The Starship Damrey

The Starship Damrey est un jeu d'aventure disponible sur l'eshop de la 3DS, édité par Level-5. L'éditeur le présente comme un survival-horror, ce qui est d'une bêtise insondable, puisque le jeu n'est au final qu'un point-and-click d'origine nippone, avec un ou deux sursauts bien placés de temps à autre, au milieu d'un background un tantinet angoissant. Il faisait à l'origine partie des Guild, deux compilations de jeux courts (Parmi lesquels on trouve également Attack of the Friday Monsters : A Tokyo Tale) qui ont été découpées pour que ces jeux soient vendus séparément sur les eshop occidentaux.

Dans The Starship Damrey, vous incarnez un personnage amnésique qui se réveille dans un caisson de cryogénisation fermé de l'extérieur. Pour réussir à l'ouvrir, vous devez dans un premier temps redémarrer l'ordinateur de bord inclus dans le caisson, ce qui vous permettra par la suite de prendre le contrôle d'un robot en vue à la première personne. La façon de le piloter, volontairement contraignante, ne serait pas un grand problème si le jeu ne vous demandait pas d'entrée de laisser le son à fond dans un but d'immersion. L'idée est bonne, mais le son des roues se révèle malheureusement assez pénible à supporter, même si l'on finit par s'y faire.

Le robot est équipé d'une pince. Cette pince vous permettra d'attraper un objet à la fois, pour l'amener d'un point A à un point B. La principale difficulté consistera surtout à trouver le point B. Une seconde quête vous demande d'exterminer une vingtaine de bactéries de l'espace, planquées dans des coins très chiants.

Étrangement, quand j'ai cherché des informations sur ce jeu, j'ai trouvé autant de 17/20 que de 6. Tandis que certains crient au génie, éblouis par le scénario et la façon dont il est mis en scène, d'autres se plaignent de la faible durée de vie du soft par rapport à son prix, de sa maniabilité assez limitée, de l'absence totale de rejouabilité une fois le jeu terminé à 100%, j'en passe et des meilleures.
Concernant le rapport entre la durée du jeu et son prix, honnêtement, il faut s'y faire : Sur l'eshop, en dehors de Gunman Clive et des jeux de la console virtuelle, tout est vraiment très cher. Je ne vois pas le problème, à une époque des jeux bien plus courts étaient vendus à des prix bien plus exhorbitants, donc pour ma part le prix n'est pas un critère sur lequel râler. Quant à la durée de vie du jeu, je ne comprends vraiment pas les gens qui se plaignent qu'on y passe deux heures. Pour ma part, j'y ai passé - selon la console - trois heures trente bien pesées. Toutes "faciles" qu'elles soient, les énigmes donnent quand même des occasions de réfléchir. Se plaindre du faible nombre de maps est aussi très hypocrite, la zone de jeu est largement suffisante - En fait même avec le plan du vaisseau à disposition d'entrée de jeu, il n'est pas toujours évident de savoir où aller. Mention spéciale à l'énigme consistant à placer des liquides précis dans un certain récipient, tellement bien planqué qu'il m'a fallu recourir à une solution du jeu pour savoir où il se trouvait.
Par ailleurs s'il est vrai que le jeu est très court, l'aventure reste tout de même plutôt intense, et les quelques textes que l'on peut débloquer après avoir terminé le jeu sont une raison supplémentaire d'y revenir, d'en savoir plus sur les tenants et les aboutissants de l'univers futuriste de cette aventure.

Mais le meilleur moment du jeu n'est certainement pas sa première énigme (contrairement à ce que disent unanimes tous les tests du jeu que j'ai pu lire, et je dois tout de même leur donner raison sur le fait que cette première énigme est le moment de gameplay le plus intéressant du jeu entier). Le meilleur moment du jeu pour moi est et restera la scène précédant le générique de fin, qui fait culminer en quelques secondes toute la tension que pouvait receler le jeu. Si certains blasés diront que cette scène finale était prévisible, sachez que pour ma part j'en demeure encore bluffé. L'explication finale livrée après le générique de fin ne gâche rien et parvient à tout rationaliser sans trop de souci, mais j'aurais honnêtement préféré que cette explication soit donnée en dehors de ce générique, dans un menu à part, pour conserver encore quelque peu le gros mindfuck que forme la séquence finale.

The Starship Damrey est un OVNI, un titre à tester pour les plus curieux, mais il faut le prendre comme il est : Un jeu de science-fiction très court, pas exempt de défauts, mais dont l'ambiance, la scène d'intro et la scène finale justifient à eux seuls d'y accorder une soirée. Évitez juste les écouteurs, on vous invite chaleureusement à laisser le son (et je dois le concéder, C'EST important), mais le bruit du robot risque juste de vous vriller les tympans.

Ce contenu a été publié dans Non classé, avec comme mot(s)-clé(s) , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Oo O_O =) =( :yogi: :well: :script: :science: :rock: :rage: :paolo: :okay: :ok: :objection: :objecrock: :niais: :meele: :mdr: :manfred: :kay: :honte: :hmpf: :hihi: :herman: :hat: :google: :genre: :fulmine: :fier: :euh: :ema: :doute: :choc: :chelmey: :badger: :ahdé: :O :D :) :( ._.