Phoenix Wright : Ace Attorney

À noter : Les boîtiers européens et japonais diffèrent

Le premier opus de la saga Ace Attorney est originellement paru au Japon sur Game Boy Advance en 2001. C'est son passage sur DS en 2005 qui a favorisé sa localisation dans le monde entier l'année suivante.

Si vous êtes sur ce site, probablement avez-vous déjà joué à cet opus, réédité sur de nombreux supports parmi lesquels le PC (au Japon uniquement), l'iPhone, la Wii, et la 3DS en anglais uniquement. Il est d'ailleurs bon de savoir que sur DS, la version Japonaise, au même titre que pour les deux jeux suivants de la série, inclue la toute première version anglaise du jeu.

Phoenix Wright Ace Attorney, dans sa version DS, tout comme dans sa toute première version iOS (qui n'est plus disponible, mais dont vous pouvez tout de même lire une critique en suivant ce lien), ainsi que les trois jeux suivants de la série (Justice For AllTrials and Tribulations et Apollo Justice), dispose d'ailleurs d'une version française intégrale. Il faut savoir que les VF de la série ont pour particularité d'être la seule langue à localiser les noms propres et lieux d'une autre façon que la version anglaise.

Mais actuellement, le grand-père de la série est-il toujours au top de sa forme, ou a-t-il trop vieilli par rapport aux jeux plus récents de la licence ?

Pour être honnête, les téléphones portables à l'ancienne et autres photos en noir et blanc déstabilisent au début - d'autant plus que l'univers du jeu est situé dans un futur proche, à la base au Japon. À ce niveau, peut-être peut-on considérer que le jeu aurait vieilli, mais ce ne sont là que d'infimes détails, qui profitent au background du jeu.
Une preuve que le jeu n'a pas vieilli : Sprites et décors regorgent de détails, même sur Game Boy Advance. L'écriture, assurée par le maître de la série (Shu Takumi donc), offre des temps forts incroyables. Le système procès/enquêtes, que cet opus introduit donc, fait ses preuves d'entrée de jeu, rythmé par des musiques qui sont restées ancrées dans la mémoire collective parmi les musiques phares du jeu vidéo !

Le scénario global est d'une robustesse à toute épreuve, malgré une affaire 3 un peu en deçà de l'ensemble du jeu - mais c'est une règle qui s'applique à une bonne partie des affaires 3 de la série. Ce sont surtout les affaires 2 et 4 qui retiendront notre attention, l'affaire 2 car elle pose véritablement les bases de l'ensemble de la trilogie, l'affaire 4 pour son florilège d'ingéniosité.
Le seul véritable défaut de cet opus réside dans les procès en trois jours, qui entraînent des phases d'enquête qui s'éternisent un peu trop. Cela a bien été compris par l'équipe, puisqu'à partir de Justice For All, la durée d'une affaire se réduit généralement à deux jours.

Vous incarnez donc pour la toute première fois l'avocat Phoenix Wright, pris dans un torrent d'affaires qui semblent toutes plus impossibles à démêler les unes que les autres. Le système de jeu n'a pas encore trouvé toutes ses marques - qui seront réellement abouties à partir du second opus - mais on lui pardonne, tant le gameplay se veut addictif lors des phases de tribunal. Les phases d'enquête quant à elles se révèlent un peu moins explosives, même si l'aspect point-and-click les rendent tout à fait appréciables ; d'autant que c'est une occasion supplémentaire de converser avec un casting varié, aux noms improbables, et dont les répliques vous décrocheront toujours une émotion.

0101-034Ce premier Phoenix Wright compte cinq affaires dont une bonus, créée spécialement pour la version DS du jeu, et pensée pour s'intégrer le mieux possible à l'histoire déjà existante des second et troisième volets. Cette affaire bonus fait preuve d'une longueur rarement égalée dans la série, ce ne sera donc pas forcément celle à laquelle vous jouerez le plus souvent malgré ses qualités indéniables. Elle possède d'ailleurs parmi ses personnages quelques perles hautes en couleurs, qui lui donnent ce charme si particulier (On pensera notamment à Marshall, l'apprenti cow-boy).

Graphismes de qualité, musiques incontournables, personnages inoubliables... Tout est posé pour faire un jeu culte, d'autant plus qu'avec cinq affaires dont une quasiment aussi longue que les deux précédentes réunies, on peut le dire, même la durée de vie est bien là. La majeure partie des ficelles qui feront le succès de la série sont exploitées par un Takumi au top de sa forme, et l'on comprend aisément qu'aujourd'hui encore, accompagné des deux titres suivants de la série, le jeu fasse l'objet de rééditions successives.

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