Ace Attorney Investigations 2

Ace Attorney Investigations 2 est, à n'en pas douter, la preuve que Capcom a du talent pour faire couler ses plus prestigieuses licences : Si le premier n'a été publié, en dehors du Japon, qu'en langue anglaise, ce second volet pour sa part n'a bénéficié d'aucune traduction - Du moins jusqu'à ce que les fans soient venus apporter leur contribution.

Du coup, que vaut le jeu ?
Eh bien c'est le meilleur Ace Attorney de tous les temps. Malgré l'absence de Shu Takumi, l'équipe derrière cette merveille nous a cette fois pondu le chef-d'oeuvre des chefs-d'oeuvres. Passons sur l'OST composée de main de maître par ce bon vieux Iwadare, laissons de côté le fait que tous les personnages sans exception sont marquants, et venons-en au scénario. Mon Dieu, ce scénario. Jamais un Ace Attorney n'aura à ce point lié ensemble les affaires qui le composent. C'est bien simple, les pièces à conviction de l'affaire 5 sont un melting-pot des preuves des affaires précédentes. Un gros mastermind tire les ficelles dans l'ombre, et son identité est encore plus imprévisible que le final de Dual Destinies, qui était pourtant un sacré coup dans le thorax.

Niveau gameplay, on retrouve la constante du premier AAI, avec un élément en plus, l'échiquier logique, un interrogatoire chronométré et assez tendu où, au lieu de briser des verrous-psyché, notre bon Hunter explose des pièces d'échiquier. Pourquoi pas après tout, le résultat colle bien au jeu dans son ensemble, qui utilise de toute façon beaucoup l'univers des échecs dans son background.
Les personnages sont très justes dans leur comportement, plus humains que dans les autres opus précédents de la série, même si l'aspect délirant habituel reste évidemment de mise.

Le scénario est une montagne de fanservice justifié, qui se suffit à lui-même et donne à tous les personnages une occasion de briller - Y compris à Dick Tektiv.
Je n'aurais dans le fond qu'un reproche à faire au jeu. Ça se passe dans l'affaire 5. Mon souci est la dernière phase d'enquête avec le Little Thief, qui est d'une difficulté véritablement inhabituelle pour la série. Une chasse au pixel assez immonde, que j'ai eu assez de mal à digérer. Mais heureusement ce n'est qu'une phase dans toute une affaire d'excellente facture, donc on pardonne.

Concernant les retours d'anciens personnages, ils sont dans leur ensemble assez bien gérés, ni trop peu ni pas assez. Dans tout le jeu il n'y aura finalement eu qu'un seul retour inutile, bien que justifié par le background du scénario. Et l'affaire finale ne traîne pas en longueur comme celle du premier volet, qui était il faut l'avouer assez tortueuse.
J'aurais bien d'autres choses à dire sur ce jeu, ses personnages sidérants, son écriture divine, mais honnêtement le mieux c'est encore que vous alliez y jouer par vous-même pour vous en faire une idée. Bien sûr le piratage c'est mal, mais au pire, si vous avez le jeu original et que vous savez vous y prendre, vous pouvez toujours le ripper de la cartouche pour le patcher !

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