tous mes fans, depuis le temps, yeah.
Juge : Bien, nous pouvons poursuivre, dans ce cas. Veuillez nous résumer où nous en sommes, procureur Boulay.
Boulay : Yeah. Je suis le beau gosse absolu, yeah. Il faut absolument que je vous raconte mes dernières aventures, yeah, elles sont tellement follement passionnantes, yeah, plus en tout cas que le procès qui nous occupe.
Phoenix : Bon sang ! Je m'en souviens ! Vous êtes le procureur à la con qui se prend pour un beau gosse !
Boulay : Vous faîtes erreur, yeah. Je ne me prends pas pour un beau gosse, je SUIS un beau gosse. Vous apprécierez au passage la beauté de mes cheveux, j'y ai mis de la laque, yeah.
Phoenix : Vous êtes à moitié chauve.
Boulay : À moitié ne veut pas dire complètement, yeah.
Juge : Bon, c'est pas bientôt fini cette discussion stérile ? Procureur Boulay, nous aimerions tous ici avoir le résumé de l'enquête de l'accusation concernant le meurtre pour lequel on accuse M. Mitif !
Boulay : ... M. Mitif ? C'est qui, ça ?
Juge : Mais enfin ! L'accusé ! Vous êtes bien sûr de vous être préparé, procureur Boulay ?
Boulay : Yeah. J'ai préparé ma mise en pli avec soin. Et j'ai beaucoup entraîné ma voix de sorte que je n'aie pas d'extinction comme à la fin de mon dernier procès, yeah. J'avais trop crié, yeah. La vie de procureur n'est pas facile tous les jours, yeah. Vous devriez d'ailleurs lire mon autobiographie à l'occasion, yeah.
Juge : Vous avez... Écrit un livre ?
Boulay : Oui, yeah, il s'appelle "Innocent d'être coupable". Il retrace mon parcours tumultueux et ma croisade effrénée contre les forces du mal, que j'essaye de vaincre toutes, yeah. C'est poignant, yeah. Ah oui, il y a aussi tout un chapitre sur mes vacances aux Îles Canaries, yeah.
Juge : Je ne veux pas en savoir plus. Vraiment.
Boulay : C'est vous qui voyeah.
Juge : Bon, vous êtes en mesure d'assurer une accusation de qualité, oui ou non ?
Boulay : Maintenant que j'ai fait ma pub, oui Votre Honneur. Yeah. Une minute que je retrouve mes notes.

*Cinq minutes plus tard*

Juge : Nous attendons toujours, procureur Boulay.
Boulay : Une minute, yeah, je suis perdu dans ma montagne de photos pré-dédicacées, yeah. D'ailleurs si vous en voulez une, c'est cinq euros l'unité, yeah.
Phoenix : ... Ça rapporte vraiment ?
Boulay : Quand on est aussi connu que moi, vous n'avez pas idée, yeah. Ah, voilà mes notes, on va pouvoir s'y mettre, yeah.
Juge : Pas trop tôt.
Boulay : Dans un premier temps, je vais démontrer que les gens présents dans la Baraque à frites le jour du meurtre n'ont pas pu être coupables du crime !
Phoenix : Hein ? Déjà ? Mais je ne me souviens pas qu'on l'ait vraiment évoqué au cours du procès ?
Boulay : Je suis les indications de M. Hunter, yeah, vous vous en prendrez à lui si ça vous pose problème.
Juge : Bien, dans ce cas poursuivez je vous prie.
Boulay : L'accusation appelle Sol Manello à la barre. Yeah.
Scott Ridd : Ace Attorney Episode 1 : La volte-face postale
Episode 2 : Volte-face coulée
Episode 3 : Une étrange volte-face
Episode 4 : Venin et volte-face


Épisode 1: La volte-face postale

-Bonjour, Mlle Stoire. Belle journée, n’est-ce pas ?
-Parfaitement d’accord avec vous.
-Dommage, tu ne vas pas pouvoir l’apprécier à sa juste valeur. Moi, par contre…
CRASH !!!
-Enfin ! Je suis enfin vengé !

21 Octobre
Tribunal fédéral
Salle d’attente N°3


-Alors, Scott!
Scott : Ah, bonjour, Franck!
Franck : C’est ton premier procès, non ?
Scott : Eh bien, oui.
Franck : Ah ! Qui est l’accusé ?
Scott : Un certain Louis Stoire. Il est accusé du meurtre de sa sœur, Kelly.
(Je m’appelle Scott Ridd, et je suis avocat de la défense. Lui, c’est Franck Dubois, mon mentor. Il m’a aussi aidé à lancer mon cabinet d’avocats. Ma première affaire est un meurtre. Louis Stoire aurait poignardé sa sœur. Je dois l’innocenter.)

21 Octobre
Tribunal Fédéral
Salle d’audience N°2


Juge : La séance est ouverte pour le procès de M. Stoire.
Boulay : L’accusation est prête, votre honneur.
Scott : La… Euh… La défense aussi.
Juge : Dîtes-moi, M. Ridd, c’est votre premier procès, je me trompe ? Êtes-vous sûr d’être prêt ?
Scott : Ne vous en faîtes pas, Votre Honneur. Tout va bien.
Juge : Hmm… M. Ridd. Veuillez, s’il vous plaît, nous rappeler les tenants et les aboutissants de cette affaire. C’est un test pour voir si vous êtes fin prêt.
Franck : Scott ! Si tu as un doute, utilise le bouton dossier !
Scott : Très bien. Louis Stoire est accusé d’avoir tué Kelly Stoire.
Juge : Et l’arme du crime ?
Scott : Eh bien, c’est un couteau.
Juge : Dîtes-moi, procureur Boulay, que pouvez-vous nous dire à ce sujet ?
Boulay : C’est un banal couteau de cuisine. Le meurtre a d’ailleurs eu lieu dans la cuisine de la victime. Le meurtrier lui a porté trois coups de couteau. Il s’est ensuivit une hémorragie. La mort a eu lieu en l’espace d’à peu près ¼ d’heure. Le rapport d’autopsie indique que c’était vers 19 H.
Juge : Y avait-il des empreintes sur ce couteau ?
Boulay : Non.

*Couteau ajouté au dossier de l’affaire*
*Rapport d’autopsie ajouté au dossier de l’affaire*

Juge : Si aucune empreinte n’a été retrouvée, pourquoi, dans ce cas, avez-vous mis en état d’arrestation M. Stoire ?
Boulay : Hé hé hé… Il y avait un témoin !
Scott : QUOI !!!
Juge : Eh bien, qu’attendez-vous ? Appelez donc votre témoin !
Boulay : J’appelle M. John Isse à la barre.
Témoin, quelle est votre profession ?
Isse : Je suis facteur. J’apportais un colis à la victime quand j’ai vu ce sinistre individu commettre l’irréparable.
Boulay : Très bien. Veuillez nous dire ce que vous avez vu.

TÉMOIGNAGE
Isse : C’était en début d’après-midi.
Je venais remettre à Mlle Stoire un colis qu’elle attendait avec impatience.
Au moment où je suis arrivé, j’ai aperçu l’accusé. Je le connais, naturellement. Mais quelque chose n’allait pas.
Et c’est là…
Que je l’ai vu sortir un couteau et s’acharner avec sur Mlle Stoire !

Juge : Cela me semble concluant. M. Ridd, c’est l’heure de votre contre-interrogatoire !
Franck : Ah ! Voilà le moment critique d’un procès !
Scott : Hum, que dois-je faire, exactement ?
Franck : Si ton client est innocent, le témoin ment ou a commis des omissions. Tu vas devoir les révéler, en le pressant et en lui montrant des preuves qui le contredisent !
Scott : Compris !

CONTRE-INTERROGATOIRE

Isse : C’était en début d’après-midi.
Scott : Vous devez avoir un sérieux problème avec l’heure, M. Isse.
Isse : Qu … Que voulez-vous dire par là ?
Scott : Le meurtre a eu lieu à 19 H ! Est-ce cela, pour vous un début d’après-midi ?
Isse : Mais… Mais…
Boulay : Cela n’a aucun intérêt ! Le témoin a simplement fait une erreur !
Scott : D’accord. Je demande un témoignage à propos de cette erreur !
Juge : M. Isse, je suis entièrement d’accord avec la défense. Veuillez revoir votre témoignage.
Isse : Mais bien sûr ! J’allais le faire.

TÉMOIGNAGE

Isse : À vrai dire, j’ai cru que c’était le début de l’après-midi.
C’est que, quand je livre un colis, c’est soit le matin, soit l’après-midi, mais jamais je ne livre quoi que ce soit quand 17 H est passé. (C’est à cause de mon syndicat)
Cependant, j’ai dû faire des heures sup’. Comme je n’en ai pas l’habitude, je me suis trompé. Veuillez m’en excuser.

Juge : Eh bien, finalement, ce n’était qu’une broutille. M. Ridd, si vous ne trouvez rien lors de ce contre-interrogatoire, vous allez au devant de gros ennuis.
Scott : Aïe.
Franck : Ne t’en fais pas Scott. Je suis sûr que tu es capable de trouver ce qui ne va pas.

Juge : Bien, M. Ridd, vous pouvez contre-interroger le témoin.
Scott : UN INSTANT ! Un contre-interrogatoire ne sera pas nécessaire !
Boulay : Pourquoi ? Admettriez-vous la culpabilité de votre client ?
Scott : Bien sûr que non ! Cependant, je viens de me rappeler quelque chose d’assez intéressant. Procureur Boulay ! Quel jour sommes-nous ?
Boulay : Hein ? Mais, Mardi, bien sûr !
Scott : Et quand le meurtre a-t-il eu lieu ?
Boulay : Euh… Avant-hier. Aaah !
Juge : Quel est le problème ?
Scott : Quel jour étions-nous, avant-hier ?
Juge : Dimanche, et alors ?
Scott : Votre Honneur ! Un facteur ne travaille pas le Dimanche ! Par conséquent ! Ce témoignage est un tissu de mensonges !
*Bruit de foule*
Juge : Silence ! Silence, ou je fais évacuer la salle ! M. Ridd ! Où voulez-vous en venir ?
Scott : Nous sommes arrivés à un point charnière de notre procès. En effet…
Le témoin n’aurait pas dû se trouver sur les lieux du crime !
Boulay : Le… Le témoin est peut-être très zélé ! Et… C’est pour cela qu’il a livré un colis un Dimanche !
Scott : C’est impossible ! En effet ! Les services postaux sont fermés le Dimanche ! Pourquoi un facteur, aussi zélé soit-il, irait jusqu’à livrer quoi que ce soit un jour où aucun de ses collègues ne travaillent ?
Boulay : Euh…
Scott: Par conséquent! La défense accuse le témoin, M. Isse, du meurtre de Mlle Stoire!
Boulay:
Juge: Qu'y a-t-il, procureur Boulay?
Boulay: Heu...
Juge: Alors il n'y a rien. Passons à la suite, voulez-vous?
Boulay: Ce... Ce sont des diffamations à l’encontre de l’accusé ! Et… Il n’avait pas de mobile !
Juge : À ce propos, procureur Boulay…
Boulay : Quoi, encore ?
Juge : Vous ne nous avez toujours pas parlé du mobile de l’accusé, je me trompe ?
Boulay : Ah ! Oui ! Euh… Effectivement. Témoin, veuillez vous rendre dans la salle d’attente du tribunal.
Juge : Que comptez-vous faire ?
Boulay : Eh bien, appeler à la barre l’accusé, bien entendu. Et ce afin de déterminer le mobile du crime. Nous écouterons plus tard la suite du témoignage de M. Isse.
Juge : Bien. Mais d’abord, je déclare une suspension d’audience. Nous poursuivrons ce procès dans 10 minutes.

À suivre...


21 Octobre
Tribunal fédéral
Salle d'audience N°2


Juge : La séance est ouverte. Procureur Boulay, vous pouvez appeler M. Stoire à la barre.
Boulay : Merci, Votre Honneur.
M. Stoire, quelle est votre…
Stoire : C’EST UNE HONTE ! COMMENT OSEZ-VOUS M’ARRÊTER, MOI, LE SEUL, L’UNIQUE LOUIS STOIRE ???
Juge : Quelle est la raison de cette attitude, accusé ?
Stoire : OH VOUS, LE VIEUX, LA FERME !!! JE NE ME LAISSERAI PAS FAIRE, ET ENCORE MOINS PAR UNE COUR DE JUSTICE À LA NOIX !
Scott : (Je crois qu’il est un peu énervé)
Juge : M. Stoire, si vous ne vous calmez pas immédiatement, vous serez reconnu coupable et vous écoperez de la peine capitale.
Stoire : Bon, d’accord. Mais vous allez voir ce que vous allez voir, mon avocat va tous vous mettre en miette !
Scott : Je préfère rester en dehors de ça, merci.
Boulay : Nous aimerions connaître votre nom et votre profession, M. Stoire.
Stoire : Crétin ! Tu viens de le dire, mon nom ! Quant à ma profession… Je suis accusé de réception. Non. De meurtre.
Juge : Je crois que vous n’avez pas bien compris, M. Stoire.
Stoire : Je suis un grand comique, célèbre dans le monde entier. Tout le monde devrait être plié en deux, après l’exceptionnelle histoire sur l’accusé de réception dont je viens de vous faire profiter.
Boulay : Jamais entendu parler de vous.
Stoire : Normal, je débute.
Boulay : M. Stoire, nous vous accusons du meurtre de votre sœur, Kelly.
Stoire : Quelle histoire !
Juge : Veuillez nous épargner vos jeux de mots et répondre à nos questions.
Stoire : Uniquement en présence de mon avocat.
Scott : (M’a-t-il seulement remarqué ?)
Stoire : Tiens, qui je vois ! Ce bon vieux Scott ! Et il n’a pas pris une ride !
Scott : (En fait, ç’aurait été mieux qu’il m’oublie.)
Boulay : M. Stoire. Vous deviez de l’argent à l’accusée, n’est-ce pas ? Et une somme faramineuse !
Stoire : Oh, je lui ai simplement emprunté 10 000 € pour acheter et retaper un théâtre en ruine.
Juge : C’est une sacrée somme !
Stoire : Sachez que les travaux sont terminés et que vous pourrez dès la semaine prochaine venir tous les Lundis soirs assister à mon formidable spectacle !
Boulay : M. Stoire ! Vous avez assassiné votre sœur pour ne pas avoir à la rembourser !
Stoire : Mais t’es complètement à côté de la plaque, mec ! Pourquoi j’aurais tué ma pauvre sœur pour une histoire d’argent ?
Boulay : J’ai ici un carnet appartenant à la victime. Vous deviez, le soir même du meurtre, lui rendre 500 €.

*Carnet ajouté au dossier de l’affaire*

Boulay : Si vous n’êtes pas allé chez la victime pour la tuer, pourquoi y êtes-vous allé ? Les enquêteurs ont découvert que vous n’aviez pas emporté d’argent le jour du meurtre, ni de chéquier.

*Rapport d’enquête ajouté au dossier de l’affaire*

Stoire : Ouais, je venais demander à Kelly d’attendre le lendemain. Si je n’avais pas été arrêté, j’aurais pu faire la première de mon spectacle. Et les flics ne m’ont même pas permis de monter sur les planches, vous vous rendez compte ? Je crois que je vais porter plainte contre la police.
Boulay : Le mobile de l’accusé est clair pour tout le monde, n’est-ce pas ? À mon avis, quand il a annoncé à la victime qu’il voulait la rembourser le lendemain, elle s’est énervée. L’accusé a donc pris un couteau sur une table et l’a assassiné.
Juge : Mais aucune empreinte n’a été retrouvée sur le couteau !
Boulay : Votre Honneur, sachez qu’au moment de son arrestation, M. Stoire portait des gants.
Juge : Ceci explique cela. Accusé, pourquoi portiez-vous des gants le soir du meurtre ?
Stoire : Quelle question ! Je vais y répondre, et vous serez scié !

TÉMOIGNAGE

Stoire : Quand je suis arrivé chez Kelly, c’était vers 17 heures.
On a parlé de tout et de rien pendant quelques minutes, puis nous sommes sortis faire un tour.
C’est à cette occasion que j’ai mis mes gants. Ensuite, nous sommes rentrés.
Comme ma montre était arrêtée et que la nuit commençait à tomber, j’ai demandé l’heure à Kelly.
Elle m’a dit qu’il était 20 heures. Quand nous sommes rentrés, je me suis endormi.
J’ai été réveillé le lendemain matin par des policiers furibonds qui m’ont embarqué sans la moindre explication.

CONTRE-INTERROGATOIRE

Stoire : […] Elle m’a dit qu’il était 20 heures. […]
Scott : M. Stoire ! Comment est-ce possible ?
Stoire : Hein ? Quoi ?
Scott : Kelly Stoire est morte à 19 H, enfin !
Stoire : Ben elle m’a dit qu’il était 20 H. Bizarre, sa montre n’était pas déréglée…
*Bruit de foule*
Juge : Silence ! Silence !
Huissier : Votre Honneur !
Juge : Qu’y a-t-il, huissier ? Vous n’êtes pas censé intervenir, je vous le rappelle !
Huissier : C’est que la photo du lieu du crime est développée.
Juge : Ah ! Bien ! Dans ce cas, je l’accepte en tant que pièce à conviction.

*Photo ajoutée au dossier de l’affaire*

Juge : Bref. M. Ridd, la cour aimerait que vous nous expliquiez cette contradiction.
Scott : Cette photo arrive pile au bon moment.
Juge : Comment cela ?
Scott : Regardez. La victime ne porte pas de montre !
Boulay : La victime l’avait sûrement retirée une fois rentrée à son domicile !
Scott : M. Boulay, j’ai attentivement lu le rapport d’enquête qui a été ajouté au dossier un peu plus tôt. Et que dit-il ? La montre de la victime n’a pas été retrouvée sur les lieux ! De plus, la fouille de l’accusé a permis de déterminer qu’il n’avait pris aucun objet à la victime !
Juge : Il est vrai que c’est pour le moins étrange.
Scott : Permettez-moi d’émettre une théorie, Votre Honneur.
Juge : Mais bien entendu, M. Ridd, rien ne vous en empêche !
Scott : C’est M. Isse le meurtrier et il a dérobé la montre de la victime !
Juge : Le témoin de tout à l’heure ? Mais pourquoi aurait-il volé une simple montre ?
Scott : C’est ce qu’il nous faudra trouver !
Juge : Procureur Boulay, je crois que c’est le bon moment pour rappeler votre témoin.
Boulay : Euh… D’accord. L’accusation rappelle donc M. Isse à la barre.
Isse : Bon, qu’y a-t-il ? Je vous préviens que je n’ai pas le temps de répondre à vos questions, c’est bientôt l’heure de ma tournée.
Boulay : M. Isse. Savez-vous quelque chose à propos de la montre de la victime ?
Isse : Bien sûr ! D’ailleurs, le colis que je devais livrer avait un rapport avec sa montre.
Boulay : Dans ce cas, je vous prierai de témoigner pour nous.

TÉMOIGNAGE

Isse : Quand je suis arrivé, j’ai parlé un peu avec Mlle Stoire.
Elle m’a dit qu’elle était heureuse de recevoir enfin ce qu’elle avait commandé.
C’était un tournevis spécial pour enlever un composant de la montre.
Elle m’a également fait une confidence : Cette montre était à son défunt père. Seuls l’accusé et elle savaient qu’elle contenait la clé d’un coffre-fort contenant des lingots d’or. Cela leur avait été dévoilé le jour où ils ont pris connaissance du testament de leur père.

Boulay : Ah ha ! Maintenant, nous connaissons le fin mot de l’histoire !
Stoire : Mais c’est moi, Louis Stoire !
Juge : Accusé, restez assis, s’il vous plaît ! Où voulez-vous en venir, procureur Boulay ?
Boulay : Je vais vous le dire ! Avec un tel témoignage, il me paraît évident que l’accusé a tué sa sœur et a caché sa montre quelque part, afin de pouvoir récupérer le magot de leur père ! Cela lui aurait permis de monter son théâtre sans avoir à rembourser quoi que ce soit.
Juge : Allez, passons au contre-interrogatoire.

CONTRE-INTERROGATOIRE

Isse : Quand je suis arrivé, j’ai parlé un peu avec Mlle Stoire.
Scott : UN INSTANT ! N’avez-vous pas dit, lors de votre premier témoignage, que vous aviez vu le meurtre au moment où vous êtes arrivé ?
Isse : Hein ?!?
Juge : Oui, je m’en souviens très nettement.
Scott : Témoin ! Je suis certain que la cour préfèrerait entendre un témoignage exact !
Isse : Bon, la vérité c’est qu’on a un peu papoté. Je lui ai donné son colis, je suis sorti, puis je me suis rappelé que je voulais lui demander un reçu. C’est alors que j’ai vu le meurtre.
Juge : Ma foi, c’est très plausible.
Scott : Témoin ! Tout à l’heure, vous nous avez montré ce colis !
Boulay : Rien ne prouve que c’était le même !
Scott : Le rapport d’enquête indique qu’aucune lettre et qu’aucun colis du jour même n’a été retrouvé !

Juge : Je crois que la montre est la clé de l’affaire. Il faudrait savoir où elle se trouve.
Boulay : Votre Honneur, comme vous le savez, aucune montre n’a été retrouvée sur le lieu du crime.
Juge : Effectivement.
Scott : Si le témoin est l’assassin…
Stoire : Trop fort, ça rime !
Juge : Mais allez-vous vous taire, accusé ?
Scott : Si le témoin est l’assassin, donc, il est probable et même certain qu’il s’est emparé de la montre !
Juge : C’est vrai.
Boulay : Mon témoin n’est pas le coupable ici ! Témoin ! Veuillez témoigner une fois de plus !
Isse : D’accord, mais à quel sujet ?
Boulay : Je demande un témoignage au sujet de ce que vous avez fait après avoir vu le crime.

TÉMOIGNAGE

Isse : Quand j’ai vu M. Stoire assassiner Mlle Stoire, j’ai pris peur.
Après, il a fermé la porte.
J’ai voulu entrer pour appeler la police avec le téléphone de Mlle Stoire.
Cependant, la porte était fermée à clés. J’ai donc dû chercher une cabine téléphonique.
Je dois dire que je n’avais pas mon téléphone portable ce jour-là parce qu’il était en panne.

Juge : M. Ridd, c’est à vous.

CONTRE-INTERROGATOIRE

Isse : Cependant, la porte était fermée à clés.
Scott : M. Boulay, je dois vous remercier.
Boulay : Hein ? Mais pourquoi ?
Scott : Grâce au rapport d’enquête que vous nous avez fourni plus tôt, j’ai encore trouvé une contradiction dans le témoignage !
Juge : De quoi s’agit-il ?
Scott : La page 2 du rapport d’enquête est formelle :
"Quand nous sommes arrivés, la porte était grande ouverte."
M. Isse ! Une fois de plus, votre témoignage est un tissu de mensonges ! Je réclame une explication !
Isse : Là, vous commencez sérieusement à m’énerver ! Pour qui vous prenez-vous ? Jamais, vous entendez, JAMAIS, personne n’a osé remettre ma parole en doute ! Et je vous préviens ! Si vous osez relâcher ce minable… !
Juge : Des menaces ? Dans un tribunal ? Témoin, je crois que même si vous n’êtes pas le coupable, vous risquez d’être poursuivi en justice.
Isse : Et vous croyez me faire peur ?
Scott : Votre Honneur ! La plaidoirie de la défense ne changera pas ! Nous accusons toujours le témoin ! Et je crois que son dernier témoignage était révélateur !
Juge : En effet, il ne manque plus qu’une preuve décisive. Malheureusement, c’est précisément cela qu’il nous manque.
Scott : C’est vrai ! Comment prouver que John Isse est le meurtrier de Kelly Stoire ? C’est impossible ! Aucune des pièces à conviction du dossier ne peut prouver ça !
Franck : Scott.
Scott : Qu’y a-t-il ?
Franck : Une technique de base dans le métier consiste à penser les choses sous un autre angle. Plutôt qu’essayer de trouver une preuve que c’est lui le coupable, trouve une preuve résultant du meurtre. Scott, je te connais ! Tu es parfaitement capable de renverser le procès définitivement en ta faveur !
Scott : Hmm… Ah ! J’ai trouvé! Je peux enfin démontrer que John Isse est le coupable !
Franck : Bien ! Et maintenant, finissons-en !
Scott : Votre Honneur ! Le témoin a amené aujourd’hui le colis qu’il avait le jour du meurtre. Et si ce paquet contenait la montre ? Je vous rappelle qu’à l’heure actuelle…
Le témoin n’a toujours pas été fouillé !
Juge : C’est pourtant vrai ! Témoin, veuillez nous montrer le contenu de ce colis !
Isse : NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOONNNNNNNNNNNNNNN !
CE ! N’EST ! PAS ! VRAI ! COMMENT ! AVEZ ! VOUS ! PU !
Juge : Heu, qu’y a-t-il, témoin ?
Isse : D’accord ! Je l’avoue ! Je… Je suis le meurtrier ! J’ai… J’ai tué Mlle Stoire ! Tous les jours, j’ai dû la supporter, cette petite prétentieuse ! Alors j’en ai eu marre ! J’ai décidé de me débarrasser définitivement de cette pimbêche ! J’ai pris sa montre pour que personne ne puisse profiter de l’héritage ! C’était ma vengeance, après autant de temps passé à l’écouter : "Regardez, M. Isse ! D’après cette lettre, je suis super riche ! Je vais pouvoir m’offrir tout ce dont j’ai toujours rêvé ! Je crois que je vais payer la Poste pour que vous puissiez prendre votre retraite anticipée. J’aurais bientôt besoin d’un majordome, et vous êtes parfait pour ce job ! ", qu’elle disait !
Scott : Votre Honneur ! Je pense que ces aveux sont décisifs !
Juge : C’est vrai. C’est pourquoi la cour déclare l’accusé, M. Stoire…

NON COUPABLE

21 Octobre
Tribunal fédéral
Salle d’attente N°3


Stoire : Je vous remercie, M. Ridd ! Je vous dois une fière chandelle ! Je vous invite à venir, dès la semaine prochaine, assister gratuitement à mon spectacle !
Scott : Merci !
Stoire : Mais quand même… Je viens de perdre ma sœur, et c’était tout ce qui me restait de ma famille. Je vais avoir du mal à m’en remettre. Enfin, merci de m’avoir innocenté !
Franck : Je me pose une question.
Scott : Qu’y a-t-il ?
Franck : Dans votre témoignage, M. Stoire, vous avez dit que Kelly Stoire avait dit 20 heures au lieu de 19 heures. Comment est-ce possible ?
Stoire : Oui, je m’en souviens, maintenant. Je l’avais complètement oublié, mais elle avait simplement oublié de remettre sa montre à l’heure.
Scott : Quoi ? C’est tout ?
Stoire : Ouaip.
Scott : Bah, au moins, ça a permis à la cour de rediriger son attention sur la montre. Je ne vois pas comment on aurait fait, sinon.
(Voilà, mon premier procès est enfin terminé, avec mon premier verdict non coupable. Mais je suis sûr et certain d’une chose : Ma carrière ne fait que commencer !)
FIN


15 Janvier
Piscine Ique

-M. Ique, de quel droit osez-vous!
-Du droit que cette piscine m'appartient! Partez d'ici sur le champ!
-Très bien, vous l'aurez voulu.
-Mais... Mais que faîtes-vous???
-C'est l'heure de dire bonsoir, M. Ique.

16 Janvier
Cabinet d’avocats Dubois & Ridd


DRIIIIING !
DRIIIIING !

DRIIIIING !

Bip.


Franck : Allô ? Ici Franck Dubois, j’écoute.
??? : Ah, M. Dubois ! J’ai besoin d’aide !
Franck : Pour quoi ?
??? : Je… Je suis accusé… De meurtre !

Épisode 2

Volte-face coulée

16 Janvier, 15H00
Cabinet d’avocats Dubois & Ridd


Franck : Scott !
Scott : Oui ?
Franck : Quelqu’un a appelé pour que tu le défendes. Apparemment, le procès de l’autre jour t’a permis de te faire connaître !
Scott : De quoi s’agit-il ?
Franck : Eh bien, c’est encore un meurtre. Un dénommé Arnot Ique t’attend au centre de détention.
Scott : D’accord, j’y vais.
Franck : Après un premier procès aussi magistral, tu te débrouilleras sans moi, n’est-ce pas ?
Scott : Euh… Oui, bien sûr !

16 Janvier, 15H15
Centre de détention


??? : Bonjour. Vous êtes Scott Ridd ?
Scott : En effet, c’est moi… Et vous, vous êtes Arnot Ique ?
Arnot : Exact. Heureux que vous ayez pu venir ! Écoutez ! Mon frère jumeau, Skip, a été tué ! C’est affreux ! Et en plus, on m’accuse du meurtre ! Même ma nièce, Mélod, certifie m’avoir vu porter le cadavre de son père cette nuit ! Vous vous rendez compte ?
Scott : Et vous voulez que je vous défende ? Entendu, j’accepte. Où a eu lieu le crime ?
Arnot : À la piscine que gérait mon frère, la Piscine Ique.
Scott : OK, dans ce cas, je m’y rends.

16 Janvier, 15H45
Piscine Ique
Hall d’entrée


Scott : Bon, je suppose que je dois chercher des indices…
??? : HOP HOP HOP, ON PASSE PAS !!!
Scott : (Argh, c’est qui, ça?!?)
??? : Je vous signale qu’un meurtre a eu lieu et que la police garde les lieux !
Scott : Vous êtes de la police ?
??? : Ouaip, inspecteur Lescalier !
Scott : Ah.
Lescalier : Et vous, vous êtes qui ?
Scott : Scott Ridd, avocat de la défense.
Lescalier : Ah ! Vous allez défendre M. Ique ?
Scott : Exact !
Lescalier : Dans ce cas, je suppose que vous pouvez passer...
Scott : Merci, inspecteur !

Lescalier : De toutes façons, vous risquez pas de le gagner, ce procès.
Scott : Pourquoi ?
Lescalier : Le procureur, c’est M. Revèch. Si ça ne vous dit rien, il est réputé imbattable. Il est allé dans la même école de Droit que la famille Von Karma, faut dire. Il vient d’arriver dans cette circonscription, avec la ferme intention de laminer tous les avocats de la défense qui se dresseraient en travers de sa route.
Scott : (Soudain, Boulay me paraît presque sympathique.)
Lescalier : Allez, vous pouvez passer. Mais vous ne trouverez rien de plus que la police, j’aime autant vous le dire tout de suite.

16 Janvier, 15H50
Piscine Ique
Vestiaires


??? : Bonjour. Vous savez, la piscine est fermée. Si vous voulez nager, vous devrez repasser.
Scott : Qui êtes-vous ?
??? : Mélod Ique. La fille du cadavre. Et vous ?
Scott : Ah, c’est vous, Mélod Ique ? Je m’appelle Scott Ridd. Je suis avocat de la défense.
Mélod : Ah, c’est vous que mon oncle a choisi pour le défendre ? Mais vous savez, je suis témoin de l’affaire : Je suis désolée pour vous, mais mon oncle a osé tuer mon pauvre père. Il va me le payer. J’espère bien qu’il soit déclaré coupable une fois que j’aurai témoigné.
Scott : Ah ! Et vous faîtes quoi, dans la vie ?
Mélod : Là, j’ai un job à mi-temps à la piscine, mais ma passion, c’est le droit. Le meurtre de papa m’encourage encore plus à poursuivre ma voie. Dans deux semaines, je passerai mon brevet d’enquêtrice, et je pourrai rejoindre la police si je le réussis.
Scott : Bravo ! C’est bien, l’ambition !
Mélod : Hey, on collaborera peut-être pour une affaire, qui sait ?
Scott : Peut-être, mais occupons-nous d’abord de celle-ci.
Mélod : Oh oui, bien sûr. Mais je ne vous dirai pas ce que j’ai vu !
Scott : Pourquoi ?
Mélod : J’ai lu dans un livre de droit que si un témoin raconte ce qu’il a vu à l’avocat de la défense avant le procès, il l’avantage. Mais il n’en est pas question, mon oncle a tué mon père ! Il mérite d’être condamné !
Scott : D’accord. Par contre, je vais examiner un peu les lieux.
Mélod : Allez-y, rien ne vous en empêche !

Investigation : Vestiaires

Scott : Rien de spécial ici. Mais, sur le bureau, je vois quelque chose qui attire mon attention. Mais… Ce sont des lunettes !

*Lunettes ajoutées au dossier de l’affaire.*

Mélod : Ce sont les miennes.
Scott : Les portiez-vous au moment du crime ?
Mélod : Euh… Oui, bien sûr !
Scott : (J’ai l’impression qu’elle me cache quelque chose. Comment la faire parler ?)

16 Janvier, 16H00
Piscine Ique
Piscine


Scott :Voilà le corps de la victime.
Lescalier : Me revoilà. Vous voulez voir ce qu’on a trouvé ?
Scott : Bien entendu !
Lescalier : Pour commencer, j’ai demandé pour vous une copie du rapport d’autopsie.

*Rapport d’autopsie ajouté au dossier de l’affaire*

Scott : Alors… "La victime a été étranglée puis plongée dans l’eau de la piscine, vraisemblablement pour faire croire à une mort par noyade."

Lescalier : Ensuite, on a cette vidéo prise par la caméra de surveillance.

*Vidéo du crime ajoutée au dossier de l’affaire*
Appuyez sur vérifier pour regarder la vidéo.

Scott : Hmm… Mais on ne voit pas l’accusé sur cette vidéo !
Lescalier : On voit sa silhouette. Cependant, nous avons une autre preuve.
Scott : De quoi s’agit-il ?
Lescalier : C’est la veste de l’accusé. Nous l’avons retrouvé dans son casier et les manches sont trempées.

*Veste d’Arnot Ique ajoutée au dossier de l’affaire*

Lescalier : À propos de veste, nous avons trouvé un coffret étanche et vide dans la veste de la victime.

*Coffret ajouté au dossier de l’affaire*

Scott : (Que pouvait contenir ce coffret ?)
Lescalier : Bon, je vous laisse. J’ai un rapport à remettre à M. Revèch.

*Lescalier est parti.*
??? : Hey ! Qui êtes-vous ?
Scott : Hein ?!? Mais… Et vous ?
??? : Sylvie Yindici. Directrice d’AquaDici, la piscine d’en face.
Scott : Mais que faîtes-vous là alors ?
Yindici : J’ai discuté avec M. Ique hier. Il m’a proposé de passer la nuit ici. Je viens de me réveiller, en fait. Je m’étonne de rencontrer quelqu’un, pas plus tard qu’hier, M. Ique avait l’intention de fermer exceptionnellement la piscine aujourd’hui.
Scott : Mais… Vous n’êtes donc pas au courant ?
Yindici : Au courant de quoi ?
Scott : M. Ique… Il a été tué ! Cette nuit !
Yindici : Que… Que dîtes-vous là ? Mais… Mais ce n’est pas possible !
Scott : Savez-vous quelque chose ?
Yindici : Désolée, mais la nuit, je dors.
Scott : Et… Vous n’avez rien de plus à m’apprendre ?
Yindici : Non.
Scott : Très bien, je ne vous retiendrai pas plus longtemps, alors… (Je crois que c’est tout pour l’instant…)


À suivre…


17 Janvier, 9H58
Tribunal Fédéral
Salle des Accusés N°4


Juge : Bien, la séance est ouverte pour le procès de… Une minute… Mais… Mais, celui qui a été tué… C’est le gérant de la piscine où j’allais avec le préfet de police il y a quelques années… ! Mon Dieu ! Hum... Hum hum, enfin, bref… Le procès pour le meurtre de Skip Ique peut commencer. L’Accusation et la Défense sont-elles prètes ?
Revèch : …
Scott : ?
Revèch : Votre Honneur. Est-ce une plaisanterie ? À l’instar de mes prédécesseurs, les estimés Manfred et Franziska Von Karma… J’incarne la perfection. Comment pourrais-je ne pas être prêt ? Ah, et je tiens à vous prévenir. Je suis d'une humeur exécrable aujourd’hui, alors finissons-en vite.
Juge : Heu… Entendu. Et la Défense ?
Scott : La Défense est prète, Votre Honneur.
Juge : Bien. La parole est à l'Accusation.
Revèch : Merci, Votre Honneur. Comme chacun le sait, M. Ique a été tué dans sa piscine il y a quelques jours déjà. Je souhaiterai appeler l’inspecteur Lescalier à la barre pour nous décrire les évènements.
*Bruits de foule*

Revèch: Bon, pas de temps à perdre. Décrivez les évènements. Sur le champ.
Lescalier: Entendu, monsieur. C’était dans la nuit du 15 au 16. Là, M. Ique, directeur de la Piscine Ique, a été assassiné. Vous vous demandez peut-être qui est responsable de ce crime ? C’est l’accusé ici présent, et nous avons des preuves !
Juge : Mais, dîtes-moi, comment a été causée la mort… ?
Revèch : Aucune importance, cela est lisible sur le rapport d’autopsie. Activons-nous un peu, j’ai d’autres criminels à faire condamner, contrairement à CERTAINS qui n’ont pas grand-chose à faire de leur journée.
Juge : Euh… Bien sûr, bien sûr… Enchaînons, alors…
Scott : (Je me demande bien qui commande ici…)
Revèch : Bon, expliquez-nous pourquoi vous avez arrêté l’accusé. Mais soyez bref.
Lescalier : Oui m’sieur !

TÉMOIGNAGE

Lescalier : Eh bien, pour commencer, il y a des preuves. Ensuite, on a un témoignage.

Juge : … Et c’est tout ? Rien d’autre à ajouter ?
Lescalier : Ben, c’est qu’on m’a demandé d’être bref…
Juge : Bon, je ne suis pas sûr que ce soit suffisant, mais passons au contre-interrogatoire.
Scott : Euh…

CONTRE-INTERROGATOIRE

Lescalier : Eh bien, pour commencer, il y a des preuves.
Scott : UN INSTANT ! De quelles preuves parlez-vous ?
Revèch : M. Ridd. Tout le monde connaît ces preuves. Une vidéo du crime et la veste de l'accusé. Il est inutile de s’appesantir sur le passé…
Juge : Objection accordée.
Scott : Qquuooii !!!
Juge : Veuillez poursuivre votre témoignage, inspecteur.
Lescalier : Ensuite, on a un témoignage.
Scott : UN INSTANT ! Qui est le témoin ?
Revèch : Je suppose que vous avez enquêté, M. Ridd ?
Scott : ?
Revèch : Parce que dans ce cas, vous devriez avoir compris. M. Lescalier, veuillez vous retirer. L’Accusation appelle à la barre son témoin: Mlle Mélod Ique !
Scott : (J’ai la douloureuse impression d’être inexistant…)
Revèch : Ma devise : Vite expédié, vite condamné !

Revèch: Veuillez décliner votre identité.
Mélod: Mélod Ique. Je travaille à mi-temps à la piscine et je prépare ma license en droit pour devenir inspectrice.
Revèch: Merci. Enchaînons avec le témoignage.

TÉMOIGNAGE

Mélod: C'était avant-hier dans la nuit. Je dormais, mais j'ai eu besoin de me lever. Comme je ne trouvais plus mes lunettes, je suis allé voir si elles n'étaient pas à la piscine. Là, j'ai nettement vu mon oncle Arnot. Il était en train d'étrangler papa!

Juge: Hmm, cela me semble concluant.
Scott: (Une minute... J'ai l'impression que quelque chose ne va pas par rapport à ce qu'elle m'a dit hier...)
Juge: Bien, M. Ridd, nous somme prêts à entendre votre contre-interrogatoire.
Scott: Entendu.

CONTRE-INTERROGATOIRE

Mélod: Là, j'ai nettement vu mon oncle Arnot.
Scott: Témoin! J'émet de sérieux doute quant à la déclaration que vous venez de faire!
Mélod: Euh... Pourquoi?
Scott: C'est simple, en vérité. VOUS N'AVEZ PAS PU VOIR CE QUE VOUS VENEZ DE DÉCLARER!
Mélod: Qquuooii?!?
Scott: En effet! Vous venez de dire que vous n'aviez pas de lunettes! Ce qui, pour commencer, contredit ce que vous m'avez dit hier, à savoir que vous les portiez, et, surtout, nous permet de remettre en doute votre délcaration! Ensuite! La vidéo que nous avons du crime, je ne sais pas si vous l'avez vue, mais... On ne distingue pas le visage de l'accusé! En effet, il est caché par sa veste! Comment, alors, ne portant pas de lunettes, auriez-vous pu nettement distinguer votre oncle? C'est IMPOSSIBLE!
Revèch: M. Ridd! Votre déclaration tient du domaine de la supposition! Témoin.
Mélod: Quoi?
Revèch: Vous avez des lunettes de rechange, n'est-ce pas?
Mélod: Bien entendu!
Scott: (C'est pas vrai! J'y étais presque!)
Mélod: Mais, M. Revèch, je ne veux pas mentir à cette cour. Ma paire de rechange était cassée, c'est pour cela que j'avais besoin de retrouver l'autre.
Revèch: HEIN???
Scott: !
Mélod: Seulement, je vous le garantis! C'est bien mon oncle le responsable!
Juge: Eh bien, je vous en prie, témoignez! Dîtes-nous pourquoi vous êtes si convaincue de la culpabilité de M. Ique!

TÉMOIGNAGE

Mélod: Je sais que c'est mon oncle. Car, après tout, il portait sa veste, celle que vous avez retrouvée, non?

Revèch: Je crois que ça suffira. En effet. Un tel témoignage ne laisse aucune place au doute! L'accusé, Arnot Ique est bien responsable du meurtre de Skip Ique!
Scott: Attendez un peu, M. Revèch. Mlle Ique, vous n'avez vu qu'une silhouette, n'est-ce pas?
Mélod: Ouais, mais c'était celle de mon oncle.
Scott: Et vous vous basez sur une simple veste pour faire cette affirmation? Votre Honneur! Ce témoignage ne tient pas debout!
Juge: Hein? Quoi? Comment? Pourquoi?
Revèch: Vous avancez en aveugle, M. Ridd.
Scott: Non! Car le témoin a déjà admis qu'elle ne portait pas ses lunettes au moment du crime!
Revèch: Argh!
Juge: Mais l'accusé est son oncle, non? Et qui plus est, le frère jumeau de la victime! Comment aurait-elle pu ne pas le reconnaître?
Scott: Votre Honneur! Vous oubliez un élément capital!
Juge: Et de quoi s'agit-il?
Scott: C'est pourtant évident: La luminosité!
Revèch: !
Mélod: !
Juge: ... ? Comment cela?
Scott: Regardez cette vidéo, bon sang! Elle contredit toute la déposition du témoin!
Juge: Heu... Hein?
Scott: L'avez-vous remarqué? ON NE VOIT QUASIMENT RIEN! Et pour cause! Cette vidéo a été faite de nuit! Avec des infrarouges! Comment alors, ne disposant pas de vision à infrarouge et n'ayant pas allumé de lumière, Mélod Ique aurait-elle pu discerner son oncle? C'EST TOUT BONNEMENT IMPOSSIBLE!
Revèch: Mais, M. Ridd. Pouvez-vous prouver qu'elle n'a pas allumé la lumière? J'EN DOUTE!
Scott: Il n'y a qu'à demander au témoin, puisqu'elle nous a juré que son témoignage était honnête!
Juge: Mlle Ique! Avez-vous allumé une lumière?
Mélod: Non. J'ai attendu de m'habituer à l'obscurité.
Revèch: Humpf. Encore une fois, vous marquez un point, M. Ridd. Cependant. Puisque notre témoin a pris le temps de s'habituer à l'obscurité... Pourquoi diable n'aurait-elle pas pu voir le moment précis du meurtre?
Scott: M. Revèch! Sachez que je ne nie pas le fait qu'elle ait vu le moment du meurtre!
Revèch: Mais alors, qu'essayez-vous donc de prouver?
Scott: Que votre témoin n'a pas vu l'assassin! En effet! Elle est sortie dans l'obscurité, et ce sans lunettes! De plus, nous disposons de cette vidéo du crime, mais le visage de l'assassin y est caché en permanence! Comment, dans-ce cas, peut-on accuser Arnot Ique du meurtre de Skip Ique?
Revèch: Je suis vraiment navré, M. Ridd. Au cas où vous ne le sauriez pas, cette veste a été retrouvée DANS LE CASIER DE SON PROPRIÉTAIRE! C'est pourquoi M. Ique a été arrêté. Vous manquez décidément d'esprit, M. Ridd.
Scott: Peut-être qu'elle a été retrouvée dans son casier, mais pouvez-vous prouver que c'est son propriétaire qui l'y a mis? J'en doute!
Juge: Il suffit! Nous sommes arrivés à un point charnière de notre procès. En effet, M. Ridd vient de démontrer qu'Arnot Ique n'est peut-être pas responsable du meurtre de Skip Ique. Cependant, nous arrivons à un problème de taille: Dans ce cas, qui est le meurtrier?
Revèch: Pff, vous me faîtes encore perdre un temps précieux...
Juge: Je déclare une suspension d'une journée et demande à la Défense comme à l'Accusation d'approfondir leur enquête. La séance est levée!

À suivre...


17 Janvier
14H06
Centre de détention


Arnot: M. Ridd! Alors, où en sommes-nous?
Scott: Eh bien, ça se présente assez bien pour le moment...
Arnot: Mais encore?
Scott: Les soupsons à votre égards ne sont pas encore levés, toutefois votre culpabilité n'est pas encore prouvée. Vous n'êtes pas coupable, hein?
Arnot: Mais bien sûr que non!
Scott: Eh bien dans ce cas, je crois que la meilleure chose à faire est de trouver qui est responsable du meurtre. Pour commencer, je vais retourner sur les lieux du crime et approfondir mon enquête...
Arnot: D'accord...

17 Janvier
14H26
Piscine Ique
Hall d'entrée


Mélod: M. Ridd! Vous êtes encore là??
Scott: Eh bien, j'ai besoin de continuer mon enquête..
Mélod: Hors de question!!
Scott: Euh... Pourquoi?
Mélod: Parce que vous n'avez pas voulu croire à mon témoignage! C'est pas gentil! Le pire, c'est que ça risque de porter préjudice à ma future carrière!
Scott: Hey, mais c'est vous qui m'avez proposé un témoignage erronné!
Mélod: Ouais mais non. Car je vous ai dit exactement ce que j'ai vu. Rien d'autre.
Scott: Mais vous n'avez vu que des ombres! Sans compter que vous ne portiez pas vos lunettes à ce moment là!
Mélod: Et alors? Je sais ce que j'ai vu!
Scott: Enfin, la vidéo est formelle, vous n'avez rien pu voir de plus...
Mélod: Vous savez quoi? Ma vue est beaucoup plus perçante de nuit! Et de toutes façons, vous m'énervez. Je ne vous laisserai donc pas passer!
??? : Qu'est-ce qui se passe ici??
Scott: Ah... C'est vous....
Mélod: M. Lescalier!!
Lescalier: Ouaip! C'est moi!
Scott: Vous vous connaissez?
Mélod: Je vous ai pas dit que je voulais entrer dans la police? M. Lescalier est mon mentor!
Scot: Ah...
Mélod: M. Lescalier! Cet avocat, là, il est méchant!
Lescalier: Allons bon, qu'est-ce qui vous arrive?
Mélod: Il m'énerve! Alors je veux pas qu'il passe...
Scott: Argh.
Lescalier: Ben pourquoi?
Mélod: Je l'ai déjà dit! Il m'énerve!
Lescalier: Et s'il avait une autorisation écrite du poste de police?
Mélod: Je serais obligée de le laisser passer, mais comme il n'en a pas...
Lescalier: Désolé de vous contredire, mais j'ai eu l'ordre de laisser M. Ridd enquêter et je lui apporte un papier du poste de police.
Mélod: QUOI?!? Mais... Mais...
Lescalier : M. Ridd, voici votre autorisation.
Scott: Merci!!

*Autorisation d'enquête ajoutée au dossier de l'affaire*

Scott: Bon, je vais aller voir ça, alors...
Mélod: Humpf.

17 Janvier
14H32
Piscine Ique
Vestiaires


Scott: !!! (Mais... Quelque chose a changé, ici! Le casier de M. Ique est... Vide?!?)

*Casier vide ajouté au dossier de l'affaire*

??? : Qu'est-ce que vous faîtes là, vous? La piscine est fermée, je vous signale!
Scott: Qui êtes-vous?
??? : Ce serait plutôt à moi de vous poser la question! Ah, les jeunes, plus aucun respect, c'est un monde! Qu'est-ce que je devrais dire, j'étais promise à un brillant avenir et on me colle concierge de cet endroit minable! Oui, parfaitement, minable! Et est-ce que je me plains? Non! Pourtant la vie ne vaut pas la peine d'être vécue, tiens, ça me fait penser à ces feuilletons que je regardais tous les soirs à la télé, ça c'était quelque chose, contrairement à tous les ramassis d'inepties que l'on nous sort actuellement, et...
Scott: Euh... Vous pourriez faire une pause? J'ai du mal à vous suivre...
??? : Ah vous voyez! Qu'est-ce que j'disais! Les jeunes n'ont plus aucun respect! Enfin bref, je me présente. Je suis la seule, l'unique... Flavie Eïchouette!
Scott: Flavie Eïchouette?!? La terreur des salles d'audience???
Eïchouette: Ah ha! Je le savais! Mon nom fait trembler les foules, n'est-ce pas?
Scott: Ben, on m'a surtout parlé de vos témoignages dans les procès des Samouraïs...
Eïchouette: Ah ça, c'était le bon temps! Alors évidemment, ces procès m'ont fait perdre deux jobs. C'est pour ça que j'ai décidé de ne plus jamais témoigner. Vous n'obtiendrez rien de moi! Vous entendez? RIEN!!!
Scott: (Pourtant, elle est réputée pour être un sacré moulin à parole...)
Eïchouette: Je sais ce que vous pensez. Que je suis réputée pour être un sacré moulin à paroles.
Scott: Euh...
Eïchouette: Et voilà, qu'est-ce que j'disais! Les jeunes n'ont plus aucun respect! Mais quand je pense qu'à chaque métier que j'obtiens quelqu'un finit par mourir... Bon, cette fois-ci ce n'est pas aussi grave: Car après tout, les morts de ce pauvre Hammer et de Corrida m'ont bouleversé, les séries de samouraïs, c'est toute ma vie, vous voyez? Mais à chaque fois, les séries se terminent prématurément. C'est un monde, ça! Vous y croyez? Là, par contre, je suis un peu épargnée: Ce n'est pas une star connue qui est morte, ce n'est que le patron de la piscine, ce n'est pas aussi grave... Le patron? Mais alors je vais encore me faire virer! Il n'y a pas de justice en ce bas monde! Si Mme Yindici décide de me virer, je vais...
Scott: Quoi? Mme Yindici?!?
Eïchouette: Quoi, vous n'êtes pas au courant? La pire rivale de notre piscine a profité du décès du chef pour la racheter!
Scott: (Hum, je ferais mieux d'aller parler à Mme Yindici...) Et pouvez-vous me dire pourquoi ce casier est vide?
Eïchouette: Ce casier? Mais je l'ai vidé!
Scott: Qquuooii?!?
Eïchouette: Contre vents et marées, je fais mon boulot, moi, monsieur! Et d'abord je n'ai fait qu'obéir aux ordres de notre ancien directeur! "Mme Eïchouette", qu'il disait, "je compte sur vous pour faire le ménage et pour vider les casiers toutes les semaines à heure fixe."
Scott: Mais... Qu'avez vous enlevé alors?
Eïchouette: Les affaires de la victime. Je suppose qu'elle n'en a plus besoin là où elle se trouve...
Scott: Mais vous en avez fait quoi?
Eïchouette: Et à votre avis, que devrais-je faire de vieilleries? Ah, l'impertinence de la jeunesse! Comme si j'allais m'encombrer d'objets débiles n'ayant même pas obtenus à une star du cinéma! Mais c'est un monde! C'est le genre d'objets totalement inutiles! C'est pour ça que je les ai jeté.
Scott: Vous les avez jetés? MAIS ÇA VA PAS? C'est une scène de crime!!
Eïchouette: La scène de crime n'est pas le casier, c'est la piscine. Et d'abord, puisque le criminel ne s'est pas donné la peine de récupérer tout ça, et puisque la victime ne risque pas d'en avoir besoin, il n'y a aucun problème. ET NE VOUS AVISEZ PAS DE ME DIRE LE CONTRAIRE, JEUNE BLANC-BEC! Vous n'êtes qu'un avorton! Et les avortons ne méritent pas qu'on les aide! Ah oui, vous n'allez pas non plus pouvoir enquêter dans la piscine.
Scott: Pourquoi?
Eïchouette: Parce que j'ai décidé d'empêcher quiconque n'aurait pas d'autorisation d'y accéder, avorton.
Scott: Hum... Et si je vous disais que j'ai une autorisation...
Eïchouette: Pff, du bluff!! Je suis sûre que vous n'en avez pas.
Scott: Tenez, regardez...

*Autorisation d'enquête remise à Eïchouette*

Eïchouette: Pff, vous me faîtes penser à cet autre avorton, là... Cet avocat qui me ramenait à chaque fois une autorisation d'enquête... La première fois, c'était signé par ce minable Lonté. La deuxième fois c'était beaucoup plus classe: Ça venait de Benjiiiii!
Scott: "Benji"?
Eïchouette: Le procureur Hunter, inculte! Alors lui, c'est vraiment le meilleur! Du jamais vu! S'il avait tourné dans une série de samouraïs, mon bonheur aurait été à son comble! Et là-dessus, vous vous ramenez avec une autorisation débile. Signée? Lescalier? Connais pas. Mais puisqu'il y a le sceau de la police, je suppose que vous pouvez passer...
Scott: Merci. Mais avant, dîtes-moi: Qu'avez vous enlevé du casier et qu'en avez-vous fait?
Eïchouette: Très bien, très bien... C'était de la paperasse.
Scott: De la paperasse?
Eïchouette: J'ai juste mis ça en vrac dans la corbeille du patron. Comme la vieille Yindici ne s'est pas encore installée dans le bureau du patron, je suppose que ça y est encore....
Scott: Merci, Mme Eïchouette!
Eïchouette: Bon, maintenant, déguerpissez, avorton! J'en ai marre de vous voir!
Scott: (... Et moi, que devrais-je dire...)

17 Janvier
14H48
Piscine Ique
Piscine


Yindici: Vous êtes encore là, vous? je croyais vous avoir dit de dégager!!
??? : Vous n'êtes pas encore officiellement la directrice de ce lieu. Je ne partirais pas.
Yindici: Vous savez que vous me fatiguez? Écoutez-moi bien. Si vous ne quittez pas immédiatement la piscine, je... Oh, M. Ridd! Quelle surprise!
Scott: Qu'est-ce qui se passe ici?
Yindici: Je serai bientôt la directrice de cet établissement; c'est pourquoi j'informe les membres du personnel que je juge incompétents de leur renvoi. J'envisage entre autres de liquider la harpie qui sert de concierge...
Scott: Mais, vous avez vraiment racheté la piscine?!?
Yndici: Bien sûr! Elle n'appartient plus à personne, que je sache! C'est la loi du marché! Le rachat d'une piscine sans directeur entre tout à fait dans mes prérogatives!
??? : On va bien voir ce que dira le notaire à la lecture du testament...
Yindici: Voyons, M. Duailleurs, nous ne savons même pas s'il a laissé un testament!
??? : Il en a laissé un. J'en suis convaincu.
Scott: Et qui êtes vous?
??? : Je suis Jonathan Duailleurs. Je m'occuppe de la supervision des Maîtres Nageurs.
Scott: Et vous dîtes que M. Ique avait un testament?
Yindici: C'est ce que M. Duailleurs aimerait croire, mais ça m'étonnerait beaucoup...
Duailleurs: Et comment pouvez vous le savoir? Je vous signale que vous connaissiez beaucoup moins bien le patron que moi!
Yindici: J'ai mes sources. Fin de la discussion.

*Sylvie Yindici est partie.*

Duailleurs: Alors c'est vous qui défendez Arnot? Je ne sais que penser. Tout porte à croire qu'il est coupable, et pourtant je suis convaincu qu'il n'aurait jamais attenté à la vie de qui que ce soit, encore moins de son frère...
Scott: Dîtes moi, est-ce que je pourrais voir le bureau de Skip Ique?
Duailleurs: Comment ça? Pourquoi faire?
Scott: Je crois que les pièces à conviction dont j'ai besoin s'y trouvent...
Duailleurs: Ah! Et bien, dans ce cas, je vais vous y conduire...

17 Janvier
14H55
Piscine Ique
Bureau du patron


Duailleurs: Voilà, c'est ouvert.
Scott: Merci! Je dois trouver des documents que la concierge a jeté.
Duailleurs: Ah, la vieille chouette... Regardez, la corbeille est ici. Mais apparemment, il n'y a rien dedans...
Scott: C'est vrai, qu'est-ce qui a bien pu se passer?
(Puisque la piste de la corbeille tombe à l'eau, je peux toujours regarder dans les tiroirs...) Mais... Ces papiers... !
Duailleurs: ?
Scott: Ce sont des lettres! Hum, rien d'intéressant à première vue, mais ce papier qui dépasse m'intrigue...

'Mme Yindici. Je vous le répète une dernière fois. Ma piscine n'est pas à vendre. Vous en avez une, n'est-ce pas? Je pense que vous devriez vous en contenter. Si vous avez de l'argent à jeter par les fenètres, essayer plutôt de le rentabiliser; vous pourriez par exemple améliorer votre piscine? Je crois me souvenir que vous envisagiez d'y faire construire un nouveau bassin. Je suis sûr que si vous le faisiez, vous auriez davantage de succès... Ma piscine est comme les autres, elle n'a rien de plus, rien de moins. Votre acharnement à vouloir l'acheter est étonnant, comme si vous aviez quelque chose d'autre en tête... Si vous souhaitez toujours acheter ma piscine, venez-y le 15 Janvier. Vous pourrez m'expliquer pourquoi vous tenez tant à l'avoir. Je ne souhaite pas me séparer de ma piscine, même pour une forte somme, car j'y suis attaché, et j'aimerais comprendre votre acharnement.
En espérant ne pas vous avoir froissé, Skip Ique.'

Scott: Bon, je ne crois pas que je pourrais trouver plus, mais quelque chose m'intrigue depuis un moment...
Duailleurs: De quoi s'agit-il?
Scott: C'est ce coffret vide, retrouvé dans la veste de la victime... Que pouvait-il contenir?
Duailleurs: Vous avez retrouvé le coffret de M. Ique? Il l'avait sur lui en permanence, je crois...
Scott: Ah? Mais quel était le contenu?
Duailleurs: Je l'ignore. Il ne s'exprimait jamais à ce propos...
Scott: Hmm...
??? : QUOI?? VOUS ÊTES ENCORE ICI???
Scott: Mme Eïchouette!
Eïchouette: Parfaitement, jeune avorton! Je ne tolèrerais pas une minute de plus votre présence ici!
Duailleurs: Voyons, vieille chouette, vous ne pouvez pas...
Eïchouette: COMMENT M'AVEZ VOUS APPELLÉE?!?
Duailleurs: Euh... Oups! Pardon!
Eïchouette: Tous les mêmes! Que des avortons! Et cette Yindici, pour qui elle se prend! Elle se ramène et me demande de lui rapporter le contenu du bureau du patron! "Et si vous ne le faîtes pas, vous n'aurez pas droit à votre prime de licensiement lorsque vous partirez!" Pff, elle m'énerve celle-là!
Scott: Pardon? Le contenu du bureau l'intéresse??
Eïchouette: Je ne sais pas ce qu'elle veut, mais c'est exactement comme je vous dis! Et je tiens trop à cette fichue prime pour ne pas lui apporter ce contenu, alors allez-vous en d'ici en vitesse!!
Scott: J'y vais. De toutes façons, j'ai trouvé ce que je cherchais.
Eïchouette: J'espère pour vous que vous n'avez rien prélevé du bureau, si il manque quelque chose, adieu ma prime!
Scott: (Si c'est cette lettre qu'elle cherche, je crois que je ferais mieux de ne pas me trouver dans ses parages proches...)

À suivre...


18 Janvier, 8H04
Tribunal fédéral
Salle des accusés N°2


Juge: L'audience peut reprendre! La défense est-elle prète?
Revèch: Alors là, je m'insurge! Ce n'est pas parce que je suis forcément prêt qu'il ne faut pas me demander si je le suis!!!
Juge: Euh... Veuillez m'excuser. Alors êtes-vous prêt, M. Revèch?
Revèch: Oui! Comme toujours! Mais avant de commencer le procès, je tiens à dire à M. Ridd qu'il m'agace!
Scott: Hein? Quoi? Comment ça?!?
Revèch: Je n'ai rien dit hier, mais c'est la première fois de ma carrière que je n'ai pas mon verdict coupable au terme du premier procès! Cette fois, je n'aurais aucune pitié! Je vais vous écraser!
Scott: ...
Juge: M. Revèch, les attaques personnelles, même si elles ont un rapport avec le procès en cours, ne sont pas admises dans ce tribunal! Pour les faire, vous attendrez d'être dehors!
Revèch: Voyons, Votre Honneur. Ce message, je me devais de le faire passer AVANT le procès. C'est logique, non? Car après tout, qui peut dire ce qu'il va arriver au cours de la séance d'aujourd'hui?
Juge: Vous avez raison.
Scott: (V'là autre chose!)
Juge: Enfin, quoi qu'il en soit, M. Revèch, nous attendons votre déclaration préliminaire.
Revèch: Bien. La séance d'hier fut particulièrement pénible. En effet, la Défense a uilisé les pièces à conviction de telle sorte qu'elle a réussi à faire croire à la cour que l'accusé avait des chances de ne pas être le coupable. Toutefois. Il ne fait aucun doute que l'accusé est responsable du meurtre. Nous allons le démontrer par le biais habituel.
Juge: Le biais habituel???
Revèch: Voyons, Votre Honneur. Les témoignages, bien entendu!
Juge: Très bien, vous pouvez appeler votre témoin.
Revèch: Merci. L'Accusation appelle son témoin: Mme Eïchouette.
Scott: Qqquuuoooiii???
Juge: Eh bien, qu'y a-t-il, M. Ridd? Vous semblez désappointé.
Scott: (Je pensais qu'il appellerait directement Mme Yindici, mais au lieu de ça...)
Juge: Mais... J'y songe... Ce nom ne m'est pas inconnu...
Revèch: Bah, apparemment elle a eu l'occasion de venir plusieurs fois dans ce tribunal pour y témoigner.
Juge: Ah! Et bien, qu'attendez-vous? Faîtes entrer le témoin!
Revèch: Témoin, vous pouvez entrer.
Veuillez déclinez vos nom et profession.
Eïchouette: ...
Revèch: ?
Eïchouette: Quoi? Benji n'est pas là??
Revèch: Euh...
Eïchouette: Je n'ai accepté de venir témoigner que parce que vous m'avez affirmé que Benji serait ici! S'il n'est pas là, je n'ai rien à vous dire!!!
Revèch: Témoin. Si vous refusez de témoigner, vous écoperez d'une amende pour obstruction à la justice.
Eïchouette: !!! Vous n'oseriez pas faire ça à une faible femme!
Revèch: C'est la loi, madame.
Eïchouette: Faîtes ce qui vous chante, je n'ai rien à vous dire.
Revèch: QUOI?!? Vous ne pouvez pas faire ça, témoin! Et la déclaration que vous nous avez faîte, alors?
Eïchouette: Rien à faire! Vous ne tirerez rien de moi!
Revèch: Et si nous alourdissions la peine?
Scott: (Ah, il y va au bluff, maintenant...)
Eïchouette: Je serai intraitable sur ce sujet! Les deux dernières fois que l'on m'a demandé de témoigner, j'ai eu des ennuis, alors quitte à témoigner, autant que ce soit pour Benjiiiii! Lui, au moins, il a la classe, contrairement à vous! C'est comme dans ma jeunesse, tout allait bien, j'étais heureuse, et d'un seul coup, paf! J'ai eu un zéro en bonne conduite parce que je bavardais! Vous y croyez vous? Alors que j'ai toujours été sage comme une image! C'est un monde! Alors je me suis consolée en regardant la fameuse série de 'Komi, Samouraï du temps futur', et ce samouraï là, il avait trop la classe, exactement comme Benji, vous voyez, alors si vous ne le faîtes pas venir au galop, je resterai muette sur le sujet qui vous intéresse! Parce que pour parler d'autre chose, au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, j'en connais un rayon! Et...
Revèch: Témoin! Il suffit!
Eïchouette: Vous allez faire venir Benji?
Revèch: Quittez immédiatement cette salle d'audience. Nous nous passerons de votre témoignage. De toutes façons, il ressemble à celui de notre prochain témoin.
Juge: Et qui est votre prochain témoin?
Revèch: L'Accusation appelle Sylvie Yindici à la barre! Témoin. Déclinez vos nom et profession. Immédiatement.
Yindici: Eh bien, qu'est-ce que vous avez? Vous avez l'air énervé.
Revèch: EST-CE QUE JE VOUS POSE DES QUESTIONS, MOI?
Yindici: Eh bien, vous me demandez mon identité, c'est déjà une question, non?
Revèch: VOUS N'AVEZ RIEN À DIRE! NOM!! PROFESSION!!! IMMÉDIATEMENT!!!!!
Yindici: Vous vous enfoncez, là.
Revèch: Aucune importance. Répondez. Immédiatement.
Yindici: Très bien, très bien, je suis Sylvie Yindici, et je dirige la piscine AquaDici.
Juge: M. Revèch, pourriez-vous vous calmer? Témoin. À quel propos voulez-vous témoigner?
Yindici: Mais, à propos du meurtre, bien entendu! Je l'ai vu, ce crime! Bon, avec tout ce que vous avez déjà dit hier, vous avez sûrment bien avancé, mais j'ai une idée en ce qui concerne le mobile de M. Ique pour avoir tué M. Ique.
Juge: Vous? Une idée à propos du mobile? Enfin, soit. Écoutons ce que vous avez à dire.

TÉMOIGNAGE

Yindici: À propos du mobile, je sais quelque chose.
Hier après-midi, j'ai demandé à Mme Eïchouette de m'apporter le contenu du bureau de feu Skip Ique pour vérifier quelque chose. C'était bien ce que je pensais. Un document compromettant pour l'accusé s'y trouvait. Je pense que c'est ça, le mobile du meurtre.

Juge: Ah. Eh bien...
Scott: Mme Yindici, vous n'aviez aucun droit pour fouiller le bureau.
Revèch: Elle sera jugée, soyez-en certain, mais CE N'EST PAS CE QUI NOUS INTÉRESSE ICI!!!
Juge: Objection accordée. Passons au contre-interrogatoire.
Scott: ...

CONTRE-INTERROGATOIRE

Yindici: C'était bien ce que je pensais.
Scott: UN INSTANT! Comment pouviez-vous savoir ce que c'était?
Yindici: Je le savais, c'est tout! En tant que directrice d'une piscine, je connais les évènements relatifs à ma profession! Et chacun sait que l'accusé et la victime se sont disputés la veille du meurtre.
Revèch: À ce propos, je voudrais préciser que c'est exactement la même déclaration que Mme Eïchouette m'a tenu.
Juge: Ah! Et bien, témoin, je crois qu'il serait judicieux d'ajouter votre dernière remarque à votre déposition.
Yindici: Oui, pourquoi pas?

Yindici: L'accusé et la victime se sont disputés la veille du meurtre.
Scott: UN INSTANT! À quel sujet?
Yindici: Hein? Mais... Je n'en sais rien!
Scott: (Attend une minute) Vous savez qu'ils se sont disputés, mais vous ignorez le sujet de la dispute? COMMENT EST-CE POSSIBLE?
Yindici: Argh!
Revèch: Et si Mme Eïchouette lui avait dit?
Yindici: Euh... Oui! C'est exactement ce qui s'est passé! C'est la vieille chouette!
Scott: C'est impossible! Pourquoi le témoin, qui ne vous porte visiblement pas dans son coeur, vous aurait-elle dit quoi que ce soit?
Yindici: Parce que c'est un vrai moulin à paroles!
Scott: (Je m'y attendais, à celle-là...) Alors la défense aimerait la confirmation de l'intéressée!
Revèch: Je vous signale, M. Ridd, que l'intéressée refuse de témoigner tant que ce procureur de malheur n'aura pas été chargé de l'affaire!
Scott: On ne peut pas savoir tant qu'on n'a pas essayé!
Juge: Il suffit! M. Revèch! Rappelez immédiatement la vieille chouette!
Revèch: Bon, très bien.
Eïchouette: Qu'est-ce qu'il y a, encore? Vous avez retrouvé Benji?
Scott: Nous avons juste une question à vous poser.
Eïchouette: Bon, j'accepte d'y répondre, mais en échange vous me laissez tranquille!
Scott: Merci. Avez-vous dit à Mme Yindici que, la veille du meurtre, l'accusé et la victime se sont disputés?
Eïchouette: Je lui ai dit beaucoup de choses, mais ça non.
Revèch: Témoin! Comment osez-vous ne pas confirmer le témoignage précedent!!!
Scott: Mme Eïchouette n'a pas à confirmer quoi que ce soit! En effet! Ce qui compte ici, c'est son témoignage. Et il prouve clairement, et sans l'ombre d'un doute... Que Mme Yindici a menti dans sa déposition!!!
Juge: C'est pourtant vrai.
Revèch: Vous m'agacez!
Juge: Je ne relèverai pas cette objection.
Revèch: Bon. L'Accusation rappelle à la barre Mme Yindici.
Scott: Mme Yindici. Mme Eïchouette nous a dit qu'elle ne vous avait pas parlé de la dispute. Comment pouvez-vous le savoir?
Yindici: Très bien, je vais vous le dire. J'étais présente au moment de la dispute.
Juge: Comment ça?
Yindici: M. Ique m'avait invité à venir.
Juge: Ah bon?
Scott: Dans ce cas, Mme Yindici, vous êtes aussi suspectable!
Yindici: Aucune importance. Je n'y suis pour rien.
Juge: Bien, maintenant que c'est éclairci, on pourrait peut-être reprendre le contre-interrogatoire... ?
Revèch: Hors de question! C'était le seul point sur lequel on pouvait douter!
Scott: Je ne suis pas d'accord avec vous, M. Revèch!
Juge: J'ai moi-même l'impression qu'il manque quelque chose. Veuillez continuer, M. Ridd. Quant à vous, M. Revèch, cessez de contester mes décisions. Je suis le juge, oui ou non?

Yindici: Un document compromettant pour l'accusé s'y trouvait.
Scott: UN INSTANT! De quel type de document s'agissait-il?
Yindici: C'est une lettre tapée à la machine. La voici.

*Lettre 2 ajoutée au dossier de l'affaire*

Yindici: Apparemment, l'accusé passait le plus clair de son temps à vandaliser la piscine. Cette lettre l'accuse.
Scott: Cette lettre est tapée à la machine? Alors elle ne peut pas venir de l'accusé! En effet, il écrivait toutes ses lettres à la main!
Revèch: Pouvez-vous le prouver?
Scott: Sans aucun problème. Regardez cette lettre. Elle vient de la victime. Enfin, étant donné la manière dont elle se présente, je dirai que c'est une photocopie.
Yindici: Mais! Où avez-vous trouvée cette lettre!
Scott: Cela prouve, sans l'ombre d'un doute, que la lettre que Mme Yindici vient de nous montrer est un faux! De plus, à l'heure actuelle, rien ne peut prouver que la victime a écrit cette lettre!

Yindici: Voyons, M. Ridd. Je vous ai dit que j'ai récupéré cette lettre dans le bureau de la victime. Et c'est la vieille chouette en personne qui me l'a apporté. Qui d'autre que M. Ique...
Scott: Vous ne pouvez pas prouver que la victime a écrit cette lettre!
Revèch: Alors, M. Ridd, PROUVEZ-NOUS QU'ELLE NE L'A PAS ÉCRIT!
Scott: Facile! La victime a forcément laissé des empreintes sur cette feuille!
Revèch: Aaargh!!!
Scott: Votre Honneur! J'ai une demande à formuler à la cour!
Juge: Ah! Et de quoi s'agit-il?
Scott: Faîtes vérifier les empreintes de cette lettre!
Revèch: La Défense cherche à gagner du temps avec des futilités!
Juge: Hum, oui, certes...
Scott: Tant que ce n'est pas vérifié, on ne peut pas qualifier cela de futilité!
Juge: Bon! Eh bien, je pense que la Défense a raison... Y a-t-il moyen d'examiner ces empreintes ici même?
Revèch: En effet, c'est faisable.
Juge: Alors je déclare une pause d'un quart d'heure! Nous reprendrons lorsque ces empreintes auront été examinées!

À suivre...


18 Janvier, 8H43
Tribunal fédéral
Salle des accusés N°2


Juge: La séance reprend. M. Revèch... Vous ne vous sentez pas bien? Vous semblez pâle.
Revèch: Ça ira, Votre Honneur.
Juge: Bien! Dans ce cas, pouvez-vous nous communiquer les résultats des analyses?
Revèch: Malheureusement, je suis au regret de vous informer qu'aucune empreinte n'a été retrouvée.
Scott: (Je me demande si c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle...)
Juge: Aucune empreinte? C'est impossible!
Revèch: Je n'ai pas terminé. Nous ne pouvons pas déterminer qui a tenu cette feuille, toutefois il y a des traces de gants...
Juge: Hum, c'est mince, tout ça...
Revèch: Bon, il semble que nous devrions passer à autre chose.
Juge: Ah. Que faisons-nous, alors?
Revèch: Je pense qu'il ne reste plus qu'une seule voie.
Juge: Laquelle?
Revèch: Mais le témoignage! Au cas où vous ne le sauriez pas, c'est l'arme principale de l'accusation!

Juge: Et à quel propos souhaitez-vous interroger notre témoin?
Revèch: Nous allons d'abord récapituler, si vous le voulez bien.
Juge: Faîtes, je vous en prie.
Revèch: Merci. Mélod Ique a vu Arnot Ique tuer Skip Ique. Cependant, la Défense a réussi à démontrer qu'elle n'a pas pu précisément voir l'accusé. Ce qui, soit dit en passant, est tout bonnement scandaleux.
Juge: Nous nous passerons de vos commentaires. Veuillez poursuivre.
Revèch: En ce qui concerne le témoin d'aujourd'hui, Mme Yindici, elle est venue nous voir en nous apportant le mobile du meurtre, mobile malheureusement invérifiable. De plus, les lettres découvertes pendant l'enquête ont quelque chose d'étrange. Mme Yindici?
Yindici: Oui, quoi?
Revèch: Veuillez nous expliquer pourquoi vous êtes certaine que cette lettre vient bien de la victime. M. Ridd a l'air de prétendre le contraire et l'analyse n'a rien démontré.
Yindici: Entendu.

TÉMOIGNAGE

Yindici: Je ne vois pas pourquoi cette lettre ne viendrait pas de la victime. Vous n'êtes même pas sûrs qu'il écrivait toutes ses lettres à la main! La lettre pourrait très bien venir d'un ordinateur voire d'une machine à écrire.
Scott: Est-ce que M. Ique avait un ordinateur ou une machine à écrire? Pouvez-vous nous le dire?
Juge: M. Ridd, de nos jours, tout le monde a un ordinateur, et à plus forte raison dans un endroit comme une piscine...
??? : Ça suffit! Arrêtez tout de suite ce procès!!
Scott: Comment? C'est vous?... M. Duailleurs?!?
Duailleurs: J'étais venu assister au procès. Comment pouvez-vous écouter le discours de cette vipère!
Yindici: Dîtes-donc, vipère vous-même; soyez poli!
Duailleurs: Pas avec quelqu'un d'aussi peu supportable que vous.
Juge: De quoi s'agit-il?
Duailleurs: Pour commencer, sachez que la piscine n'a jamais eu le moindre ordinateur, et encore moins de machine à écrire. Et M. Ique non plus!!
Revèch: Qqquuu
Yindici: oooiii?!?
Duailleurs: Mme Yindici ment sur toute la ligne! Vous ne vous en rendez pas compte? Son témoignage est bidon!!!
Revèch: Retournez immédiatement dans la tribune, je ne vous ai pas appelé à comparaître!
Scott: Votre Honneur! M. Duailleurs peut apporter un éclairage nouveau à cette affaire! Je souhaite entendre son témoignage!
Revèch: Êtes-vous sourd, M. Ridd? Cet homme n'est pas sensé comparaître aujourd'hui!
Scott: Et depuis quand suivez-vous toutes les procédures à la lettre?
Revèch: Aaargh!!!
Juge: M. Ridd a raison! Si ce témoin peut apporter un éclairage nouveau à l'affaire, il est de notre devoir de l'entendre! M. Revèch! Appelez ce témoin à comparaître! Sur le champ!
Revèch: ... Très bien, Votre Honneur. Témoin. Nom, profession.
Duailleurs: Je suis Jonathan Duailleurs. Je suis Maître Nageur à la piscine Ique. Et puis, je supervise un peu l'ensemble.
Revèch: Bon, enchaînons avec le témoignage, alors, puisque nous n'avons pas le choix.

TÉMOIGNAGE

Duailleurs: Je ne pense pas que M. Ique ait écrit cette lettre. Comme je vous l'ai dit, nous n'avons pas d'ordinateur. Il doit s'agir d'une mise en scène du vrai coupable pour brouiller les pistes. Quant au mobile, j'ai moi-même eu le temps d'élaborer une petite théorie. M. Ique ne se déplaçait jamais sans le coffret que, je crois, vous avez retrouvé. J'ignore ce que ce coffret contenait; toutefois je pense qua son contenu est la raison du meurtre.

Juge: Eh bien, voilà beaucoup d'informations! Passons au contre-interrogatoire, voulez-vous?
Scott: Ce ne sera pas nécessaire. La Défense aimerait simplement demander au témoin d'approfondir deux points, qui semblent être de la plus haute importance: Le vrai coupable et le contenu du coffret vide.
Juge: Effectivement. C'est une bonne idée.
Duailleurs: Je ne connais pas le vrai coupable et je ne sais pas grand chose du coffret.
Scott: Ah. On ne va quand même pas retomber dans un point où chacun sera à court d'arguments!
Duailleurs: Enfin, à propos du coffret, j'ai une théorie.
Scott: !
Revèch: !
Juge: ?
Duailleurs: Aucun testament n'a été retrouvé, pourtant M. Ique en a écrit un. Je pense donc que ce coffret contenait son testament.
Juge: Vous croyez? Mais alors, quel était le contenu de ce testament?
Duailleurs: Ce qu'il est d'usage de mettre dans un testament. La principale information de ce testament était la suivante: Qui deviendrait propriétaire de la piscine après la mort de M. Ique.
Scott: !!! (Mais alors, ça change tout!) M. Duailleurs! Ce que vous venez de dire est de la plus haute importance! En êtes-vous sûr?
Duailleurs: Ben oui, pourquoi?
Scott: Dans ce cas, nous pouvons suspecter quelqu'un d'autre du meurtre!
Revèch: De qui parlez-vous, M. Ridd?
Scott: De Mme Yindici, qui s'apprête à racheter la piscine!!!
Revèch: Je proteste! Mme Yindici ne connaissait pas le contenu de ce coffret! Pourquoi tuer dans ce cas?
Scott: À mon avis, elle l'a tué pour s'emparer de la piscine et l'a fouillé ensuite pour vérifier s'il avait son testament sur lui. Ce coffret est certes étanche; toutefois il n'était aucunement fermé par une clé ou par un cadenas. Une fois M. Ique tué, Mme Yindici pouvait sans aucun problème récupérer les documents qui l'intéressaient!

Revèch: M. Ridd! La plaisanterie a assez duré!
Scott: Votre Honneur! Pensez-vous que mon point de vue relève de la plaisanterie?
Juge: Non, bien entendu.
Revèch: Si! En effet! Mme Yindici ne connaissait l'existence ni du coffret, ni du testament!
Scott: Permettez-moi d'en douter!
Revèch: Pourquoi donc?
Scott: Il est impossible de nier que Mme Yindici a rencontré la victime la veille du meurtre! Or, nous ne pouvons pas savoir ce qui s'est dit à cette occasion. Par conséquent! M. Ique aurait très bien pu parler du testament à Mme Yindici!
Juge: Mais c'est pourtant vrai!
Revèch: L'affaire que nous traitons est le meurtre de M. Ique. La rencontre entre la victime et le témoin est hors de propos et n'apporte rien au procès!
Scott: Permettez-moi d'en douter, M. Revèch! En effet! La victime a été tuée dans la nuit qui a suivi cette rencontre!
Revèch: La belle affaire. La victime a été tuée la nuit suivante, et alors?
Scott: !!!
Revèch: La Défense exagère, je trouve. M. Ridd vient de démontrer un mobile improuvable.
Juge: Je ne suis pas sûr de bien vous suivre, M. Revèch.
Revèch: À l'heure actuelle, le testament n'a pas été retrouvé! Par conséquent! La théorie de la Défense ne prouve rien! Elle n'est absolument pas fondée!
Scott: Alors, rappelez le témoin et demandez-lui un nouveau témoignage!
Juge: Objection accordée. M. Revèch, veuillez rappelez Mme Yindici.
Revèch: Humpf.
Yindici: De quoi s'agit-il?
Scott: Nous aimerions un nouveau témoignage.
Revèch: C'est VOUS, qui le souhaitez, M. Ridd. Pour ma part, je n'ai rien demandé.
Yindici: Bon! Mais à quel propos?
Scott: Vous avez rencontré la victime la veille du meurtre, n'est-ce pas?
Yindici: En effet.
*Bruits de foule*
Scott: Pouvez-vous nous en parler?
Yindici: Non.
Scott: Euh... Pourquoi?
Yindici: Cela ne vous regarde pas. De plus, ça n'a vraiment aucun rapport avec le meurtre de M. Ique.
Juge: C'est à la cour d'en juger. Veuillez commencer votre témoignage.
Yindici: Bon, très bien...

TÉMOIGNAGE

Yindici: Je me suis rendue à la piscine Ique la veille du meurtre et j'y ai discuté avec M. Ique. Rien de spécial, vraiment, c'était une discussion amicale... Ensuite, il m'a proposé de rester pour la nuit alors je suis allé dormir dans la chambre qu'il m'a proposé. Je me suis levée de nuit et j'ai assisté au crime, mais la scène était tellement irréelle que j'ai cru avoir rêvé.

CONTRE-INTERROGATOIRE

Yindici: Rien de spécial, vraiment, c'était une discussion amicale...
Scott: Mme Yindici! Vous n'avez certainement pas eu de discussion "amicale" avec la victime!
Revèch: Ce que vous avancez est improuvable!
Scott: M. Revèch, ce que j'avance est parfaitement prouvable!
Revèch: Ah oui? Alors PROUVEZ-LE!
Scott: Avec plaisir! Regardez cette lettre! Elle a été envoyé de la victime à Mme Yindici!
Juge: Oui, nous l'avons déjà vue. Et alors?
Scott: Apparemment, il y avait un conflit entre Mme Yindici et la victime. En effet! Mme Yindici voulait racheter la piscine Ique. Cette lettre et les évènements actuels le prouvent! De plus, M. Ique n'était pas disposé à vendre! Par conséquent! La discussion n'a pas pu être amicale!!
Revèch: On peut très bien avoir une discussion amicale sur un sujet de dispute!
Scott: D'après la lettre, cela faisait un certain temps que Mme Yindici voulait racheter la piscine Ique. De plus, il serait étonnant que M. Ique ait accepté si facilement. Il l'a peut-être reçu avec égards, mais je suis persuadé que le ton de la conversation s'est changé en dispute!
Yindici: Hum, pas mal, M. Ridd. Mais vous n'avez rien d'autre qu'une lettre pour appuyer vos dires, n'est-ce pas? Comment comptez-vous prouver que la discussion s'est terminée en dispute?
Scott: Euh...
Revèch: Le témoin a raison! Une fois de plus, M. Ridd, vous vous basez sur du vent!

??? :
Juge: Hein? Quelqu'un a émis une objection?
Mélod: Oui! Moi!
Juge: Mlle Ique? À quel sujet souhaitez-vous intervenir?
Mélod: Votre Honneur! J'en suis témoin! La discussion entre mon père et Mme Yindici s'est bien terminée en dispute!
Revèch: QQUUOOII?!?
Yindici: Argh!!
Juge: Mlle Ique! Ce que vous venez de nous affirmer est très grave! Êtes-vous certaine de ce que vous avancez?
Mélod: Oui, Votre Honneur! Sans aucun doute!
Revèch: Je ne crois pas que la déclaration de Mlle Ique soit d'une quelconque importance ici.
Scott: Expliquez-nous donc pourquoi!
Revèch: Très simple, M. Ridd. Une fois de plus, quels que soient les faits dont Mlle Ique a été témoin, je ne l'ai pas appelé à comparaître! Par conséquent! Son témoignage est invalide!
Scott: Quoi? Encore?!?
Juge: Voyons, M. Revèch, vous savez bien que quand quelqu'un du public émet une objection valable, il est du devoir de la Cour de l'écouter!
Revèch: Hors de question!
Scott: Votre Honneur! La Défense souhaite que la déclaration de Mlle Ique soit ajoutée au compte-rendu du procès!
Juge: Votre demande est légitime, M. Ridd.
Scott: Merci. Mme Yindici, nous avons maintenant la preuve, par écrit, que vous vous êtes disputée avec la victime la veille du meurtre! Quelque chose à ajouter?
Yindici: NOOOOOOOOOOOON!
Revèch:
Scott: !
Juge: !
Yindici: !
Revèch: Il suffit, M. Ridd! Vous avez peut-être trouvé une suspecte et un mobile. Cependant! Vous n'avez toujours pas présenté de preuve concluante! En l'occurrence, le testament de M. Ique est la seule preuve qui pourrait étayer votre plaidoirie, mais... Ce testament n'a toujours pas été retrouvé! Par conséquent...
Scott: Il n'a pas été retrouvé car nous n'avons pas cherché au bon endroit!
Revèch: Quelle est cette nouvelle fantaisie, M. Ridd?
Scott: Ce n'est pas une fantaisie, c'est la vérité! M. Revèch! Avez-vous procédé à une fouille du témoin?
Revèch: Non. Et je ne peux pas en ordonner une à l'heure actuelle.
Scott: Quoi? Pourquoi?
Revèch: Hé hé... Votre seule erreur, Scott Ridd, aura été d'affronter un procureur de talent comme moi. Pour cette raison, je n'ai rien laissé au hasard pour m'assurer que M. Ique soit reconnu coupable.
Scott: !
Revèch: Il m'est impossible de procéder à une fouille de notre témoin pour la raison suivante: Aucun mandat n'a été délivré pour cette fouille!
Scott: (C'est pas vrai! Il s'est encore servi d'une subtilité pour renverser la situation!) Votre Honneur! Étant données les circonstances, la fouille du témoin semble être la meilleure chose à faire, et ce avant qu'elle ne quitte ce tribunal!
Juge: Cette affaire me fatigue un peu, je dois dire. M. Ridd, cette fouille est-elle si essentielle?
Scott: Sans l'ombre d'un doute!
Revèch:
Juge: Refusée.
Revèch: Hein? Mais je n'ai encore rien dit!
Juge: La parole n'est pas à l'accusation et cette affaire me donne la migraine.
Revèch: Ah...
Juge: J'autorise la fouille du témoin. Si quelqu'un a une objection à formuler, j'espère pour lui qu'elle est valable.
Revèch: Parfait! Toutefois, si nous ne trouvons aucun document, je réclame un verdict coupable!
Juge: Bien entendu. Après tout, c'est la seule preuve que nous pourrons trouver.
Scott: Bon! Alors faisons cette fouille!
Yindici: Pas la peine.
Scott: !
Revèch: !
Juge: !
Yindici: C'est bon, je l'admet, je l'ai sur moi, ce fichu testament.
Revèch: QQUUOOII?!?
Scott: Mais alors, vous admettez votre culpabilité?
Yindici: Toutes les preuves convergent contre moi, que ferait quelqu'un de sensé dans ma situation, à votre avis?
Juge: Et, pouvez-vous nous expliquer les ressorts de l'affaire, dans ce cas?
Yindici: Eh bien, je voulais acheter cette piscine pour avoir le monopole des piscines de la région. Cependant, M. Ique, cet entêté, a refusé mon offre. Comme vouis avez pu le voir sur la photocopie de sa lettre, il m'a invité à venir le voir, et même à passer la nuit dans sa piscine. Cependant, nous avons fini par nous énerver et je l'ai étranglé. Comme j'avais des gants, aucune empreinte ne pouvait être retrouvé sur son cou. J'ai alors imaginé un stratagème pour faire accuser Arnot Ique. Le reste, en principe, coule de source.
Juge: Hmm. J'ai encore une question. Pouvons-nous voir ce testament?
Yindici: Tenez, le voilà.
Juge: Huissier, pourriez-vous nous lire ce testament? Car c'est le rôle d'un huissier ou d'un notaire, en principe.
Huissier: Entendu. 'Je soussigné Skip Ique, en prévoyance de ma fin prochaine, rédige ce testament. Je lègue mes biens à ma chère fille Mélod. Quant à la piscine, elle reviendra à mon frère Arnot et à mon associé, Jonathan Duailleurs.'
Mélod: ... Papa...
Juge: Bon, eh bien, je suppose que cela met un point définitif à cette affaire. C'est pourquoi je déclare l'accusé, Arnot Ique...

NON COUPABLE

18 Janvier, 9h36
Tribunal fédéral
Salle d'attente N°4


Arnot: Merci, M. Ridd! Ce que vous avez fait là, c'était grandiose! Combien vous dois-je?
Scott: C'est bon, passez au cabinet demain et on en reparle.
Arnot: Entendu.
Mélod: M. Ridd, je tenais moi aussi à vous remercier. Je pensais vraiment que mon oncle était coupable, mais maintenant que je connais la vérité, je le regrette.
Arnot: C'est bon, Mélod, n'en parlons plus. Tout le monde fait des erreurs.
Scott: Alors, que comptez-vous faire?
Arnot: La piscine va continuer. Nous avons beaucoup de clients, et un meurtre ne peut pas interrompre notre activité.
Mélod: Moi, je vais partir en stage à la police. Je suis certaine que nous nous reverrons, M. Ridd.
Scott: Eh bien, je l'espère! Votre témoignage était faussé, mais je suis certain que vous aurez une belle carrière d'enquêtrice!
Mélod: Merci!
Scott: Bon, eh bien au revoir.
Mélod: À bientôt!
Duailleurs: Viendrez-vous à notre piscine?
Scott: Oui, pourquoi pas?
Arnot: Tu viens, John?
Duailleurs: Oui, allons-y.
Scott: Au revoir...

Lieu inconnu
Date et heure inconnue


??? : Hum, cet avocat de la défense a l'air assez doué. Et vous dîtes qu'il risque d'être mon prochain adversaire?
Revèch: Je vous préviens, il est coriace.
??? : Aucun danger, je ne connais pas la défaite.

FIN


29 Février

Scott: Alors c'est là?
Franck: Oui, c'est le Village Kurain. En ce moment, ils font une exposition d'objets mystiques.
Scott: Et en quoi ça t'intéresse?
Franck: Eh bien, les procès de Phoenix Wright m'ont toujours impressionnés, et dans les plus récents, il a fait appel à un pouvoir mystique. Toutes les techniques de procès, même les moins courantes, m'intéressent au plus haut point.
Scott: D'accord...
Franck: Et puis, je ne te l'avais pas encore dit, mais je viens de ce village, alors franchement, je suis heureux de revoir le lieu de mon enfance.
??? : Héééé! M. Ridd!
Scott: Mlle Ique! C'est vous?
Mélod: Hé hé, oui, c'est moi!
Scott: Qu'est-ce que vous faîtes ici?
Mélod: Un stage de police. Il y a eu un crime ici, auparavant. Je dois réussir à trouver des preuves.
??? : M. Dubois?
Franck: C'est moi. Qu'y a-t-il?
??? : Quelqu'un vous demande au téléphone.
Franck: Tiens? Mais personne ne sait que je suis ici?
???: Veuillez me suivre.
Franck: Entendu.
*Franck est parti*
Scott: Mais comment allez-vous trouver des preuves d'un crime passé?
Mélod: En fait, ils se sont entendus avec les gens du village pour reconstituer la scène de crime, c'est une sorte de jeu: Il y a trois autres stagiaires de police et nous devons utiliser les preuves pour savoir qui nous devons arrêter. Nous savons tous que la criminelle de l'affaire était Morgan Fey, mais nous ne connaissons pas les preuves.
Lescalier: Mais, c'est M. Ridd?
Mélod: M. Lescalier! Vous n'étiez pas censé rester au poste?
Lescalier: Ils m'ont envoyé surveiller la bonne marche des opérations.
Mélod: Ah...
??? : Au secours!!
Lescalier: !! Qu'est-ce qui se passe, par là-bas? Mme Fey, qu'y a-t-il?
??? : C'est... C'est horrible! Il y a... Il y a un cadavre!
Lescalier: QQUUOOII?!? Mélod, va chercher les autres stagiaires, ainsi que le médecin légiste qui m'a accompagné!
Mélod: Oui, chef!
Lescalier: Montrez-nous ça, Mme Fey!
??? : Regardez!
Scott: Mais... C'est...
Lescalier: Franck Dubois??

Épisode 3
Une étrange volte-face

29 Février, 15H02
Village Kurain


Lescalier: Docteur Ka? Le rapport d'autopsie est-il prêt?
Ka: Oui, j'ai terminé mon analyse. Le voici. M. Ridd?
Scott: Euh... Oui?
Ka: Comme vous connaissiez la victime, je crois que vous devriez être le premier à lire ce rapport.
Scott: Merci.

*Rapport d'autopsie ajouté au dossier de l'affaire*
'M. Dubois a été abbatu d'un coup de sabre. D'après la position du corps et des coups, il n'a pas eu l'occasion de se défendre. Son corps a été retrouvé près de la cabine téléphonique du village.'

Lescalier: Au fait, nous allons probablement arrêter quelqu'un... Vous allez le défendre?
Scott: Je ne sais pas, tout cela me perturbe un peu...
Lescalier: Oui, je comprends.
Scott: J'irai voir la personne que vous aurez arrêtée au centre de détention; et j'aviserai à ce moment-là.
Lescalier: Pas la peine, restez ici: L'assassin n'a pas pu quitter les lieux du crime, alors parler directement à notre suspect sera plus pratique, n'est-ce pas?
Scott: Merci.
??? : Hey, qu'est-ce qui vous prend? Je n'y suis pour rien! Lâchez-moi!
Policier: Chef! Nous avons appréhendé un individu louche!
??? : Louche? C'est la meilleure, celle-là! Mais pour qui vous prenez-vous! Je vais appeler la police, et vous allez voir ce que vous allez voir!
Lescalier: Hmm, écoutez, madame... Nous sommes de la police, et un meurtre vient d'avoir lieu.
??? : Un... Meurtre?? Mais qui... Non! Franck?
Lescalier: Vous connaîssez la victime?
??? : Évidemment! C'est mon fils!
Lescalier: QQUUOOII?!?
Scott: Attendez, et ce sabre, l'avez-vous déjà vu?
??? : Tu parles si je l'ai déjà vu! C'est le sabre familial! Depuis des générations, il est là, attendant que quelqu'un de suffisamment digne reprenne la voie des guerriers!
Scott: Ah...
??? : Mais pardonnez-moi, je divague un peu, là. Je ne crois pas m'être présentée. Je suis Béatrice Fey, et, au cas où vous ne l'auriez pas compris, je suis la mère de Franck.
Scott: Ah...
Béatrice: Vous, vous devez être M. Scott? Franck m'a beaucoup parlé de vous. Il m'a dit que vous étiez avocat, vous aussi, et que vous vous débrouiillez très bien!
Scott: Ah? Eh bien, merci, alors...
Béatrice: C'est Franck qu'il aurait fallu remercier. Malheureusement...
Lescalier: Hum, hum!
Béatrice: Quoi, encore?
Lescalier: Excusez-moi, Mme Fey, mais vous êtes en état d'arrestation...
Béatrice: Tiens donc. Et pourquoi cela?
Lescalier: Toutes les preuves vous accablent!
Béatrice: Ah? Vous trouvez?
Lescalier: Vous étiez à deux pas de la cabine téléphonique où nous avons trouvé le corps de la victime, et ce sabre est couvert de vos empreintes...
Béatrice: Vous n'avez donc pas écouté? Ce sabre appartient à ma famille! Pourquoi mes empreintes n'y seraient-elles pas? Enfin, M. Scott, vous voyez bien que c'est un coup monté de toutes pièces contre moi! Pourquoi diable tuerais-je mon propre fils?
Lescalier: Bon, eh bien, vous êtes quand même en état d'arrestation.
Béatrice: J'accepte de vous suivre, mais vous avez intérêt à dissiper ce malentendu au plus vite. M. Scott?
Scott: Oui?
Béatrice: Accepteriez-vous de me défendre?
Scott: D'accord. Je ne crois pas que vous puissiez avoir tué votre fils.
Béatrice: Merci!
Lescalier: Bon, eh bien puisque c'est réglé, veuillez nous suivre, Mme Fey. Mélod?
Mélod: Oui, quoi?
Lescalier: Tiens, voilà du matériel d'enquête scientifique. Aide donc M. Ridd.
Mélod: Entendu!
Béatrice: À propos, M. Ridd... Il y a un objet que j'aimerais vous confier le temps de l'enquête.
Scott: De quoi s'agit-il?
Béatrice: C'est ce qu'on appelle un magatama. Il sert à découvrir les secrets cachés au plus profond du coeur des gens. Il vous faudra cependant des preuves solides, pour déverrouiller les verrous-psychés qui gardent les secrets.
Scott: Euh... Merci...
Béatrice: Vous aurez bien besoin de ça, si vous comptez prouvez mon innocence!
*Magatama ajouté au dossier de l'affaire*

29 Février, 15H27
Village Kurain
Cabine téléphonique


*Clic*
Mélod: Bon, voilà, nous avons une photo de la scène du crime.
*Photo 1 ajoutée au dossier de l'affaire*
Scott: Hmm...
Mélod: Hein? Qu'est-ce qu'il y a?
Scott: Je comprends mieux pourquoi ils ont arrêté Mme Fey!
Mélod: T'as vu quoi?
Scott: Regarde ce qui est écrit sur le sol...
Mélod: 'Béatrice'. !!!
Scott: Mais c'est bizarre, il aurait pu écrire 'maman', ou quelque chose comme ça...
Mélod: À moins que le meurtrier ne connaisse pas les liens de parenté entre Mme Fey et M. Dubois! Après tout, ils n'ont pas le même nom de famille!
Scott: Effectivement. Mais même dans ce cas, c'est une preuve un peu mince...
Mélod: Regarde plutôt ce qui se trouve au dessus de cette cabine...
Scott: Hein? Une caméra de surveillance? Dans un endroit aussi reculé?
Mélod: Je crois que c'était pour surveiller notre stage, ils ont posé des caméras un peu partout...
Scott: Hey! Mais alors... !
Mélod: Oui! Nous avons peut-être une vidéo des évènements!

Scott: Alors, où allons-nous?
Mélod: En principe, les vidéos sont retransmises au central de police.
Scott: Donc, direction le commissariat?
Mélod: Exactement!

29 Février, 15H54
Commissariat de police


Mélod: Hey!
Lescalier: Ah, c'est vous! Vous avez besoin de quelque chose... ?
Scott: Vous avez installé des caméras de surveillance dans le village, non?
Lescalier: Euh... Ouaip!
Scott: Nous en avons vu une près de la cabine téléphonique...
Lescalier: Ah? Vous devez faire erreur, nous n'avons rien mis près de la cabine. Sinon, ça ferait longtemps qu'on serait fixés sur le crime!
Scott: Pardon?
Mélod: Mais il y avait une caméra!
Lescalier: Nous avions déjà mis trois caméras, nous n'allions pas en mettre une de plus à un endroit inutilisé alors que ce n'était qu'un stage!
Scott: Au fait, tant que vous êtes là, j'ai une question à vous poser...
Lescalier: Profitez-en, je ne reste pas très longtemps...
Scott: Qui sera le procureur?
Lescalier: Létrange.
Scott: Hein? Qu'est-ce qui est étrange?
Lescalier: Non, c'est son nom! Stéphane Létrange. Mais ça ne l'empêche pas d'être vraiment étrange, tout à fait entre nous... Ce procureur gagne à tous les coups, mais on dit qu'il est légèrement schizophrène, si vous voyez ce que je veux dire...
Scott: Comment ça?
Lescalier: Pendant les procès, ça peut encore aller, mais en dehors c'est une vraie bombe à retardement! Je ne sais pas si c'est une bonne chose, mais il a un sérieux syndrome de double-personnalité. En plus, on dit que c'est en lisant dans les pensées de ses adversaires qu'il a remporté tous ses procès.
Scott: HEIN?!?
Lescalier: Écoutez, je n'y suis pour rien! Je ne sais pas si vous allez ou non gagner ce procès, mais vous êtes déjà mal parti, avec un procureur comme celui-là!
??? : Alors, inspecteur, on médit sur mon compte?
Lescalier: Euh, bonjour M. Létrange.
Létrange: *DING* Remarquez, ça ne me dérange pas, au contraire, cela me donne... *DING* L'air complètement stupide, pauvre abruti! *DING* Quoi qu'il en soit, je suis ravi *DING* vexé de vous rencontrer, M. Ridd *DING* Oui, franchement, j'ai toujours voulu rencontrer un avocat de la défense aussi doué *DING* peu doué que vous.
Scott: (Argh! C'est quoi, ça?)
Létrange: Mais je vois que vous avez un magatama! Où l'avez-vous trouvé *DING* dérobé, mécréant? Le vol est puni par la loi!
Scott: Vous connaissez les magatamas?
Létrange: Oh, si je vous disais tout ce que je connais, vous seriez bien surpris, seulement je ne vous ferai pas ce plaisir. *DING* Sachez, M. Ridd, que je viens du Village Kurain, et que pour une raison inconnue, je peux lire les verrous psychés sans magatama, alors pourquoi ne connaîtrais-je pas les magatamas? *DING* Et voilà, je me met encore à raconter ma vie...
Lescalier: Euh... M. Létrange?
Létrange: Quoi?
Lescalier: Vous ne devriez pas préparer le procès?
Létrange: C'est bon, j'ai encore un jour, j'ai largement le temps! *DING* Bon, je vous laisse, je n'ai pas de temps à perdre! Je n'ai qu'un jour pour préparer le procès!
*Létrange est parti*
Scott: Euh...
Lescalier: Moi aussi, je vais vous laisser. Nous avons un témoin à écouter.
Scott: Un témoin?
Lescalier: Écoutez, j'ai laissé Mélod enquêter avec vous, je ne vous accorderai pas une aide supplémentaire! Le témoin, vous le rencontrerez demain, au tribunal!

29 Février, 16H13
Village Kurain
Cabine téléphonique


Mélod: C'est quand même bizarre, qu'est-ce qu'une caméra n'appartenant pas la police peut bien faire ici?
??? : Euh, pardon?
Scott: Hein?
??? : Bonjour. Je voudrais téléphoner, vous pourriez me laisser passer?
Scott: Qui êtes-vous?
??? : Je suis Monique Fey. J'ai appris que Béatrice avait été arrêtée, et j'aimerais téléphoner au commissariat...
Scott: Mais, c'est une scène de crime, ici!
Mélod: Ouais, il a raison! Vous n'avez pas vu les bandes d'interdiction de passage?
Monique: Je vous en prie! Des gens comme vous ont pu passer, alors je ne vois pas le problème!
Mélod: Sauf que nous sommes impliqués dans l'affaire!
Monique: Et alors? Ah, vous êtes vraiment de mauvaise foi!
Scott: Dîtes-moi, est-ce que vous savez quelque chose à propos de cette caméra?
Monique: Hein? Cette... Caméra? Heu... Non, pourquoi cette question? Elle est vraiment stupide! Parlons d'autre chose.
*TZIIIIING!*
Scott: !
Mélod: Hey, qu'est-ce qu'il y a?
Scott: (Qu'est-ce que c'est? Serait-ce...)
Béatrice: À propos, M. Ridd... Il y a un objet que j'aimerais vous confier le temps de l'enquête.
Scott: De quoi s'agit-il?
Béatrice: C'est ce qu'on appelle un magatama. Il sert à découvrir les secrets cachés au plus profond du coeur des gens. Il vous faudra cependant des preuves solides, pour déverrouiller les verrous-psychés qui gardent les secrets.

Scott: (C'est... Un verrou-psyché!!)
Monique: Quoi, pourquoi vous me regardez comme ça? J'ai une tache?

Monique: Bon, je vais vous laisser.
Mélod: J'ai encore une question.
Monique: Je vous écoute, jeune fille.
Mélod: Eh bien, j'ai beaucoup entendu parler, dans ce village, de la famille principale et de la famille collatérale des Fey. À quelle famille appartenez-vous, Béatrice et vous?
Monique: C'est une excellente question. Sachez déjà que Béatrice est ma tante. En ce qui concerne la famille, nous ne faisons partie d'aucune des deux branches que vous venez de citer. Vous savez, l'arbre généalogique des Fey est assez grand; c'est pourquoi nous ne faisons pas partie de la famille de Mystique Maya ni de celle de Morgan. Cela ne nous empêche pas d'être médiums et d'avoir chacune notre propre magatama, mais nous ne pratiquons pas le channeling. C'est une spécialité de Kurain et nous venons d'un autre village.
Scott: Qu'est-ce que vous faisiez là, alors?
Monique: Nous rendions visite à la famille.
Scott: Ah...
Monique: Bon, cette fois-ci, je vais vraiment devoir vous laisser.
*Monique est partie*
Scott: Argh! On n'est pas plus avancé et nous ne savons toujours pas à qui appartient cette caméra!
Mélod: Oui, c'est inquiétant... Hey, regarde ça!
Scott: Hein?
Mélod: C'est ce sabre! C'est peut-être le moment de l'examiner!
Scott: Bonne idée!
*Sabre ancien ajouté au dossier de l'affaire*
Mélod: Je me demande s'il a des empreintes.
Scott: Bien sûr! Tu n'as pas entendu, tout à l'heure? Les empreintes de la famille Fey y sont en grand nombre!
Mélod: Je pensais à d'autres empreintes, M. Ridd.
Scott: D'accord, cherchons des empreintes, alors.
Mélod: Bon, je vais vous expliquer comment faire! D'abord, on prend la poudre et on la répand sur la surface à examiner. Ensuite, il n'y a plus qu'à souffler!
Scott: D'accord, allons-y.
Mélod: Des résultats?
Scott: Cette empreinte-ci me laisse perplexe.
Mélod: Montrez-moi ça? Mais! Ce sont des traces de gants!
Scott: Ce qui veut dire que Béatrice Fey n'est pas la seule suspecte.
Mélod: En effet! Comment les autres enquêteurs ont-ils pu rater ça?

??? : Ce n'est pas une question d'empreintes.
Scott: Qu'est-ce que vous faîtes ici, inspecteur?
Lescalier: Eh bien, je suis venu approfondir l'enquête...
Mélod: Mais qu'est-ce que vous vouliez dire par: "Ce n'est pas une question d'empreintes"?
Lescalier: Nous ne savons pas qui a tenu le sabre en portant des gants, mais étant donné le témoignage que nous avons reçu, ça n'a vraiment aucune importance.
Mélod: Le témoignage?
Lescalier: Je t'en parlerai plus tard, M. Ridd n'est pas sensé être au courant.
Scott: ...
Lescalier: Ben pourquoi vous me regardez comme ça, M. Ridd?
Mélod: Euh, parlons d'autre chose, d'accord?
Lescalier: Entendu. De quoi voulez-vous parler?
Mélod: Cette caméra...
Lescalier: Oui, c'est vrai... Nous ne savons toujours pas d'où elle vient...
Scott: Est-ce qu'il y a une vidéo, à l'intérieur?
Lescalier: Attendez, je vérifie... Hmm, apparemment ce n'est qu'un émetteur... On devrait savoir où se trouve le récepteur en confiant la caméra à la police scientifique.
*Lescalier a pris la caméra*
Scott: On le saura quand?
Lescalier: Je vous tiens informé.

29 Février, 16H48
Village Kurain
Manoir Fey


Monique: Ah, c'est vous. Je peux vous aider?
Scott: Nous aimerions voir où se trouvait le sabre au départ.
Monique: Bien entendu. Suivez-moi...

29 Février, 16H54
Manoir Fey
Salle annexe


Monique: C'était ici. Mais comme vous pouvez le constater, il a disparu depuis un certain temps.
Scott: Comment ça?
Monique: Les traces de poussière.
Mélod: Scott! Les traces de poussières, ça se voit tout de suite, voyons!
Scott: C'est pas faux, mais nous ne savons pas quand ce sabre a disparu, n'est-ce pas? Ni qui l'a pris?
Monique: La disparition remonte à quatre jours. Mais c'est vrai que nous ne savons pas qui nous l'a emprunté. Quoi qu'il en soit, je vais vous laisser, pour le moment...

*Monique est partie.*

Mélod: Il y a peut-être un indice quelque part, qui sait...
Scott: D'ailleurs, j'en ai un.
Mélod: Ah oui?
Scott: Apparemment, c'est une carte.
Mélod: Une... Carte? Mais encore?
Scott: C'est un passeport apparemment, mais il n'y a pas de nom dessus...
Mélod: Montrez-moi ça, il y a peut-être des empreintes!

*Passeport remis à Mélod*

Scott: Alors?
Mélod: Il y a des traces de gants! Ce sont les mêmes que celles qui étaient sur le sabre!!
Scott: C'est bizarre, quand même...
Mélod: Quoi donc?
Scott: Si il y a des empreintes de gants sur la carte et sur le sabre, les empreintes de Mme Fey ne prouvent rien! Pourquoi l'a-t-on arrêtée?
Mélod: Hum... C'est peut-être à cause du témoignage?
Scott: Bah, de toutes façons, je ne peux pas faire grand chose tant que je ne l'ai pas entendu, ce témoignage... Je ne sais même pas qui est le témoin...
??? : M. Ridd! Où êtes-vous?
Scott: Ah, inspecteur, c'est vous!
Lescalier: L'analyse est finie, je viens vous rendre cette caméra.

*Caméra ajoutée au dossier de l'affaire*

Lescalier: Elle appartient à Monique Fey, apparemment... Voici le compte rendu de l'analyse.

*Compte rendu ajouté au dossier de l'affaire.*

Scott: Merci, M. Lescalier.
Lescalier: Bah! Tant que je peux rendre service...
Mélod: Cette caméra appartient à Monique?
Scott: En effet! Je crois que je vais lui en parler.

29 Février
17H16
Village Kurain


Scott: Mme Fey?
Monique: Oui, je suis là. Qu'y a-t-il?
Scott: J'aimerais vous reparler de cette caméra...
Monique: Je ne sais pas ce qu'elle fait là, je vous l'ai déjà dit.
Scott: Bon... Pourtant, j'ai une preuve que cette caméra vous appartient.
Monique: Pardon?
Scott: PREND ÇA! Regardez ça, Mme Fey, la police a effectué des vérifications, ce qui nous a permis de déterminer que cette caméra vous appartient!
Monique: Ah! La belle affaire! Vous ne savez même pas pourquoi j'ai installé cette caméra!
Scott: Vous ne comptez pas me le dire?
Monique: Non.
Scott: Mais vous savez que si vous n'avez pas de raison valable, vous allez être arrêtée à la place de Mme Béatrice Fey?
Monique: J'ai quand même quelques notions de droit, petit. Rien ne relie cette caméra au meurtre, que je sache. Ils seront bien obligé de me relâcher pour insuffisance de preuves, si jamais ils m'arrêtent...
Scott: Pourtant, il y A un lien entre la caméra et le meurtre!
Monique: Ah, tu parles! Impossible! Ou alors, vous pouvez me le prouver peut-être?
Scott: PREND ÇA! Regardez, Mme Fey. Le lieu du crime et le lieu que vous avez filmé sont la cabine téléphonique!
Monique: Kyaaaaaaaaaaah!
*TZIIIIING!*

Scott: (Apparemment, le verrou-psyché est brisé...) Mme Fey! Pouvez-vous m'expliquer pourquoi vous avez placé cette caméra sur le lieu du crime?
Monique: J'admet que j'ai placé cette caméra. C'était pour voir qui venait téléphoner...
Scott: Hein? Mais où est l'intérêt?
Monique: Oh, je conçois parfaitement qu'à première vue ça ne sert à rien, mais en fait c'était pour étancher ma curiosité...
Scott: Vous avez un enregistrement?
Monique: Oui, bien sûr...
Scott: Alors je voudrais voir le moment du crime!
??? : Pas si vite!!
Scott: Quoi, c'est encore vous?
Lescalier: J'ai entendu votre petit contre-interrogatoire de plein air, là...
Scott: (Un "contre-interrogatoire de plein air"... Mais où a-t-il été chercher ça...)
Lescalier: Cette vidéo est probablement de la plus haute importance, et en cet honneur je la réquisitionne!
Scott: Vous ne pouvez pas faire ça! J'étais là avant vous!
Lescalier: Vous, vous êtes un avocat. Moi, je représente quand même la police, donc j'ai parfaitement le droit de confisquer les objets qui peuvent servir de pièce à conviction.
Mélod: Hey! C'est pas gentil, ça!
Lescalier: Je veux pas avoir Létrange sur le dos donc je fais mon boulot correctement.
Scott: Alors je n'ai rien de plus que ce que j'ai déjà, c'est ça?
Lescalier: Me regardez pas comme ça, M. Ridd! Je fais mon boulot, c'est tout!
Scott: Et à ce titre, vous m'empêchez de faire le mien?
Lescalier: Je dirai que nos deux professions sont incompatibles au niveau de la coopération.
Mélod: Ben pourquoi je coopère avec lui, alors?
Lescalier: Euh... Bon, bref! M. Ridd, si cette vidéo se révèle importante, vous en aurez une copie demain matin!
Scott: Bon, je suppose que je n'ai pas le choix...
Lescalier: Exactement!! Maintenant que c'est réglé, je vous suis, Mme Fey.
Monique: Entendu.

*Monique et Lescalier sont partis*

Scott: Je ne peux même pas dire à quel point ça se présente mal...
Mélod: L'enquête a l'air plus ou moins finie pour aujourd'hui, alors j'y vais aussi...

*Mélod est partie*

Scott: (Apparemment ils ont raison, je ne trouverai rien de plus aujourd'hui... On va bien voir ce qu'il va se passer demain...)

À suivre...


1er Mars, 9H15
Tribunal fédéral
Salle d'attente N°6


Lescalier: Bonjour M. Ridd.
Scott: Salut. Et cette vidéo?
Lescaliler: À vrai dire, nous n'avons rien trouvé.
Scott: Pardon? Mais pourquoi?
Lescalier: La bande a été effacée.
Scott: Mais... Comment?
Lescalier: Aucune trace, à part celle de Mme Fey, bien entendu. Nous ne savons pas du tout ce qui a pu se passer, Mme Fey elle-même ne comprend pas...
Scott: Ouais, autant dire que c'est raté pour la vidéo.
Mélod: Ne vous en faîtes pas, M. Ridd! Je suis certaine que ça va s'arranger!
Scott: Bon, eh bien je vais y aller, alors, puisque je n'ai plus rien d'autre à faire...

1er Mars, 9H28
Tribunal fédéral
Salle des accusés N°3


Juge: La séance est ouverte pour le procès relatif au meurtre de Franck Dubois.
Scott: La Défense est prête, Votre Honneur.
Létrange: L'Accusation non *DING* l'accusation est prête aussi, bien entendu.
Juge: Vous devriez cesser de vous comporter ainsi, M. Létrange. Je vous rappelle que vous avez déjà reçu un avertissement...
Létrange: Écoutez *DING* N'écoutez pas si vous voulez, je parlerai quand même *DING* Ce n'est pas ma faute, mon comportement! *DING* À ce niveau, je suis bien obligé de plaider coupable, mais que voulez-vous c'est dans mon caractère...
Juge: Bon, bon, ça ira pour aujourd'hui. Votre déclaration préliminaire, je vous prie.
Létrange: Pour ça, aucun problème! La police a hier arrêté Béatrice Fey, qui sera sans aucun doute reconnue coupable. Compez sur moi pour ça, à ce niveau je suis infaillible.
Juge: Merci, M. Létrange. Avez-vous un témoin.
Létrange: Nous allons l'entendre immédiatement! *DING* Immédiatement après que l'inspecteur principal du crime, M. Lescalier, nous l'ait décrit avec la plus grande précision possible, précision nécessaire pour la plaidoierie de l'Accusation. *DING* Mais on pourrait très bien s'en passer.
Juge: J'ai l'impression que la séance d'aujourd'hui va durer une éternité...
Létrange: Bon, M. Lescalier, nous n'attendons rien de vous. *DING* Nous attendons que vous décriviez le crime. Sur le champ. *DING* S'il vous plaît.
Lescalier: Eeuuh, d'accord, entendu. Donc, hier, M. Dubois, accompagné de M. Ridd ici présent, s'est rendu au Village Kurain. Ensuite, M. Dubois a été tué devant une cabine téléphonique par le sabre de la famille Fey. Ce n'est pas une preuve que Mme Fey est responsable du meurtre, toutefois nous avons un témoin.
Scott: (Ça me rappelle qu'avant le meurtre... On a demandé Franck au téléphone! Est-ce lié... ?)

Létrange: Bon, ça ira. *DING* En fait, ça n'ira pas du tout, c'est quoi ce chef-d'oeuvre de nullité que vous venez de nous servir? *DING* Pas mal, passons donc au témoin suivant.
Juge: Mais c'est moi qui...
Létrange: Eh bien allez-y, je vous en prie.
Juge: Bon! Passons au témoin suivant!
Létrange: *DING* Tout ça pour ça.
Juge: Hmm, bref.
Létrange: Et voici notre témoin.
??? : Bonjour.
Juge: On ne se serait pas déjà croisés?
??? : Alors, ça, c'est ma célébrité qui fait tout le boulot!
Scott: Louis Stoire??? Mais qu'est-ce que...
Stoire: Eh oui, c'est moi, on l'applaudit bien fort! Au fait, M. Ridd, vous n'êtes pas allé voir mon spectacle? Je vous avais fait réserver des places, pourtant! Et puis en ce moment, ça marche super bien!
Juge: Ah oui, vous aviez été accusé de meurtre...
Stoire: Gagné, pépé! Mais M. Ridd ici présent m'a innocenté!
Juge: Et vous êtes témoin de l'affaire en cours?
Stoire: C'est on ne peut plus vrai!
Juge: Ah. Bien, alors...
Létrange: M. Stoire, nous attendons avec impatience votre déposition.
Stoire: OK!

TÉMOIGNAGE

Stoire: Je me suis rendu au village Kurain pour faire de la pub pour mon spectacle.
D'ailleurs vous devriez venir le voir: Il est formidable!
C'est définitivement le meilleur spectacle de music-hall de tous les temps!
Et si je dis ça, ce n'est pas pour me vanter, c'est que c'est un fait avéré!!

Scott: Pourriez-vous en venir aux faits?
Stoire: Ben quoi?
Létrange: Il a raison, témoin! Vous n'êtes pas ici pour faire de la pub! *DING* Bien sûr, qu'il est ici pour faire de la pub!
Stoire: Bon, d'accord, voilà mon témoignage.

TÉMOIGNAGE

Stoire: J'étais donc au village Kurain. Poil aux mains.
Puis j'ai voulu téléphoner. Poil aux pieds.
Et à la cabine téléphonique, poil aux chroniques, j'ai vu Mme Fey, poil à la raie, tuer la victime, poil à la rime.

Juge: M. Stoire! Vous n'êtes pas dans votre spectacle!
Stoire: Je donne au public un avant-goût de mon talent. Poil aux dents.
Létrange: Témoin! Pourriez-vous, comme le relevait M. Ridd tout à l'heure, vous en tenir aux faits? *DING* Même s'il ne fait aucun doute que vous avez du *DING* que vous n'avez aucun talent!
Stoire: PARDON? AUCUN TALENT? JE VOUS SIGNALE QUE TOUTES LES SALLES DE SPECTACLES ME RÉCLAMENT!
Juge: Du calme, ce que M. Létrange voulait exprimer, c'était simplement que vous ne faisiez pas ce que l'on attendait de vous.
Stoire: Mais la justice est complêtement pourrie! Vous avez laissé s'exprimer un clown, et moi pas?
Juge: Justement, ne répétons pas les erreurs du passé.
Scott: Excusez-moi, mais qu'en est-il du témoignage?
Stoire: Je ne parlerai que sur présence de mon avocat.
Scott: Mais... Mais je SUIS votre avocat!
Stoire: Et si je décidais d'en changer?
Juge: Il suffit! Si vous ne nous donnez pas sur le champ un témoignage correct, nous serons dans l'obligation, M. Stoire, de vous poursuivre pour outrage à la cour!
Stoire: Ah ouais, tout de suite, ça calme.
Létrange: Je vais finir par péter un cable!
Scott: (Quoi, ce n'est pas déjà fait depuis longtemps?)

TÉMOIGNAGE

Stoire: Bon! Si c'est ce que vous voulez, voilà mon témoignage sérieux!
J'étais donc allé au village Kurain, pour faire de la pub. J'ai eu besoin de téléphoner à mon agent, alors je suis allé vers la cabine téléphonique. J'ai passé mon coup de fil, et en sortant de la cabine, j'ai vu une dame, visiblement de la famille Fey, tuer ce monsieur.

Juge: Ah, vous auriez dû commencer par là!
Stoire: Que voulez-vous, je suis un artiste!
Létrange: Bon! *DING* Mal! *DING* Il ne fait aucun doute que je tiens ici un témoignage fragile *DING* un témoignage particulièrement solide, je dirais même plus inattaquable. Votre Honneur, vous serez d'accord avec moi: Un contre-interrogatoire ne sera pas nécessaire.
Scott: Votre Honneur, j'exige, en vertu de la loi, de faire mon contre-interrogatoire!
Juge: Objection accordée, M. Ridd. Allez-y, je vous en prie...

CONTRE-INTERROGATOIRE
Stoire: J'ai eu besoin de téléphoner à mon agent, alors je suis allé vers la cabine téléphonique.
Scott: UN INSTANT! Avez-vous remarqué quelque chose d'inhabituel?
Stoire: Maintenant que vous le dîtes, je crois bien qu'il y avait un appareil perché au dessus de la cabine.
Juge: Un appareil? De quoi s'agit-il?
Létrange: Là n'est pas la question!
Juge: Sans aucun doute, mais M. Stoire a aiguisé ma curiosité.
Scott: Je peux vous le montrer, cet appareil...
Juge: Oh, eh bien allez-y, je vous en prie...
Scott: Voilà! C'est une caméra!
Létrange: Bah! Aucun intérêt!
Juge: On verra bien si elle est importante. Passons à la suite du contre-interrogatoire, voulez-vous?

Stoire: J'ai passé mon coup de fil, et en sortant de la cabine, j'ai vu une dame, visiblement de la famille Fey, tuer ce monsieur.
Scott: UN INSTANT! Comment a-t-elle fait?
Stoire: Je n'ai pas bien vu, la victime est tombée devant moi avec une épée dans le corps, et Mme Fey était juste derrière...

Létrange: Ce qui prouve, sans l'ombre d'un doute, la culpabilité de l'accusée!
Juge: Oui, ça m'en a tout l'air.
Scott: Apparemment, il y a quelque chose que M. Stoire n'a pas vu, ce qui a pour effet de décrédibiliser toute sa déposition!!
Létrange: Ce témoignage est en béton, Votre Honneur, comment peut-on encore douter de la culpabilité de Mme Fey?
Scott: M. Stoire n'a pas vu l'accusée porter le coup d'épée! De plus, et même si cela peut sembler présomptueux de ma part, je pense que tout n'est pas encore clair dans ce procès!
Juge: Comme quoi?
Scott: J'émet des doutes quant à l'identité du meurtrier car l'épée a été dérobée bien avant le meurtre par quelqu'un qui a laissé, sur les lieux, ce passeport!
Létrange: HEIN? MAIS JE N'EN AI PAS ÉTÉ INFORMÉ!
Scott: Vous n'avez pas approfondi la piste de l'épée? TANT PIS POUR VOUS, M. LÉTRANGE!
Létrange: Bon! Mais on s'en fiche de cette épée, le témoin a vu ce qu'il a vu!
Scott: Sans aucun doute, mais ce qu'il a vu me semble assez incomplet.

Létrange: Aaaaaaaargh!
Juge: Vous ne vous sentez pas bien, M. Létrange?
Létrange: Monsieur... Ridd... Je... Ne... Vous... Laisserai... Pas... Gagner... JAMAIS!! Il est temps que j'utilise... Mes talents.
Scott: Hein?!?
Juge: Vous allez bien, M. Létrange?
Létrange: Au mieux, Votre Honneur! Car... Je vais mettre un point définitif à ce procès, ici et maintenant!!
Scott: M. Létrange! Où voulez-vous en venir!
Létrange: *DING* Je demande dès maintenant une suspension d'audience d'une journée pour approfondir l'enquête!
Scott: Hein?!? Mais je croyais que vous deviez "mettre un point définitif à ce procès ici et maintenant"?
Létrange: Seuls les imbéciles ne changent pas d'avis.
Juge: Étant données les circonstances, je préfère accéder à la requête de l'Accusation. La séance est donc levée!
À suivre...


Récapitulatif du dossier de l'affaire

Badge d'Avocat
Sans ça, pas la peine d'espérer se présenter au tribunal...

Rapport d'autopsie
'M. Dubois a été abbatu d'un coup de sabre. D'après la position du corps et des coups, il n'a pas eu l'occasion de se défendre. Son corps a été retrouvé près de la cabine téléphonique du village.'

Magatama
Prêté par Béatrice Fey le temps de l'affaire.

Photo 1
Béatrice écrit sur le sol. L'examen graphologique n'ayant rien révélé, ce n'est pas une preuve recevable. C'est pourquoi l'Accusation n'en a pas parlé pour le moment.

Sabre ancien
Arme du crime. Disparue il y a quelques jours.

Passeport
Trouvé près du lieu où était entreposé le sabre ancien.

Caméra
Placée par Monique Fey sur la cabine téléphonique. Aucune bande d'enregistrement n'a été trouvée. Le compte rendu de l'analyse de la caméra a été rangé avec.

Profils

Scott Ridd
Avocat de la Défense.

Franck Dubois
Victime, auparavant avocat de la Défense.

Gabriel Lescalier
Inspecteur de police.

Mélod Ique
À l'heure actuelle, stagiaire au comissariat.

Docteur Ka
Mèdecin légiste. N'a pas de raison de réapparaître au cours du procès.

Béatrice Fey
Cousine de la famille collatérale Fey et accusée du meurtre de Franck Dubois.

Monique Fey
Nièce de Béatrice Fey. A placé la caméra.

Stéphane Létrange
Procureur de l'affaire. Souffre d'un dédoublement de personnalité chronique se manifestant de manière impromptue et agaçante, et a la faculté de lire dans les pensées et de détecter les magatamas.

Louis Stoire
Venu faire de la publicité pour son spectacle, il est maintenant témoin de l'affaire.

1er Mars
13H58
Cabinet d'avocats
Dubois et Ridd

Mélod: Salut!
Scott: Ah, c'est toi...
Mélod: M. Lescalier m'a dit que je pouvais continuer à enquêter avec toi!
Scott: Oh, eh bien merci.
Mélod: Alors, où en sommes-nous?
Scott: Hum, je dois dire que je ne comprend pas très bien l'affaire. Mais au vu des indices, si ce n'est pas ma cliente qui a assassiné Franck Dubois, soit c'est Monique Fey, soit c'est quelqu'un qu'on n'a pas encore vu.
Mélod: Un autre suspect?
Scott: Mais c'est étrange, qui pourrait avoir intérêt à commettre un tel acte?
Mélod: Il n'avait pas d'ennemi?
Scott: Pas que je sache.
Mélod: On peut le savoir sans se casser la tête. Il suffit de consulter les archives des différents procès menés par M. Dubois.
Scott: Hein? Mais ce ne sera pas trop long?
Mélod: Heureusement pour nous, depuis cette année, les archives ont été informatisées.
Scott: Hmm, eh bien allons-y, je ne pense pas qu'on ait grand chose à perdre...

1er Mars
Salle des Archives


Scott: Hey! Mais tout est sur papier!
Mélod: Pas si vite, c'est disponible à la fois sur papier et sur matériel informatique. Il suffit de brancher ce câble.
...
Voilà, on y est! Les procès de Franck Dubois. Ça alors! Il n'en a pas perdu un seul!
Et... Il n'a jamais affronté qu'un seul procureur en dehors de Victor Boulay lors de sa première affaire!
Scott: (Victor Boulay? Ce nom me dit vaguement quelque chose, mais je n'en suis pas sûr...) Et qui était-ce?
Mélod: C'était... Stéphane Létrange.
Scott: QQUUOOII?!?
Mélod: Plus important, l'un de ces procès a conduit à l'unique avertissement qu'ait reçu Létrange!
Scott: Hey, le juge en a parlé, de cet avertissement!
Mélod: Apparemment, ce jour-là, Létrange était encore plus timbré que d'habitude, et ça a aidé M. Dubois à remporter son procès.
Scott: Oui, je m'en doute. Mais pourquoi M. Létrange commettrait-il un meurtre?
Mélod: Oh, je ne pense pas que ce soit lui l'assassin.
Scott: Mais alors à quoi penses-tu?
Mélod: C'est pourtant évident! Un tueur à gages!
Scott: Un t... t... tueur à gages???
Mélod: Mais oui! Réfléchis! Ça s'est déjà vu, d'attirer quelqu'un au téléphone pour mieux le piéger! Et ce passeport est aussi important!
Scott: J'ai déjà entendu parler d'un tueur à gages, mais...
Mélod: Non, ce n'est pas Bernick de Killer.
Scott: Oui, c'est ce que je me disais, sa carte de visite n'a pas été laissée, et de Killer ne laisserait jamais d'indices.
Mélod: Parfaitement! Or, là, nous avons ce mystérieux passeport ainsi que l'arme du crime!
Scott: Par contre, ce n'est pas forcément M. Létrange qui a commandité le meurtre.
Mélod: Bah pourquoi tu dis ça? C'est pourtant évident, non?
Scott: Je ne pense pas. Regarde plutôt ceci!

Mélod: Qu'est-ce que c'est?
Scott: C'est le résultat du procès. Apparemment, le coupable a été libéré sous caution.
Mélod: Mais? Il aurait plutôt tué M. Létrange, dans ce cas, non?
Scott: Pas nécessairement.
Mélod: Mais? À quoi tu penses?
Scott: C'est pourtant évident. À un verdict erronné!
Mélod: !!
Scott: Ce qui en soi est un mobile suffisant pour tenter d'assassiner l'avocat de la défense qui a présenté le nouveau suspect!
Mélod: Euh... Mais c'est quand même de ton mentor, que tu parles...
Scott: J'ai moi aussi peine à y croire, mais compte tenu de ce que nous savons, je ne vois pas d'autre possibilité.
Mélod: Et qui sont les personnes concernées par ce procès?
Scott: Déjà, les avocats, on les connaît. Ensuite, d'après le dossier... Ça alors, l'un des témoins de l'affaire était M. Stoire!
Mélod: QUOI? M. STOIRE?
Scott: (Je crois que j'aurais des questions à lui poser par la suite)
Mélod: Juste le témoin?
Scott: Il n'a pas été concerné par les verdicts. Celui qui a été innocenté... Mais? C'est pas possible!
Mélod: C'est quelqu'un que je connais?
Scott: Et comment! C'est Jonathan Duailleurs! De la piscine Ique!
Mélod: Comment? Mais alors... C'était vrai?
Scott: Quoi, qu'est-ce qui était vrai?
*TZIIIIING!*
Scott: (Ça alors! Un verrou-psyché!!)
Mélod: Désolée... Je ne tiens pas à en parler.
Scott: On verra ça plus tard. Pour l'instant, je me demande qui est la personne qui a été déclarée coupable. Voilà, celui-là je ne le connais pas. C'est Clavier Piano.
Mélod: Clavier... Piano...
Scott: (Cette fois-ci c'est sûr, elle me cache quelque chose) Apparemment il porte bien son nom; il dirigeait une école de musique...
Mélod: Oui, l'école Clavier... Je... J'y suis allé quand j'étais plus jeune. J'ai entendu dire qu'ils avaient un élève prometteur en ce moment. Il fait de la guitare. Il paraît qu'il vient de devenir procureur...
Scott: (Décidément, elle a l'art de s'écarter du sujet quand elle n'a pas envie d'en parler. J'obtiendrai peut-être des pièces à conviction sur place...)

1er Mars
15H08
École Clavier


??? : Bonjour. Vous désirez apprendre à jouer d'un instrument?
Scott: Euh... Non, pas tout à fait.
??? : Ah bon? Pourtant, on ne vient pas ici pour autre chose, habituellement...
Scott: Excusez-moi, mais puis-je vous demander qui vous êtes?
??? : Oh, je n'en fais pas un secret d'État. Je suis l'actuel directeur de notre établissement.
Scott: "Actuel"?
??? : Je me présente. Je m'appelle Clément Talo.
Scott: Mais? Et M. Piano??
Talo: Ah, lui. Il est en ce moment en prison. Il a été reconnu coupable d'un délit le mois dernier. Après tous les ennuis qu'il a eu il y a quelques années, il n'a pas eu droit à une remise de peine.
Scott: !!!
Talo: Quoi?
Scott: Et... C'est tout? J'enquête sur un meurtre, voyez-vous.
Talo: Merci de me faire partager votre vie trépidante. Je ne crois pourtant pas que Clavier soit responsable du meurtre de cet avocat.
Scott: Mais? Je ne vous ai pas parlé de ça! Comment le savez-vous??
*TZIIIIING!*
Talo: Hum. Je préfère m'abstenir de tout commentaire.
Scott: (Décidément, les verrous-psychés s'accumulent... Ils ont tous quelque chose à cacher, ou quoi?) Bon, je vais vous laisser pour le moment.
Talo: Je serai ravi de discuter avec vous en cas de besoin, M. l'avocat.
Scott: ???
Talo: Ne me regardez pas avec cet air surpris, j'ai quelques notions de droit, et le badge que vous portez n'est pas là pour faire joli, n'est-ce pas?
Scott: (Cette fois-ci c'est sûr, j'ai un suspect...)

1er Mars
15H35
Piscine Ique


Duailleurs: Ah! M. Ridd! C'est vous! Quoi de neuf, depuis la dernière fois?
Scott: Je ne vais pas y aller par quatre chemins. J'aimerais que vous me parliez du procès dans lequel vous avez été impliqué.
Duailleurs: Mais! Ça alors!! Comment le savez-vous?

Scott: Alors?
Duailleurs: Je n'ai pas tellement envie d'en parler, en fait.
*TZIIIIING!*
Scott: Hum? (Bon sang, comment je vais pouvoir déverrouiller autant de verrous-psychés??)
Euh, oui, je comprend. Il faut que j'y aille. À une autre fois, peut-être...
Duailleurs: Oui, à la prochaine.

1er Mars
16 heures
Cabinets d'Avocats
Dubois et Ridd

Mélod: Qu'est-ce que tu vas faire?
Scott: Apparemment, je ne peux compter sur personne aujourd'hui, donc, plutôt que de déverrouiller tous les obstacles auxquels je me heurte depuis ce midi, je vais aborder l'affaire sous un autre angle.
Mélod: ???
Scott: Je vais visionner la vidéo du procès. En avant pour la salle des archives!
Mélod: ...

À suivre...


Quatre ans plut tôt
27 Juillet
Tribunal fédéral
Salle d'audience N°4


Juge: La séance est ouverte. La défense et l'accusation sont-elles prêtes?
Létrange: L'accusation est prête, Votre Honneur.
Franck: La défense est prête, bien entendu.
Létrange: Hé hé hé. M. Dubois. Cette-fois-ci vous allez avoir du mal à me déstabiliser.
Franck: Votre personnalité est très complexe à cerner, M. Létrange. J'ai toujours eu du mal à comprendre votre logique.
Juge: M. Létrange, nous attendons votre déclaration préliminaire.
Létrange: Ah, oui, c'est vrai. *DING* Et si je vous disais que je n'ai aucune envie de la faire?
Juge: Voyons, M. Létrange, vous n'allez pas remettre ça!
Franck: Pff, mais pourquoi à chaque fois que je dois défendre, est-ce LUI le procureur, je me le demande.
Juge: Alors, M. Létrange?
Létrange: *DING* Oui, bon. Bref. Ceci est un procès pour meurtre. L'accusé, M. Jonathan Duailleurs, est sans aucun doute *DING* Mais j'en doute fort *DING* responsable de le mort de Bertrand Zidefroi.
Juge: Comment le meurtre a-t-il été commis?
Létrange: C'est triste à dire, mais... On a tiré sur la victime à bout portant. Nous avons vérifié l'arme trouvée sur les lieux du crime, bien entendu, et il va sans dire que les empreintes ballistiques correspondent.
Franck: Mais dîtes-moi, M. Létrange, plus sérieusement, vous n'allez quand même pas accusé un homme d'homicide...
Juge: Hmm, "accuser un homme d'homicide", voilà qui est élégant.
Franck: Vous n'allez tout de même pas l'accuser, disais-je, en vous servant d'empreintes ballistiques? Honnêtement, j'attendais mieux de votre part, M. Létrange. Les dernières fois, vous aviez beaucoup plus solide que ça.
Létrange: Pas si vite, j'ai autre chose.
Juge: De quoi s'agit-il?
Létrange: Nous n'avons pas d'empreinte sur l'arme du crime, mais un témoignage des plus solides entérinera mes arguments.

Juge: Bon! Et si nous entendions ce témoin?
Létrange: Tout d'abord, j'aimerais demander à l'Inspecteur Krimine de venir nous expliquer les évènements plus en détail. Inspecteur, veuillez nous donner votre nom et profession. *DING* La profession c'est pas la peine, je viens de la dire!
Krimine: Euh... Eh bien, je suis André Krimine. Inspecteur pour les enquêtes préliminaires.
Létrange: Bref, description du crime, SVP.
Juge: M. Létrange. C'est nouveau, ce langage abrégé?
Franck: Voyons, Votre Honneur, vous n'allez pas lui tenir rigueur d'essayer de faire son boulot du mieux qu'il peut?
Juge: Ce n'est pas faux. M. Létrange, je vous trouve beaucoup plus efficace ainsi. Bref, passons à la description.
Krimine: OK. Alors, la victime, c'est Bertrand Zidefroi. Nous savons à coup sûr que l'accusé, M. Duailleurs ici présent, l'a tué. L'arme du crime ne constitue pas une preuve en soi, après tout aucune empreinte n'a été retrouvée, toutefois le témoin est formel.
Juge: Eh bien! Voilà une enquête nette et sans bavure!
Franck: Pas si vite. Nous n'avons pas entendu ce "témoin". La déposition, si elle contient la moindre contradiction, pourrait nous amener à de toutes autres conclusions.
Juge: Eh bien, M. Dubois, vous êtes toujours aussi performant. Je craignais que votre absence prolongée n'ait porté préjudice à votre talent, apparemment il n'en est rien.
Franck: Vous me flattez, Votre Honneur.
Létrange: ...
Juge: Ah, oui. Passons au témoin, voulez-vous, M. Létrange?
Létrange: Non. *DING* Allons-y. Le témoin peut venir. Témoin, nom et profession, SVP.
Stoire: Louis Stoire. Je suis étudiant en section théâtre.
Létrange: Merci. Allons-y pour le témoignage.

TÉMOIGNAGE

Stoire: Je m'étais rendu à l'école de musique Clavier Piano pour complêter ma formation. Là, j'ai vu quelqu'un, la victime, donc, s'écrouler sur le sol. C'était un meurtre, j'en suis persuadé. Parce que j'ai vu quelqu'un d'autre quitter les lieux... L'accusé ici présent!

Juge: Merci. M. Dubois? Votre contre-interrogatoire, s'il vous plaît.
Franck: Sans problème.

CONTRE-INTERROGATOIRE

Stoire: Parce que j'ai vu quelqu'un d'autre quitter les lieux... L'accusé ici présent!
Franck: Désolé, mais je ne pense pas que ce soit possible.
Stoire: Hein? Pourquoi pas?
Franck: Regardez cette photo du lieu du crime que nous avons eu lors de l'audience préliminaire.
Stoire: Oui, et alors? Je ne vois aucun problème...
Franck: Vous devriez.
Stoire: Euh... Pourquoi?
Franck: Je vais vous expliquer. Cette photo a été prise en plein jour, nous sommes bien d'accord? Pour voir tous les détails.
Létrange: Où voulez-vous en venir, M. Dubois?
Franck: Regardez bien, M. Létrange. C'est pourtant évident. Que voyez-vous sur cette photo?
Létrange: Pff... La victime, bien évidemment. *DING* Ce n'est peut-être pas la victime. *DING* Quoique, après tout...
Juge: M. Létrange! Voyons, calmez-vous!!
Létrange: Bref, que faut-il voir sur cette photo??
Franck: Vous le faîtes exprès, n'est-ce pas? Même si le jour du crime, la lumière était à l'intensité la plus puissante, telle qu'on la voit sur cette photo... Regardez l'ombre. Si l'assassin se tenait là... M. Stoire n'aurait pas pu voir son visage!!!
Juge: Mais c'est pourtant vrai...
Létrange: Mais, M. Dubois... Qui a dit que l'assassin se tenait là au moment du crime?
Franck: Hum, c'est écrit sur le plan de la scène du crime, au cas où vous ne l'auriez pas remarqué...
Juge: M. Létrange, je crois que cette fois-ci ça suffit. Je me vois dans l'obligation de vous mettre un avertissement.
Létrange: QUOI? COMMENT... COMMENT OSEZ-VOUS... !!
Huissier: Votre Honneur, les résultats de l'enquête sont arrivés.
Juge: L'enquête... ? Ah oui, à propos du mystérieux témoin qui nous a téléphoné anonymement...
Huissier: Vous n'allez pas le croire, il s'agit de Clavier Piano en personne, et nul autre!
Franck: Hmm. Je crois que tout s'éclaire.
Juge: Pardon?
Franck: Je vais vous dire ce qu'il s'est passé. La victime, Bertrand Zidefroi, a été assassinée d'un coup de pistolet, par Clavier Piano et nul autre!!
Juge: Avez-vous des preuves pour justifier votre affirmation?
Franck: Sincèrement, Votre Honneur. Nous venons une fois encore de découvrir l'incompétence de ce procureur et vous doutez de mes capacités?
Juge: N... Non, sans aucun doute, veuillez m'excuser. Mais j'aimerais quand même une preuve décisive avant de disculper le témoin.
Franck: Un coup de fil anonyme... Ne trouvez-vous pas que c'est suspect?
Juge: Ah! Mais vous avez raison! La cour va s'intéresser au cas de M. Piano, dans ce cas, et un nouveau procès nous amènera à une conclusion. Pour le moment, M. Duailleurs pourra être entendu comme témoin. Pour l'affaire qui nous occupe, en tout cas, la cour déclare l'accusé...
NON COUPABLE
À suivre...


1er Mars
17H20
Salle des archives


*Vidéo de l'affaire JZ4 ajoutée au dossier de l'affaire*
*Preuves de l'affaire JZ4 ajoutées au dossier de l'affaire*

Scott: (Je pense que cette affaire est celle qui m'amènera à la vérité. Et pour commencer...) Mélod?
Mélod: Oui?
Scott: Dis-moi, tu as déjà entendu parler de cette affaire, non?
Mélod: Mais pas du tout! Qu'est-ce qui te fait croire ça??
Scott: Désolé, mais j'ai la preuve du contraire. PREND ÇA!
Regarde, l'accusé était M. Duailleurs, nous l'avons déjà déterminé. Et depuis quand le connais-tu? Depuis de nombreuses années, n'est-ce pas? Après tout, depuis la fondation de la Piscine Ique, il y a toujours travaillé!
Mélod: Euh... Oui.
*TZIIIIING!*
Scott: (La vache! C'est déjà déverrouillé! Ça ne devait pas être un très gros secret, finalement...) Alors? Qu'est-ce que tu sais à propos de l'affaire?
Mélod: En fait, ce que je sais, c'est que le 27 Juillet, il y a quatre ans, la police est venue à la piscine. Ils ont emmené John comme suspect dans une affaire de meurtre. Le lendemain j'ai voulu aller à mes cours de musique, mais l'école était fermée et des policiers patrouillaient autour...
Scott: (C'est bien ce que je pensais...) Bon, allons-y. Il faut que je pose la question à l'intéressé.

1er Mars
17H42
Piscine Ique


Duailleurs: Ah, M. Ridd. C'est encore vous.
Scott: Je ne vous dérange pas, j'espère?
Duailleurs: Non, non, pas de problème. De quoi s'agit-il?
Scott: En fait... Je voudrais vous reparler de cette affaire.
Duailleurs: Encore? Mais c'est une manie! De quelle affaire vous me parlez, en plus?
Scott: De l'affaire où vous teniez le rôle de l'accusé, bien sûr. L'affaire du meurtre de Bertrand Zidefroi à l'école de musique Clavier Piano!
Duailleurs: Mais... Qu'irais-je faire dans une école de musique, M. Ridd? Mon boulot, c'est maître nageur. Depuis des années.
Scott: C'était en rapport avec... Mélod, n'est-ce pas?
Duailleurs: C... Comment le savez-vous?
Scott: Elle m'a dit qu'elle y prenait des cours de musique. Vous aviez peut-être quelque chose à voir à ce sujet, non?
Duailleurs: Eh bien, oui, en fait...
*TZIIIIING!*
Scott: Alors? Que s'est-il passé il y a quatre ans?
Duailleurs: Le père de Mélod m'a demandé d'aller à l'école de musique pour voir avec M. Piano, le directeur, des papiers administratifs. Quand j'y suis arrivé, j'ai trouvé la victime, morte. J'étais en état de choc. Quelques minutes plus tard, j'étais arrêté par les forces de l'ordre.
Scott: Hum... Est-ce que vous savez que M. Dubois, celui qui vous a défendu, vient de... Mourir?
Duailleurs: Oh non, ce n'est pas vrai... Il... A été tué, n'est-ce pas? Si c'était une mort naturelle, vous ne seriez pas en train de me poser toutes ces questions.
Scott: Sincèrement, je ne sais qu'en penser. Je suis en train de suivre une piste qui, si ça se trouve, n'a rien à voir avec le meurtre actuel. Pourtant, j'ai le sentiment que je m'approche de la vérité... Enfin, je vais vous laisser, pour le moment. J'ai une dernière investigation à mener.
Duailleurs: Bien, à plus tard, dans ce cas...

1er Mars
18 heures
École Clavier


Scott: (En fait c'est bête, depuis que j'ai vu cette vidéo j'appelle cette école Clavier Piano, mais son nom actuel c'est école Clavier...)
Mélod: Qu'est-ce qu'on vient chercher ici? Apparemment il n'y a plus personne...
Scott: Par contre cette porte est ouverte. Ça m'intrigue.

1er Mars
18H06
École clavier
Bureau du Directeur


Scott: Non... Personne...
Mélod: Hey, il y a un papier, sur ce bureau!
Scott: Qu'est-ce que... Testament de Clavier Piano?!?
Mélod: Mais il est même pas mort, il n'est qu'en prison...
Scott: Euh... Tu sais, les gens n'attendent pas d'être morts pour faire leurs testaments, d'habitude.
Mélod: Pas faux. Et qu'est-ce que ça dit?
Scott: "Je soussigné Clavier Piano déclare solennellement léguer tous mes biens, ainsi que la direction de mon école de musique, à mon associé et ami Clément Talo." Hmm... Intéressant...
*Testament ajouté au dossier de l'affaire*
Mélod: Euh, apparemment ce n'est pas tout.
Scott: En effet, il y a autre chose... Qu'est-ce que c'est... Un billet d'avion pour les Îles Canaries?? Mais... C'est le même pays que celui qui était indiqué sur le passeport!!
*Ticket pour les îles ajouté au dossier de l'affaire*
*Passeport mis à jour dans le dossier de l'affaire*
Scott: En tout cas, je crois qu'en mettant bout à bout les pièces du puzzle, je réussirai à trouver une connexion entre les deux affaires.
Mélod: Ça vaudrait mieux, on n'est pas retourné au Village Kurain aujourd'hui...
Scott: Ce n'était pas nécessaire, nous n'y aurions rien trouvé de plus.
À suivre...


2 Mars
9H22
Tribunal Fédéral
Salle des accusés N°3


Juge: La séance traitant du procès de Mme Fey reprend.
Létrange: L'accusation n'est pas *DING* est prête, Votre Honneur.
Scott: La défense est prête, Votre Honneur.
Juge: Bien. M. Létrange, votre déclaration préliminaire, s'il vous plaît.
Létrange: Suite à la séance d'hier, j'ai poursuivi les investigations au Village Kurain. Nous n'avons rien trouvé de plus. C'est pourquoi l'accusation maintient sa position: L'accusée a commis le meurtre.
Juge: Bon! M. Ridd? D'après ce que j'ai compris, vous avez également enquêté? Qu'en est-il de vos résultats?
Scott: J'ai décidé, avec l'appui de Mlle Ique, de suivre une autre approche. Je me suis interrogé sur la question suivante: Qui voudrait tuer Franck Dubois?
Juge: Oh ho! Voilà une approche pour le moins originale! Avez-vous obtenu des résultats?
Scott: Pour le moment, je ne sais pas si les preuves dont je disposent peuvent être qualifiées de décisives. Mais je pense que les témoignages permettront d'éclaircir cette affaire.
Juge: Bien! M. Létrange, avez-vous un témoin?
Létrange: Malheureusement... Je dois bien avouer que je n'ai pas davantage de témoins qu'hier.
Juge: Ah! Eh bien, apparemment, nous arrivons à une impasse alors que le procès n'a même pas commencé...
Scott: Votre Honneur! La défense voudrait faire appel à son suspect!
Juge: Pardon? Vous avez un suspect??
Scott: Puisque l'accusation ne peut pas appeler de témoin, nous pouvons légitimement en appeler un, n'est-ce pas?
Juge: Oui, c'est ce que les textes prévoient... Alors, qui est votre suspect?
Scott: C'est Clément Talo! Le directeur de l'École Clavier!!
Létrange: Mais il n'a rien à voir avec cette affaire!
Scott: M. Létrange! Vous ne pouvez pas appeler de témoin! J'ai donc parfaitement le droit d'en appeler un!!
Juge: Tout à fait. Mais j'espère pour vous que ce M. Talo aura quelque chose de décisif à nous dire, sinon ce sera à vous d'en subir les conséquences... Bien, je déclare une suspension d'une demie heure, le temps pour le témoin d'arriver et d'être informé de la situation.

2 Mars
10H08
Tribunal fédéral
Salle des accusés N°3


Létrange: Témoin, veuillez décliner vos nom et profession.
Talo: Clément Talo. Directeur de l'École Clavier. Mais je dois vous avouer que je ne comprend pas. On me fait venir ici alors que je n'ai rien à voir avec cette affaire?!?
Juge: Ah oui?
Létrange: Tout à fait. Son témoignage ne peut rien apporter au procès d'aujourd'hui. *DING* Son témoignage sera certainement un élément clé dans le procès d'aujourd'hui.
Juge: Eh bien, M. Talo, expliquez-nous s'il vous plaît pourquoi vous n'avez rien à voir avec cette affaire...

TÉMOIGNAGE

Talo: Je ne sais pas pourquoi vous m'avez appelé aujourd'hui. D'après ce que j'ai compris, la victime est Franck Dubois, c'est bien ça? Mais je ne le connais même pas. Qu'aurais-je à voir avec cette histoire?

Juge: Très bien. M. Ridd? C'est l'heure de votre contre-interrogatoire.
Scott: Entendu.

CONTRE-INTERROGATOIRE

Talo: Je ne le connais même pas.
Scott: Désolé, M. Talo, mais j'ai la preuve du contraire!
Talo: Euh?
Scott: Regardez! Ce sont les preuves d'une affaire qui date d'il y a quatre ans! Une affaire qui impliquait Franck Dubois, mais aussi l'école dont vous êtes le directeur!
Létrange: Mais? Cette affaire??
Scott: Je vois que vous voyez de quoi je veux parler, M. Létrange.
Juge: Pardon? De quoi parlez-vous, M. Ridd?!
Scott: Je vous explique. La personne qui a été accusée coupable du crime n'était nul autre que l'ancien directeur: Clavier Piano. Or, c'était l'associé de M. Talo. Et cette année, alors qu'un trait avait été tiré sur l'affaire d'il y a quatre ans, M. Piano commet une légère infraction, qui, à cause de son casier judiciaire, l'envoie en prison pour une durée indéterminée! Or, quelle est la personne qui est responsable de l'enregistrement de son premier délit? Nul autre que Franck Dubois!

Talo: Mais... Mais enfin... C'est du délire! Quatre années ont passé!! Je n'étais même pas lié à cette affaire, comment diable voulez-vous que je puisse connaître M. Dubois?? Je ne l'ai jamais vu!!
Scott: Je vais vous dire de quoi je vous accuse, M. Talo. Je vous accuse d'être responsable du meurtre de M. Dubois. Mais pourquoi tuer un avocat que vous ne connaissez pas et qui n'a de rapport avec vous qu'une vieille affaire au cours de laquelle vous ne vous êtes même pas croiser?
Juge: C'est vrai, ça, pourquoi portez-vous cette accusation, M. Ridd??
Scott: Ravi que vous le demandiez. En effet! Je pense que si ce meurtre a été perpétré, la raison va de soi: C'est à cause de M. Dubois que M. Piano a un casier. Or, il a été récemment arrêté pour un délit mineur. Il ne se serait certainement rien passé s'il n'avait pas déjà été reconnu coupable de meurtre il y a quatre ans. Et à cause de qui a-t-il été reconnu coupable? De Franck Dubois! Donc, M. Piano, je vous accuse d'être responsable du meurtre de Franck Dubois! Un meurtre prémédité par votre collègue!!
Létrange: M. Ridd!! Vous croyez peut-être que je n'ai pas vu clair dans votre jeu?
Juge: De... De quoi parlez-vous, M. Létrange??
Létrange: Je vous parle bien entendu de la tactique employée par la défense: Détourner des yeux de la cour l'affaire qui l'occupe pour mieux l'embobiner!!! C'est une technique qui plaisait beaucoup à votre mentor, au fait. Il l'a notamment utilisé dans le procès d'il y a quatre ans...
Scott: Je pense être en mesure de prouver ma théorie une fois que j'aurai fini de l'exposer, M. Létrange!
Juge: Oh!! Voilà qui change tout. Dans ce cas, nous vous écoutons, M. Ridd. Nous entendrons d'abord la suite de votre théorie, puis nous verrons cette preuve. Je vous préviens cependant qu'au moindre faux-pas, vous aurez une double amende.
Scott: Compris. Quoi qu'il en soit, comme je le disais avant d'être interrompu par M. Létrange, j'accuse M. Talo de meurtre prémédité par M. Piano. Le mobile de M. Piano n'est pas à démontrer. Quant à M. Talo, je pense que s'il a exécuté le meurtre, ce n'est pas sans rapport avec l'affaire d'il y a quatre ans. Peut-être était-ce vous le criminel d'alors, n'est-ce pas? Je ne peux malheureusement pas prouver cette possibilité mais, si c'était le cas, cela donnerait un extraordinaire moyen de pression à M. Piano.
Létrange: Vous ne faîtes que de vaines suppositions, M. Ridd! *DING* Vous faîtes de judicieuses remarques. *DING* Quoi qu'il en soit, vous n'êtes probablement pas sans savoir qu'un tribunal ne peut pas se passer de preuve. Où est cette preuve que vous nous avez promis? Votre Honneur, je crois que M. Ridd a basé toute sa plaidoierie sur du vent! En effet, comment diable comptez-vous utiliser une affaire résolue depuis quatre ans? *DING*
Scott: Là n'est pas la question, M. Létrange!
Létrange: Ah! Alors où est-elle? *DING* Elle est quelque part par là, n'est-ce pas?
Scott: (Argh, voilà qu'il se met à raconter n'importe quoi...) Laissez-moi terminer, s'il vous plaît. Je ne reviendrai pas sur le coup du moyen de pression, c'est en effet impossible à prouver à l'heure actuelle, quoi qu'il en soit j'ai ici une preuve irréfutable de la culpabilité de M. Talo.
Juge: Ah!! De quoi s'agit-il?
Scott: Simplement, d'un élément trouvé sur le lieu du crime...
Létrange: À l'école Clavier?
Scott: Voyons, M. Létrange, je parle bien sûr du lieu du dernier crime: Le Village Kurain!!
Létrange: Hein? Je n'y comprends plus rien! De quelle affaire voulez-vous nous parler, bon sang?
Scott: Des deux! Et pourquoi? Parce qu'elles sont en corrélations!!
Juge: Ne nous faîtes pas languir plus longtemps, M. Ridd, montrez-nous donc cette preuve!!
Scott: Très bien. M. Talo. Vous reconnaissez ceci?
Talo: Où... Où l'avez-vous tr... Argh!!
Létrange: Qu... Qu'alliez-vous dire, témoin?
Scott: Oh, il allait simplement demander où j'avais trouvé ce passeport pour les Îles Canaries, n'est-ce pas?
Létrange: Vous ne pouvez pas prouver que ce passeport lui appartient!
Scott: J'ai bien peur que si, M. Létrange! En effet, dans le cadre de mon investigation, j'ai eu l'occasion de passer par le bureau de M. Talo. Il n'y était pas, mais, sur son bureau, il y avait ceci: Un ticket d'avion classe affaire en destination des Îles Canaries!!
Létrange: Et alors? Vous ne pouvez pas prouver que ce passeport se trouvait là où vous l'avez trouvé avant le moment où vous l'avez trouvé! Ce n'est donc pas une preuve suffisante!!

Scott: En fait, si. Je peux le prouver.
Létrange: QUOI???
Scott: Vous pourrez constater que je n'ai pas touché à ce passeport plus que nécessaire. Et une sacrée couche de poussière le recouvre. Est-ce que quelqu'un dans cette salle aurait du matériel d'enquête scientifique, afin de déterminer depuis combien de temps cette poussière s'accumule?
Létrange: Quelle est cette folie?
Scott: Si ce passeport était sur le lieu du crime depuis le moment où l'arme a disparu, vous ne pourrez pas nier le lien entre les deux!
Juge: En effet, cela semble concluant. Huissier, veuillez apporter de quoi analyser cette couche de poussière! En attendant que l'analyse soit terminée, je déclare une suspension d'audience d'un quart d'heure.

2 Mars
11H22
Tribunal fédéral
Salle des accusés N°3


Juge: La séance reprend. Qu'en est-il des résultats de l'analyse?
Huissier: Votre Honneur, la couche de poussière date du moment où l'arme du crime a disparu de sa place habituelle, cela ne fait aucun doute!
Létrange: Vous êtes content, hein, M. Ridd? Mais qui peut prouver que ce passeport appartient au témoin?
Juge: J'y ai pensé, figurez-vous! C'est pourquoi j'ai demandé à l'huissier d'en profiter pour vérifier les empreintes.
Huissier: Ces empreintes appartiennent au témoin.
Juge: Merci. Vous pouvez retourner à votre place, nous n'avons plus besoin que vous interveniez pour le moment.
*Passeport mis à jour dans le Dossier de l'affaire*
Scott: Votre Honneur! Ces résultats ne laissent pas place au doute, n'est-ce pas?
Juge: En effet, nous avons le mobile, l'occasion et la preuve décisive. Avez-vous quelque chose à ajouter, M. Talo?
Talo: C... C'est une plaisanterie! Vous... Vous n'allez quand même pas faire ça! Je n'y suis pour rien! C'est elle! C'est cette Fey! Elle a tué son fils! C'est un crime beaucoup plus grave que celui d'il y a quatre ans et la coupable mérite la peine capitale!
Scott: Je suis d'accord avec vous.
Talo: ?
Scott: Vous méritez la peine capitale pour l'assassinat de Franck Dubois!
Talo: NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO
OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO
OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO
OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO
OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOONNN
NNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNN
NNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNN
NN!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
SCOTT RIDD! CE N'EST PAS ELLE NI MOI QUI MÉRITE LA PEINE CAPITALE! C'EST VOUS! VOOOOOOOUUUUUUUUS!!!!!
*BAM*
Létrange: Le témoin s'est effondré. Je m'interroge sur sa santé mentale.
Scott: (Celle-là, c'est la meilleure de la journée)
Juge: Euh... Comment dois-je interprêter cette dernière déclaration du témoin? Comme... Des aveux spontanés, n'est-ce pas? Eh bien, il ne me reste donc plus qu'à rendre mon verdict.
Concernant le meurtre de Franck Dubois, la cour déclare l'accusée, Mme Fey...
NON COUPABLE
Juge: Je compte sur vous, M. Létrange, pour mettre en place une enquête complémentaire à propos de M. Talo et de M. Piano.

2 Mars
11H47
Tribunal fédéral
Salle d'attente N°6


Scott: Félicitations, Mme Fey!
Béatrice: Merci! Mais quand même... Mon pauvre fils... Je ne le reverrai plus...
Scott: Je n'en suis pas certain.
Béatrice: Comment ça?
Scott: PREND ÇA! Tenez, je vous rend votre magatama.
Béatrice: Mais oui, je pourrais demander à l'une des médiums du village de faire son channeling! Merci, M. Ridd, je n'oublierai jamais ce que vous avez fait pour moi!
Scott: Bah, j'ai fait mon boulot... J'espère que vous m'inviterez, si vous organisez le channeling de Franck.
Béatrice: Bien sûr, sans aucun problème.
Scott: Merci... C'était mon mentor, vous savez, ce n'est pas facile pour moi non plus...
Béatrice: Je comprend, et vous le voyiez certainement plus souvent que moi. Enfin, il faut tourner la page maintenant, ce qui est fait est fait.
Scott: Vous avez raison, et je vous retourne ce conseil.
Béatrice: Merci, M. Ridd.
Scott: Eh bien, au revoir.
Béatrice: Oui, à la prochaine...
??? : AARGH! Scott Ridd!!
Scott: M... M. Létrange!!
Létrange: Vous avez gagné cette bataille, mais pas la guerre! On se retrouvera au tribunal! *DING* D'ailleurs, battons-nous tout d'suite! Je me défend aux arts martiaux!!
Scott: Non... Non merci, je vous crois...
Huissier: M. Létrange!
Létrange: Quoi encore?
Huissier: Vous avez oublié vos calmants...
Létrange: Pouah! Je n'en ai pas besoin *DING* Donnez-moi ça immédiatement.
FIN




17 Juin
16H08
Rob's Café


Lescalier: Félicitations, Mélod, tu as réussi l'examen d'entrée à la police!
Mélod: Merci, c'est grâce à tous tes excellents conseils.
Lescalier: Permet-moi de lever mon verre! À ta réussite!
Kof kof... *PLAF!*
Mélod: Mais... Mais qu'est-ce que... Non! Un empoisonnement! À L'AIDE! À L'AAIIDE!!

Épisode 4
Venin et volte-face

17 Juin
16H32
Cabinet d’avocat de Scott Ridd

Scott: (Plus de trois mois ont passé depuis la mort de Franck. Je n’ai pas encore eu le courage de me remettre au boulot...)

DRIIIIING!
DRIIIIING!

DRIIIIING!

Bip.


Scott: Oui? Ah, c’est toi, Mélod! Quoi de neuf?
Mélod: Scott! J’ai besoin d’aide!!
Scott: À quel sujet?
Mélod: C’est Gabriel... Il...
Scott: Attend, je viens voir. Où es-tu?
Mélod: Euh... Au centre de détention, en fait...

17 Juin
16H40
Centre de détention


Mélod: Scott!
Scott: Mais que s’est-il passé ?
Mélod: Gabriel a été empoisonné... Et en plus, on m’accuse d’en être responsable...
Scott: QQUUOOII?!? Euh, attend, avant d’aller plus loin... Depuis quand tu l’appelles par son prénom?
Mélod: Je ne te l’ai pas dit? J’ai réussi mon examen! On est donc collègues. Du coup, on se tutoie, ça fait pas très pro mais bon...
Scott: Bref, il a été empoisonné? Il n’est pas mort, j’espère!
Mélod: J’en sais rien, mais apparemment le docteur Ka l’a emmené à la clinique Sashoff afin d’essayer de le sauver. Hey, Scott...
Scott: Quoi?
Mélod: En fait... J’ai besoin d’un avocat. Tu peux me défendre, s’il te plaît?
Scott: Bien entendu!! Commence à remplir les papiers, je vais voir ce qu’il en est à la clinique Sashoff.

17 Juin
16H53
Clinique Sashoff


??? : Salut! Je peux vous aider?
Scott: Euh... Vous êtes qui, au juste?
??? : Je suis le Docteur Sashoff, hum, oui! Avec moi, les patientes sont en de bonnes mains, hum, oui!
Scott : Vous savez où est Gabriel Lescalier?
Sashoff: Je ne sais pas, hum, oui, il a les oreillons je suppose?
Scott: Il a été empoisonné!
Sashoff: Hum, oui. Les oreillons, le poison, tout ça c’est pareil, hum, oui, ce n’est pas mon domaine.
??? : Docteur Sashoff?
Sashoff: Hum, oui?
??? : L’infirmière vous réclame.
Sashoff: C’est vrai? Alors j’y vais, hum, oui.
Ka: Ah, c’est vous, M. Ridd. Je suppose que vous allez être l’avocat de Mlle Ique?
Scott: Oui. Que s’est-il passé?
Ka: Apparemment, de la conicine a été ajoutée au café de M. Lescalier. C’est un poison foudroyant et létal à partir d’une dose de 0,2g. Heureusement, il n’en a pas avalé autant... Son état est critique, mais, a priori, il devrait s’en sortir.

*Rapport médical ajouté au Dossier de l’affaire*

Scott: Ouf! J’ai eu peur...

Ka: Bon, je vais vous indiquer le chemin vers le lieu du crime. C’est à vingt minutes d’ici.

17 Juin
17H08
Rob’s Café


Scott: (Eh bien m’y voilà...)

??? : Pas si vite! C’est une scène de crime, ici! Vous n’avez pas lu les écriteaux? Défense d’entrer!
Scott: Vous êtes André Krimine, non?
Krimine: Hein? On se connaît?
Scott: Je vous ai vu témoigner dans la vidéo d’un procès.
Krimine: Ah? Un vieux procès, alors. J’ai changé de circonscription. On m’a rappelé parce qu’il n’y avait plus d’inspecteur disponible pour mener l’enquête préliminaire. Vous voyez, le poste d’inspecteur en chef est un poste très sérieux. On ne peut pas le confier à n’importe qui. Même Dick Tektiv, connu pour son manque de compétence, méritait ce poste, puisqu’il continue de l’occuper. Et vous, vous êtes... ?
Scott: Permettez-moi de me présenter. Je m’appelle Scott Ridd et je suis l’avocat de Mlle Ique.
Krimine: Ah ? Mais il fallait le dire plus tôt ! Il est bien évident que je vous aurais laissé passer! D’ailleurs, il faut que je vous donne ceci.
Scott: Qu’est-ce que c’est ?
Krimine: C’est le plan des lieux. Nous avons ajouté une marque Victime et une marque Accusée pour plus de clarté.

*Plan du lieu du crime ajouté au Dossier de l’affaire*

Scott: Au fait, qui sera le procureur?
Krimine: C’est quelqu’un que vous connaissez, de ce que j’en sais. Il s’agit de Louis Revèch.
Scott: Argh.
Krimine: Bon, puisque vous êtes lié à cette affaire, vous pouvez passer. Ne déplacez pas ce que vous trouverez sur les lieux du crime, nous avons tout laissé tel quel.

17 Juin
17H12
Rob’s café
Intérieur


Scott: (Voyons voir... Voilà la table où se trouvaient Mélod et Lescalier. Apparemment, il y a deux tasses de café. D’après le plan... Voilà celle de Lescalier.)

*Tasse de Lescalier ajoutée au Dossier de l’affaire*

Scott: Hey, qu’est-ce que c’est que ça, sur le sol? Un... sachet de poudre?

*Sachet de poudre ajouté au Dossier de l’affaire*

??? : Mais... Laissez-moi passer!!
Krimine: Désolé, Mademoiselle, mais c’est une scène de crime. Il est hors de question que vous puissiez y avoir accès aujourd’hui.
??? : Aaaaaaaaah, mais c’est pas possible!! JE VEUX UN AUTRE CAFÉ!!!
Krimine: Mais vous pouvez le prendre ailleurs... Non?
??? : Non! Aucun café ne vaut celui d’ici! Il paraît même que c’est le café préféré de M. Godot, le plus grand spécialiste du café reconnu à l’heure actuelle!
Krimine: Mais dîtes-moi, êtes-vous déjà passé ici aujourd’hui?
??? : Euh, oui, pourquoi?
Krimine: Vers quelle heure?
??? : Seize heures, à peu près. Je suis restée jusqu’à l’arrivée de la police. Je suis partie, et je ne pensais pas qu’il y aurait encore du monde à cette heure-ci.
Krimine: Mais alors... Vous êtes peut-être un témoin?
??? : Hein? Témoin de quoi?
Scott: Excusez-moi de vous interrompre, mais... Qui êtes-vous?
??? : Julie Vrèzon, la meilleure cliente de ce café. Mais, un témoin, disiez-vous? Est-ce que par hasard ç’aurait un rapport avec le mec qui s’est écroulé sur la table et la fille qui était paniquée?
Krimine: M. Ridd, je contrôle la situation, pas la peine de vous joindre à la conversation.
Scott: Euh...
Julie: Mais non, je ne vois pas le moindre problème. M. Ridd peut rester, s’il veut.
Krimine: Bon, allez, ça ira pour cette fois. Vous pouvez rester. Quoi qu’il en soit, Mlle Vrèzon, c’est tout à fait de ça dont je parle. Vous êtes témoin, alors?
Julie: Je n’ai pas vu grand-chose, mais je serai ravie de vous aider si j’en suis capable.
Krimine: Très bien. Vous pouvez vous rendre au commissariat, s’il vous plaît? Demandez M. Revèch, et dîtes que vous venez en qualité de témoin, de la part de l’inspecteur Krimine.
Julie: Entendu.

*Julie est partie*

Krimine: Ceci étant dit, M. Ridd, avez-vous quelque chose qui nécessite d’être analysé? Je suis de bonne humeur, du coup, et j’ai bien envie de vous donner un coup de main.
Scott: C’est vrai? Merci ! Sauriez-vous s’il y a des empreintes sur cette tasse et sur ce sachet, et quel était le contenu du sachet?
Krimine: Oh, je vois que vous avez de l’esprit! C’est bien, ça! En ce qui concerne le sachet, il contenait de la conicine en poudre. On le sait parce qu’il restait encore des traces. Quant aux empreintes, la tasse de M. Lescalier a bien entendu les siennes, celles du patron du bar et de la serveuse, mais aussi celles de Mlle Ique. C’est pour cela qu’on la suspecte. Quant au sachet, s’il y avait des empreintes, elles ont été essuyées.

*Tasse de Lescalier mise à jour dans le Dossier de l’affaire*
*Sachet de poudre mis à jour dans le Dossier de l’affaire*

Scott: Mais c’est Mélod qui a appelé au secours, n’est-ce pas? Alors pourquoi l’arrêter, dans ce cas?
Krimine: Bah! C’est une feinte classique! Appeler au secours pour faire croire qu’on n’est pas coupable! Et si elle n’avait pas oublié les empreintes sur l’autre tasse, on serait probablement tous tombés dans le panneau.
Scott: Est-ce que je peux vous emprunter votre matériel pour les empreintes?
Krimine: De quoi? Mon matériel?? Bon, allez, je vais être bon prince. Voilà une boîte de poudre à empreinte; je vous l’offre. Et tant qu’à faire, voici une liste électronique des empreintes. Elle se mettra à jour toute seule en fonction des personnes que vous rencontrerez.
Scott: Merci!
Krimine: Pas de quoi, seulement évitez de me demander encore plus d’aide...
Scott: (Quoi qu’il en soit, j’ai bien l’intention de vérifier les empreintes sur la tasse de Mélod. Voilà. Mais? Qu’est-ce que ça veut dire? Ce sont... Les mêmes empreintes que sur la tasse de Lescalier!)

*Tasse de Mélod ajoutée au Dossier de l’affaire*

Krimine: Bon, eh bien nous voilà avec un témoin supplémentaire...
Scott: Comment ça, un témoin supplémentaire?
Krimine: Nous avons un autre témoin. Mais vous ne le verrez pas, celui-là, puisqu’il enregistre justement sa déposition au commissariat en ce moment même.
??? : Salut. Z’êtes des flics, nan?
Krimine: Inspecteur André Krimine. Lui, c’est un avocat.
??? : Ah ouais, grave, j’avais pas vu son badge. C’est le même que dans les policiers à la télé, j’pensais qu’un badge comme çui-là, ça existait pas en vrai.
Scott: Et tu es... ?
??? : Lol, faut qu’j’me présente?
Scott: L... Lol??
??? : Quoi? Tu connais pas le lol?? Mais c’est quoi cette misère!
Krimine: À sa décharge, je dois avouer que je n’avais jamais entendu cette expression.
??? : Genre, mais alors vous êtes des vieux schnoques pas connectés sur le monde? ‘Fin, j’dois dire qu’j’m’y attendais. Z’avez pas l’air très ouverts sur le new age, hein?
Scott: Je ne dispose pas d’Internet pour le moment.
??? : PTDXDR! Trop la te-hon! Au moins t’as d’viné qu’ça v’nait d’Internet, t’es pt’êt’ pas si paumé qu’t’en as l’air à première vue. Allez, j’me présente. J’suis Robert Ottik III, fils de Robert Ottik II, gérant de cet endroit, lui-même fils du fondateur Robert Ottik Premier. Ouais, j’sais, c’est trop la misère d’avoir le même nom qu’ses parents. Mais finalement, j’ai pas très envie d’rompre la tradition...
Scott: Scott Ridd. Avocat. Sais-tu quelque chose sur les évènements qui se sont déroulés ici cet après-midi?
Robert Jr: Nan, j’reviens juste du lycée... C’est bizarre, d’ailleurs, à cette heure-ci il devrait être là mon paternel... Qu’est-ce qu’y fabrique?
Krimine: Il est au commissariat. Un incident a eu lieu ici, et, en tant que propriétaire, il a probablement vu quelque chose.
Scott: (Ouais, dîtes tout de suite que c’est lui le témoin, quoi. Ça ira plus vite.)
Krimine: D’ailleurs, il se fait tard. Il est temps que je retourne au commissariat pour faire mon rapport. M. Ridd, c’était un plaisir. À bientôt, j’espère.

*Krimine est parti*

Robert Jr: J’vais t’laisser aussi, en fait. Pas que ça m’enchante, mais j’ai du boulot à faire pour demain. Quand j’pense qu’j’avais justement prévu de jouer à une simulation d’avoc’ sur GBA, j’suis dégoûté, genre, mais grave de chez grave.

*Robert Jr est parti*

Scott: (Il n’y a plus âme qui vive, semble-il. Eh bien, il ne me reste plus qu’à partir également...)

À suivre...


18 Juin
8H07
Tribunal fédéral
Salle d’audience N°3


Juge: La séance est ouverte pour le procès de Mlle Ique.
Scott: La Défense est prête, Votre Honneur.
Revèch: Bien sûr, que je suis prêt. Abrégeons ces formalités. D’ailleurs, ce serait parfait si l’on pouvait passer tout de suite au verdict coupable.
Juge: En attendant, M. Revèch, nous attendons votre déclaration préliminaire.
Revèch: Pourquoi faire? L’accusée est coupable, c’est un fait certain. Tout comme son avocat!!
Scott: QQUUOOII?!?
Revèch: Parfaitement, M. Ridd! Vous êtes coupable d’exister!!
Juge: Voyons, M. Revèch! Les attaques personnelles ne sont pas autorisées dans ce tribunal!!
Revèch: ... Et alors?
Juge: Euh... Non, rien. Continuez, je vous prie.
Scott: (Pour l’amour du ciel, Votre Honneur, faîtes preuve d’un peu de volonté!)
Revèch: Bon. L’inspecteur Lescalier a malheureusement été victime d’un empoisonnement. Or, il se trouve que la tasse qui contenait le poison avait les empreintes de l’accusée. C’est pour cette raison que nous l’avons arrêtée.
Juge: Merci. Avez-vous un témoin?
Revèch: Décidément, on ne peut rien vous cacher! J’ai effectivement un témoin, que j’appelle à la barre sur le champ! Il s’agit d’une cliente du café qui était présente au moment du crime. Témoin, veuillez décliner vos nom et profession.
Julie: Julie Vrèzon. Je suis cadre.
Revèch : Bon, enchaînons avec le témoignage.
Julie: Entendu.

TÉMOIGNAGE

Julie: Je vais régulièrement au café Ottik, afin d’y prendre un de leurs délicieux cafés. Il n’y avait pas beaucoup de clients, l’autre jour, c’est pourquoi je n’ai pas eu trop de mal à me rendre compte qu’il se passait quelque chose d’anormal. Alors que je venais de terminer mon café, l’homme à l’autre table s’est écroulé! Je pensais que c’était juste un malaise, alors je suis partie.

Juge: Ah bon, je suppose que ceci explique cela...
Scott:
Juge: D... Déjà ??
Scott: Mlle Vrèzon! D’après ce que j’en sais, l’accusée a appelé à l’aide! Pourquoi, dans ces conditions, ne vous êtes-vous pas approchée?
Julie: Oui, c’est vrai qu’elle a appelé à l’aide, mais je pensais sincèrement que ce n’était pas aussi grave!
Revèch: Nous verrons plus tard si un procès pour non-assistance à personne en danger s’impose ou non. En attendant, M. Ridd... Là n’est pas la question!
Juge: Objection relevée. Quoi qu’il en soit, c’est l’heure du contre-interrogatoire, M. Ridd.

CONTRE-INTERROGATOIRE

Julie: Il n’y avait pas beaucoup de clients, l’autre jour.
Scott: UN INSTANT! Savez-vous qui était présent?
Julie: Eh bien, j’y étais, pour commencer, puis il y avait le patron, M. Ottik. La serveuse faisait des allers-retours entre la cuisine et les tables. Pour ce qui est des clients, je suis presque sûre qu’il n’y en avait qu’un seul à part nous trois, mais je ne sais pas de qui il s’agissait...

Scott: Un autre client? Un suspect potentiel!
Revèch: Navré, M. Ridd... Mais auriez-vous oublié les empreintes?
Scott: Je ne les ai pas oubliées.
Revèch: Eh bien alors quoi? Vous voulez nous dire que quelqu'un aurait pu empoisonner M. Lescalier sans laisser d'empreintes sur les tasses? Ridicule!
Scott: Pas si ridicule que ça, en fait, M. Revèch.
Revèch: Pardon?
Scott: Après tout, le coupable n'aurait pas laissé de traces sur la tasse de la victime. Il les aurait essuyé.
Revèch: C'est bien, M. Ridd, je vois que vous avez une imagination débordante. Naturellement, je suppose que vous disposez de pièces à conviction probantes? Oui! Une pièce à conviction prouvant que l'assassin pouvait essuyer les empreintes!!
Scott: À vrai dire, je n'ai rien sur moi pour démontrer cela.
Revèch: Ah! Je le savais!
Juge: M. Ridd, que diriez-vous d'une amende?
Scott: D'accord, je n'ai pas de preuves directes! Cependant, je suis certain qu'un simple témoignage de Mlle Vrèzon suffira à prouver ma théorie, et à renverser cette affaire!!
Revèch: Hum... Intéressant. On peut savoir ce que vous voulez demander au témoin?
Scott: Oh, une question simple, vraiment. Y avait-il des serviettes sur les tables?
Julie: Ma foi, oui, mais je ne vois pas en quoi...
Scott: Parfait! Pour la défense, tout est clair! Si l'accusée était bel et bien coupable, elle aurait effacé les empreintes!! Or, elle ne l'a pas fait! Que peut-on en déduire?
Revèch: Qu'elle est négligente.
Scott: Je ne pense pas; après tout elle vient d'être promue inspectrice avec les honneurs et la meilleure mention possible. Quelle inspectrice coupable d'une tentative de meurtre commettrait une erreur aussi grossière? À moins qu'elle ne soit en réalité... Que témoin!
Revèch: Raaaaaaaaaaaaagh!
Juge: Qu'y a-t-il, M. Revèch?
Revèch: Bon sang! Je n'ai pas d'élément probant à présenter pour contrer la théorie émise par la défense! C'est impossible!
Juge: Ah! Voilà un renversement de situation pour le moins innatendu... Et plutôt funeste pour vous, M. Revèch.
Revèch: Néanmoins, Votre Honneur, tant qu'un autre suspect potentiel n'a pas été clairement identifié, l'accusation considère toujours que Mlle Ique est responsable de la tentative d'empoisonnement!
Juge: Très bien, ce sera noté dans le procès-verbal. Quoi qu'il en soit, je n'ai pas l'impression que le procès puisse continuer sans preuve décisive. Je me vois donc contraint de suspendre la séance jusqu'à demain.
C'est tout. La séance est levée.
À suivre...


Le Samouraï d'Acier : Saison 4 C'est lui le Samouraï d'Acier !
C'est vraiment lui le plus fort de tout le nouveau vieux Tokyo !
Cette ville qu'il défend contre le Juge Sans Coeur !
Toujours prêt, il défend l'innocent !
Le Samouraï d'Acier est toujours gagnant !!

Le Samouraï d'Acier, guerrier du nouveau vieux Tokyo !!!

Avec sa bien-aimée Princesse Rose,
Le Samouraï d'Acier combat ses fourbes ennemis,
Afin de répandre la justice, comme lui seul sait le faire
Même si des fois tout va mal pour lui
Il sait se relever et puis triompher !

Le Samouraï d'Acier, vrai héros de la justice !!!

C'est lui le Samouraï d'Acier !
C'est vraiment lui le plus fort de tout le nouveau vieux Tokyo !
Cette ville qu'il défend contre le Juge Sans Coeur !
Toujours prêt, il défend l'innocent !
Le Samouraï d'Acier est toujours gagnant !!

Le Samouraï d'Acier, guerrier du nouveau vieux Tokyo !!!

Précédemment dans le Samouraï d'Acier
Le Samouraï d'Acier, après sa victoire contre le Juge Sans Coeur, s'est marié avec la Princesse Rose. Ils ont eu un enfant, l'Enfant de Fer. Ils coulèrent des jours heureux loin de leurs soucis. Même le Ninja Billy n'aurait pas pu entraver leur bonheur.

-Chérie, tu les as mises où mes chaussettes ?
-Euh, regarde dans le troisième tiroir du placard, Samouraï chou !

Le Samouraï se lève d'un pas lourd du fauteuil dans lequel il était assis. Il se dirige vers le placard, faisant vibrer le sol de ses pas d'acier.

"Décidément", pense-t-il, "la paix est plus un fardeau qu'autre chose."

--Le Samouraï d'Acier
Saison 4 Episode 1
Le Retour du Juge Sans Coeur.--

Prochainement.
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Cosplays
Le cosplay est une subculture japonaise qui consiste à jouer le rôle de ses personnages (héros de mangas, d'animation japonaise, de tokusatsu, de films, de jeux vidéo ou encore de comics) en imitant leur costume, leurs cheveux —à l'aide d'une perruque ou en réalisant la même coupe de cheveux que celle du personnage— et leur maquillage. (Source : Wikipedia)
Voici donc quelques photos de cosplays Ace Attorney !

De gauche à droite, Maya Fey, Franziska Von Karma, Mia Fey, Godot, Phoenix Wright et Ema Skye. Pris à la Japan Expo 2010.


Cosplay Vérité Wright croisé à la Japan Expo 2011.


Cosplay Bailey (de Ghost Trick) également croisé à la Japan Expo 2011.
Miis 3DS La console Nintendo 3DS a ceci d'intéressant qu'elle dispose d'un éditeur de Miis beaucoup plus poussé que celui de la Wii. Une fois enregistrés sur votre console, les Miis peuvent servir plusieurs objectifs. Certains jeux (Notamment Super Smash Bros) les utilisent ainsi comme éléments de gameplay.
La 3DS est livrée avec des cartes permettant de jouer à plusieurs minis-jeux en réalité augmentée. L'un de ces minis-jeux permet de mettre en scène des Miis et de photographier le résultat obtenu.

Maintenant, imaginez que Phoenix Wright et toute son équipe arrivent sur votre console !

Ci-dessous vous allez voir un grand nombre de Miis inspirés de personnages Ace Attorney. Grâce aux fonctionnalités de l'éditeur de Miis de la 3DS, vous pourrez aussi bien les télécharger pour les garder sur votre console que vous en inspirer pour faire les vôtres !








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