[Analyse] [Trilogy 3DS] Quels seront les bénéfices bruts de Capcom ?

Tout d’abord, excellente nouvelle pour tous les fans d’artworks, la société Américaine Udon éditera, courant 2015, l’artbook de Dual Destinies en anglais !

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Dans le même ordre d’idée, Udon a également annoncé l’artbook du crossover.

L’hiver prochain paraîtra sur l’eshop Phoenix Wright : Ace Attorney Trilogy. Dans l’état actuel des choses, le jeu ne sera pas plus localisé qu’au Japon, où la version anglaise était déjà incluse. On pourrait se dire qu’une telle stratégie ne pourra que faire couler Capcom, qui, non content de ne pas proposer de multi-5, laisse le jeu tel quel et ne se donne pas non plus la peine de retirer la VO, s’épargnant ainsi… Le budget de localisation.

Sur ce coup-là Capcom est malin : Le jeu a été localisé une première fois lors de sa sortie sur les appareils Apple, et les ressources utilisées sont strictement les mêmes ! Le choix de Capcom d’attendre l’hiver pour vendre le titre est même assez curieux, dans ces conditions ils auraient pu le publier dans le monde entier au même moment. L’excuse de Noël ne tient pas vraiment non plus, car la fin de l’année marque la sortie d’un grand nombre de blockbusters du jeu vidéo, qui risquent fort d’éclipser au grand public la sortie de Trilogy.
Passons. Certains se demanderont certainement ce qu’une traduction coûterait à Capcom puisque les jeux ont déjà été traduits par le passé. En fait, il faut vraiment savoir que les ressources du jeu ne sont plus les mêmes et que la traduction bénéficie de retouches. Pour toutes ces raisons, le coût et le temps de localisation d’un tel titre restent les mêmes que pour n’importe quel nouveau jeu.

Le jeu, en dehors du Japon, n’est pas disponible en magasin. Seul l’eshop permettra de se le procurer. Dommage. Du côté de Capcom on n’y voit probablement que des avantages : Le jeu sera en ligne tant que l’eshop existera (pas de rupture de stock), et il n’y a aucun frais subsidiaire à engager (N’oublions pas : Un jeu au format réel entraîne des coûts. Cartouches, boîtes, logistique et transports, sans parler de tous les coûts liés à la mise en vente dans un magasin. Par ailleurs tout le personnel de la chaîne de production touche naturellement une paye, et c’est ainsi que des jeux qui devraient valoir 20 euros sont vendus pour 70 euros.)

Concernant l’eshop, simplifions pour faire simple et disons qu’il se divise en trois régions : Japon, Amérique et Europe. Il semble malheureusement quasiment impossible de savoir via Internet si mettre un jeu en vente sur ce support coûte de l’argent à l’entreprise – En tout cas certainement moins que pour une mise en vente en magasin, d’autant plus que Nintendo touche plus que certainement une marge sur chaque copie de jeu vendue par ce biais.

De là on peut conclure qu’en proposant Trilogy sur 3DS même sans traduction, Capcom ne vend certainement pas à perte. Peut-être même que Nintendo permet une option « eshop occidental » pour proposer en même temps un jeu en Amérique et en Europe, mais là on entre dans le domaine des suppositions.

Quoiqu’il en soit, Trilogy se vendra-t-il dans ces conditions ? Certainement. Il ne faut pas oublier que, outre l’Amérique qui est un marché sur lequel compter, l’Europe ne se résume Dieu merci pas qu’à quelques francophones optant pour le boycott pur et simple sans se rendre compte que le seul bénéfice d’une telle action sera la fin prématurée de la série en Europe, puisque Capcom ne se dira jamais « On va devoir faire mieux si on veut vendre ». En Europe, il y a des pays qui parlent Anglais, mais aussi des pays qui n’ont jamais bénéficié des Ace Attorney que dans la langue de Shakespeare. Cette accumulation représente un marché assez peu négligeable, et si Trilogy est mis en avant sur l’eshop comme Dual Destinies l’a été, alors Capcom devrait se montrer une fois encore « satisfait » des ventes.

Malheureusement la satisfaction de Capcom a un effet pervers : D’un côté tant que la société se montre satisfaite on peut espérer voir arriver davantage de jeux en occident, d’un autre côté si le public suit et continue d’acheter en anglais, il n’y aura aucune raison pour que l’on bénéficie de nouveau de versions Françaises, Allemandes, Italiennes et Espagnoles.

Au passage le cas Layton VS Wright est particulier, puisque ce n’est pas Capcom mais Level-5 qui s’est chargé de l’intégralité du travail.

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